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Haxor. — Congrès de Besancon

l'acide chlorhydrique libre a manqué dans la presque totalité des cas, l’acide chlorhydrique combiné un grand nombre de fois également, et il conclut que les éléments de la digestion gastrique mauquent totalement, que l'estomac est un vase inerte où les aliments stagnent sans être utilisés. Cette conclusion en entraine une autre : à savoir, que l’estomac cancéreux est impropre à la digestion des albuminoïdes, y compris le lait, tandis qu'il est apte à la transformation des féculents. Ces données primordiales et inattaquables doivent servir, d’après notre collègue, à établir les grandes indications du régime que l’on peut résumer dans les préceptes suivants :

4° Diminuer ou même supprimer les aliments albuminoïdes ;

2° Augmenter la proportion des féculents ;

3° Arrêter les fermentations vicieuses qui sont elles-mêmes le résultat d’une mauvaise chymification.

1° Régime.

Ce n'est plus que pour mémoire que nous citons le précepte traditionnel qui faisait de l’usage exclusif du lait le régime de choix pour les individus atteints de cancer de l'estomac. Déjà ce précepte était par lui-même extrèmement discutable, comme le sont presque toujours en thérapeutique les réglementations systématiques et les formules toutes faites.

En réalité, le régime lacté ne convient qu'à des cas spéciaux que l’on peut catégoriser ainsi :

Intolérance absolue pour les aliments solides, avec vomissements fréquents ;

Sténose du pylore, produisant elle-même l'intolérance par une voie détournée ;

Hématémèses abondantes el répétées, motivant la suppression momentanée de toute alimentation solide.

Hormis ces cas, le régime lacté n'a que faire, et l’on doit chercher à nourrir le malade en obéissant à certaines règles.

D'abord, en ce qui concerne les viandes, il y a lieu d'en conserver l'usage quand le pylore et l'intestin ne semblent

pas touchés, parce que l'intestin peut alors suppléer jusqu’à un certain point l'estomac, qui n’est plus qu’une station intermédiaire, un simple lieu de passage.

Au cas de sténose pylorique ou d’altération des fonctions intestinales, Albert Robin conseille le régime suivant”:

Poissons maigres (sole, barbue, turbot, merlan, poisson blanc);

Volaille tendre en purée (potage à la reine), gélatineux (gelées de viande, ris de veau, pieds de mouton), qui sont des aliments d'épargne et peuvent à ce titre rendre service.

C’est le régime végétal qui doit dominer dans l’alimentation des cancéreux. Ce régime comprend:

Les féculents azotés (purées de pois, lentilles, haricots rouges, farines d'avoine, etc.) et toutes les pâtes alimentaires.

Les légumes verts en petite quantité, et les condiments divers qui excitent l'appétit et stimulent ce qui reste de fonction gastrique.

Un troisième précepte est celui qui commande d'empêcher ou d’enrayer toutes les fermentations stomacales ou intestinales. Il y a donc lieu d'interdire aux malades les aliments qui précisément favorisent ou engendrent ces fermentations; le pain frais, les fromages, la charcuterie, le képhir, etc.

Albert Robin, à qui nous empruntons ce tableau, affirme que les cancéreux retirent habituellement un grand bénéfice du régime ainsi compris, à la condition qu'il soit observé avec persévérance. Le résultat ordinaire est une augmentation de poids, facile à mesurer au moyen de pesées périodiques, et dont la constatation est pour le malade un encouragement et une consolation extrêmement puissants.

2° Traitement médical proprement dit.

En dehors du régime, qui doit être la première préoccupation du médecin, intervient une série de considérations dont

1. Azgert ROBIN. — Traitement médical du cancer de l'estomac (Bullelin de thérapeutique, 1896).

l’ensemble représente ce que l’on pourrait appeler le traitement médical du cancer de l’estomac. Ce traitement a pour but de modifier tels ou tels symptômes, dont les uns font partie plus ou moins intégrante de la maladie, comme l’anorexie, la difficulté des digestions, le développement de fermentations intra-stomacales : dont les autres n'apparaissent que d’une manière éventuelle et pour ainsi dire à titre de complications: hématémèses, vomissements, etc. Il possède par conséquent une importance variable suivant la valeur du symptôme visé.

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