À. — MÉDICAMENTS AGISSANT SUR LA PÉRISTALTIQUE GASTRO-INTESTINALE
19 Vomihfs. — Depuis la vulgarisation du lavage de l’estomac, l'emploi des vomitifs est devenu des plus restreints. II est des cas aigus où leur emploi est cependant utile.
On se sert généralement du {artre shibié, de l'ipéca et de l’apomorphine.
2° Purgatifs. — Hs sont extrêmement nombreux ; leur but est, ou de débarrasser rapidement l'intestin de son contenu, ou de modifier l’état de la muqueuse.
D'après les expériences de Thiry, Radziejewski, etc., les purgalifs agissent en excitant les nerfs sensitifs de la muqueuse intestinale et en provoquant un réflexe sur les centres destinés à régulariser les mouvements de l'intestin. Ces centres se trouvent, non seulement dans le système nerveux central, mais encore dans les nombreux ganglions situés dans la paroi de l'intestin.
Emminghans à aussi appelé l'attention sur le rôle des splanchniques.
Les purgatifs violents provoquent, en outre, une transsudation abondante de liquide dans l'intestin, ce qui favorise la production de selles liquides.
L'administration d'un purgatif, suivie de diarrhée, a pour effet constant de diminuer la durée du séjour des aliments dans la cavilé gastrique (Schmidt et Schwaneberger). Nous citerons parmi les purgatifs, en partant des plus doux, pour terminer par les plus actifs : la manne, le tamar, le soufre, la magnésie calcinée, l'huile de ricin, le sulfate de soude et le sulfate de magnésie, le calomel, la belladone, la rhubarbe,
r’euvonimine, le cascara sagrada, V'aloës, le séné, le jalap, la gomme-quite, le podophyllin, Va colocinthine, la citrulline, enfin l'huile de croton.
C.— Sédatifs. — Quand on fait une injection sous-cutanée de morphine, on retrouve peu après ce médicament dans le suc gastrique.
Cette transsudation dure environ une heure. On ne retrouve plus que des traces d'acide chlorhydrique dans le suc gastrique des morphinomanes (Hitzig).
La morphine diminue la digestibilité des substances amylacées.
Enfin l’opium et la morphine entravent la résorption intestinale et diminuent la péristaltique en excitant les nerfs d'arrêt.
L'atropine agit de même, mais moins énergiquement.
Les opiacés présentent des inconvénients rappelés par Hayem. S'ils calment la douleur, ils ont un effet excitant; chez certains hyperchlorhydriques, ils augmentent la proportion d'acide chlorhydrique mis en liberté et l'hypersécrétion gastrique.
Germain Sée a recommandé comme sédatifs l'extrait de cannabis indica, le bromure de slrontium; on emploie dans le mème but l’eau chloroformée, le chlorhydrate de cocaïne.
Le phosphate de soude à forte dose (4 à 6 grammes) détermine des effets sédatifs.
Citons encore, parmi les sédatifs, la paraldéhyde, V'uréthane, le sulfonal, le chloramide, le trional.
Le sulfonal et le trional ne paraissent pas avoir d'influence fàâcheuse sur le tube digestif, à condition, toutefois, de n’en point prolonger l'usage.