‹ Traité de thérapeutique appliquée (volume 3)Chapitre 82 sur 111 · Jauriscn. —; Wien." klin. Wochenschri/l · texte numérisé non relu

Jauriscn. —; Wien." klin. Wochenschri/l

TRAITEMENT DU LUPUX. 341

Elle expose les malades à des accidents graves du côté du cerveau, du cœur, des reins, ete. Elle peut mettre en jeu des foyers tuberculeux jusque-là latents et qui auraient pu demeurer latents si l'injection n'avait pas été pratiquée. Elle altère souvent et pendant longtemps la santé générale du sujet, déterminant une anémie spéciale avec asthénie, troubles digestifs et nutritifs assez comparables à ceux que l’on observe à la suite d’une grippe grave.

Aussi E. Besnier n'hésite-t-il pas à écrire en 1891: « Après avoir soumis la méthode de Koch à une expérimentation méthodique et dépourvue de tout parti pris, de toute idée préconçue, nous avons renoncé à son emploi à cause de son insuffisance et de ses dangers. »

D. — Traitement »ar la cantharidine. — W y a environ quatre ans, Liebreicht proposa une nouvelle méthode de traitement du lupus par la cantharidine. Cette méthode, employée également par lui pour la tuberculose pulmonaire, est tombée en désuétude depuis longtemps. Elle n'a jusqu'ici, en ce qui concerne le lupus, donné aucun résultat favorable.

Comme l'a montré Kôübner', jusqu'ici Liebreicht n'a obtenu aucun cas de guérison par l'emploi de la cantharidine.

En revanche, l'introduction de la cantharidine dans l’économie n'a pas été sans produire dans bon nombre de cas des accidents graves, comme on pouvait le prévoir d’ailleurs.

Traitement local.

Le véritable traitement du lupus est le traitement local. Celui-ci tend à se perfectionner de plus en plus et à prendre de jour en jour une place plus importante dans le traitement de la scrofulo-tuberculose tégumentaire. Il n'en était pas de même vers le milieu de ce siècle, époque à laquelle le trai-

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