SOIT
% Chlorhydrate de cocaine. . , . . , , 2 grammes. Acide phénique. , . . . . . . . . . O8r,50
Eau distillée de laurier-cerise.. , . , 20 grammes.
Dissolvez.
D'ailleurs, le plus souvent, mes malades, même les enfants, se soumettent assez facilement à l'opération que je leur fais subir, pour qu'il ne soit pas nécessaire d'aider cette ébauche d’anesthésie locale par les bras de mes aides. Dans les cas de lupus étendus, ou à placards multiples, que je dois opérer le même jour, ou d’un siège rendant l'opération délicate, ou enfin chez les sujets par trop pusillanimes, je n'hésite pas à pratiquer la chloroformisation. En effet, c'est au raclage que, en général, je donne la préférence (raclage suivi d'applications caustiques), et je trouve qu'il y a tout avantage pour le malade à détruire d’un seul coup, le même jour, le placard auquel on s'attaque.
A. an TRAITEMENT CHIRUCRGICAL
Celui-ci se décompose Tui-mème en cinq méthodes prin cipales :
1° Ablation du lupus:
2° Raclage ;
3° Scarilications :
4° Cautérisations ignées ;
»° Electrolyse.
4° Ablation du lupus.
Un certain nombre de chirurgiens ont eu l'idée d'extirper au bistouri toute la région envahie par le lupus. Il est arrivé parfois que des opérateurs, tout en dépassant en surface et en profondeur les limites de l'infiltrat, n'ont pu se prémunir contre la repullulation et la récidive, comme j'en ai vu des exemples, et comme Aubert de Lyon l'a montré en 1883".
2° Raclage.
C'est à cette méthode que je donne de beaucoup la préférence à condition qu'elle soit bien pratiquée, Mais j'ajoute que je n'emploie jamais à lui seul le procédé de Volkmann et que je le fais toujours suivre de l'application de médicaments caustiques, comme nous le verrons tout à l'heure en décrivant ma méthode de {traitement mixte.
3° Scarifications.
Celles-ci, employées d'abord par Balmano-Squire consécutivement au raclage, furent surtout vulgarisées par E. Vidal, qui en modifia complètement la technique et peut ètre considéré comme le véritable créateur du traitement du lupus par la seule méthode des scarificalions sanglantes, telle qu'il l'a formulée.