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D. — MÉDICATIONS COMPLÉMENTAIRES

Les injections intra-veineuses salines et la #ransfusion sanguine constituent des ressources suprèêmes dans les cas d'hémorragie.

Inhalations d'oxygène; aérothérapie. — Nous ne ferons que citer ces moyens destinés à relever l'appétit, à arrêter les vomissements chez les dyspeptiques chlorotiques et brightiques.

Sérothérapie. — Qu'il nous suffise d'indiquer ici les tentatives, du reste infructueuses, faites dans cette voie.

Eaux minérales.

L'action des eaux minérales est incontestable; elles ne s'adressent pas à la guérison de telle ou telle affection déterminée du tube digestif, mais elles agissent par l'intermédiaire de plusieurs facteurs; les substances médicamenteuses contenues dans l’eau absorbée en plus ou moins grande quantité, la température de l’eau, la modification du régime, le changement de milieu, l'absence de préoccupations de toute sorte,

le changement d'altitude, les promenades au grand air, etc.

Le choix d’une station balnéaire n’est pas indifférent et le médecin devra être sûr de son diagnostic avant d'adresser un malade dans telle ou telle station. Une erreur peut être très préjudiciable, et il serait à désirer que les praticiens fussent mieux au courant de l’action et de l’installation des prineipales stations.

Il est vrai de dire que les indications précises des eaux minérales restent à déterminer, mais il ne faut pas que le choix d’une station dépende uniquement du désir de plaireau malade.

Les eaux minérales les plus habituellement employées dans le traitement des affections gastro-intestinales sont : les eaux acidulées, les eaux alcalines et chlorurées alcalines, les eaux alcalines salines, les eaux chlorurées sodiques, les eaux ferrugineuses, les eaux calcaires, les eaux purgatives.

À. — Les eaux acidulées doivent leur action à l’acide carbonique et à la présence de quelques sels. Elles sont d’un goût agréable, réveillent en général l'appétit et excitent probablement la sécrétion gastrique.

Nous citerons en France l’eau de Pouques, l'eau de Saint- Galmier, Veau de Soultzmatt, Couzan, Renaison, Chäteauneuf, Saint-Alban, à l'étranger, l’eau d’Apol{linaris, (rerolstein, Tœnnisstein, dans la Prusse Rhénane: Teinach, dans le Vürtemberg; Gresshübel et Krondorf, près Karlsbad en Bohême.

B. — Les eaux alcalines et chlorurées alcalines.

Les premières renferment du bicarbonate de soude et de l'acide carbonique; les secondes contiennent, en outre, un peu de chlorure de sodium.

C’est assurément le bicarbonate de soude qui agit dans ces eaux.

Il a pour effet de neutraliser l’acidité du suc gastrique, de provoquer la formation de l'acide carbonique, d’exciter les inouvements péristaltiques.

On a prétendu également qu'il avait une action dissolvante sur le mucus et qu'il activait la sécrétion de l'acide chlorhydrique et de la bile.

Il ne faut pas oublier de tenir compte aussi de l’action de la température, soit naturelle, soit artificielle, de l’eau.

Nous citerons surtout les eaux de Vichy, de Vas, de Birresborn, de Fachingen, de Bilin, d'Obersalzhrunn, de Gleichenberg, d'Ems, de Selters.

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