Zeitschrift f. klin. Med., 1892, vol. XX, 486, p
7. SALLARD. — Manuel de Médecine de Debove et Achard. — Rueff, éditeurs,
kystes hydatiques. Le plus souvent il s’agit d’une tumeur développée en un point de la glande, aux dépens de sa substance, remplie d’un liquide qui possède d'une façon plus ou moins complète les propriétés chimiques du suc pancréatique. Lorsque cette tumeur est uniloculaire, il est rare qu’elle provoque des troubles graves dans la santé générale du sujet qui en est porteur. En revanche on peut observer de la stearrhée et du diabète lorsqu'il s’agit de kystes multiloculaires ; mais ceux-ci sont plus rares et d’un diagnostic beaucoup plus obscur. Nous reviendrons sur les symptômes qui accompagnent leur existence à propos de la pancréatite chronique.
Le kyste se développe dans un certain nombre de cas d'une façon tout à fait insidieuse. Dans d’autres circonstances, son origine remonte de la facon la plus nette à un traumatisme abdominal. C’est ainsi que dans une observation de R. W. Chew et Ch. W. Cathcart!, il s'agissait d’un jeune homme de 13 ans qui eut le ventre écrasé par une charrette,et chez lequel, après une sédation rapide des douleurs dues au traumatisme, la tumeur évolua dans l’espace de deux mois. Mikhaïlof? rapporte un cas tout à fait analogue. Chez d’autres malades le début de l'affection reste obseur, et ce n’est qu'au bout de plusieurs années que l’on constate l'existence d’une tumeur épigastrique, accessible à la palpation. Le développement s’est fait sans grandes douleurs (Schnitzler*) ou s’est au contraire accompagné de crises douloureuses, véritables névralgies paroxystiques dues à la compression du plexus cæliaque (Gussenbauer‘). Quand à la durée, elle peut être fort longue : dixhuit mois (Schnitzler), trois ans (Zweifel’), quatorze ans (Gussenbauer).
La tumeur est en général lisse, mate, très peu fluctuante; elle ne suit pas le mouvement du diaphragme, et reste facile à isoler des organes génitaux chez la femme. Elle est le plus
1. R. W. Cuew et Cu. W. Carncarr. — Edinburgh med. journ., juil. 1890. 2. MIKHAÏLOF. — Vralch, n° 41, 1895.