Kôügner. — Berliner klin. Wochensch
tement presque exclusivement employé alors était le traitement interne.
Ce traitement, que les dermatologistes des différentes écoles n'ont cessé de perfectionner dans ces derniers temps, varie naturellement suivant la forme, la variété, le siège, la localisation, etc., ete. de la scrofulo-tuberculose tégumentaire (lupus); suivant l’âge du sujet, son état de santé générale, les complications de cette scrofulo-tuberculose tégumentaire; suivant l'énergie du malade, le désir qu'il a de guérir rapidement et de sacrifier parfois une esthétique douteuse à la rapidité et à la solidité de sa guérison.
Nous verrons qu'il existe des raisons de préférer telle méthode à telle autre, mais qu'il n'y en a aucune pour adopter exclusivement l'une à Fexception de toutes les autres, comme le fait observer excellemment Besnier.
Le traitement local se divise en :
1° Traitement chirurgical proprement dit ;
2° Traitement local médicamenteux ;
3 Traitement mixte, c'est-à-dire à la fois chirurgical et médicamenteux, soit que le traitement médicamenteux précède le traitement chirurgical, soit qu'il lui succède, soit enfin que ces deux modes de traitement soient employés d'une facon plus ou moins simultanée, Disons de suite que c'est au traitement mixte que je donne de beaucoup la préférence dans la majorité des cas.
La plupart des méthodes que je conseille d'employer dans le traitement local du lupus sont très douloureuses, et la durée de l'opération est souvent assez longue. Aussi dois-je dire quelques mots de l'anesthésie préalable. D'une facon générale, quand j'emploie la curette, le scarificateur, le thermo ou le galvano-cautère, je préfère m'attaquer à des tissus dont l'aspect et la consistance ne sont en aucune façon modifiés par les agents déterminant l'anesthésie locale par congélation.
C'est pourquoi, sauf dans certains cas particuliers (lupus des membres ou du tronc}, j'ai abandonné complètement
depuis plusieurs années l'usage de la glace, des pulvérisations 8 8
à l’éther, du chlorure de méthyle (stypage). C’est pourquoi je me borne (après avoir, si c'est nécessaire, fait tomber les squames et les croûtes au moyen de cataplasmes, de pulvérisalions, très souvent au moyen de vaseline bichlorurée ou boriquée), à essayer d'obtenir un certain degré d’anesthésie locale au moyen d’une solution de cocaïne appliquée au pinceau ou au moyen de tampons, en prenant les plus grandes précautions pour éviter toute intoxication.
J'emploie d'ordinaire l’une des solutions suivantes; soit :
% Chlorhydrate de cocaine , . . . . ,. . 1 gramme. Eau distillée de laurier-cerise, . . . , 20 — Dissolvez.