MESSE
X à XV gouttes dans un demi-verre d’eau tiède.
La saccharine est aussi un dentifrice agréable d’une action antiseptique moyenne; soit :
DAS ACCRATNC Re T0 me oo ue 6 grammes.
Bicarbonate de soude. . . . . . . . . 4 — AICOO EN NU 0 à .. 160 1— Essence de menthe, . . . . . . . . . XXX gouttes.
Une cuillerée à café dans un demi-verre d’eau tiède.
Je pourrais multiplier les formules; les quelques exemples précédents suffiront.
Quelle que soit d’ailleurs la substance employée, il faut que la solution antiseptique soit non seulement mise en contact avec tous les replis de la muqueuse buccale, mais que ce contact soit suffisamment prolongé pour que l’antiseptique ait le temps d'agir sur les microbes qu'il doit combattre.
IL y a là encore chez l'enfant une éducation à faire que de lui apprendre à se rincer soigneusement la bouche.
Chez lui, comme chez l’adulte, ces lavages seront répétés plusieurs fois par jour, après chaque repas et surtout le matin et le soir. C’est en effet pendant la nuit, et pour des raisons physiologiques bien faciles à déduire, que se font les fermentations les plus actives, d’où la fétidité de l’haleine au moment du réveil.
Cette jétidité d'origine buccale s'observe sans doute plus fréquemment chez des sujets présentant des lésions de la muqueuse gingivo-buccale, des caries dentaires, des périostites alvéolaires; chez les personnes obligées de porter des dents artificielles, fixes ou mobiles, pour peu qu’elles négligent l'entretien minutieux de ces pièces prothétiques; certains états physiologiques paraissent y prédisposer (menstruation); mais le simple fait du séjour dans la bouche de quelques parcelles alimentaires en décomposition ou de l'existence sur la langue d’un enduit saburral dans lequel fourmillent les microbes saprogènes, suffit, en dehors de toute lésion buccale ou dentaire, à rendre l’haleine du matin surtout forte et désagréable.
Cet accident sera évité, et s'il se présente, rapidement combattu par l’antisepsie rigoureuse de la bouche et la disparition de toutes les causes qui favorisent la pullulation des saprophytes. La première chose à faire sera done de combattre l’état saburral de la langue lié le plus souvent à quelque trouble digestif, d'entretenir dans un état de propreté parfaite les pièces prothétiques et les dents artificielles quand on ne peut les éviter, de faire disparaître le tartre dentaire, d'obturer les dents cariées, elc. Puis on agira sur la substance volatile odorante soit en la masquant par des substances d’odeur
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forte, mais agréable : eau de menthe, teinture de benjoin étendue d’eau, solution d'acide cyanhydrique, eau de lauriercerise ; soit en la neutralisant par des désinfectants chimiques : eau chlorée, hypochlorites alcalins et terreux, eau de Labarraque à 1 p. 10, eau orygénée; soit, et mieux encore, en en empêchant la production par les antiseptiques : sublimé à 1 p. 4000, eau phéniquée à 1 p. 200, #hymolée à 1 p. 1000, solution saturée de borax où solution d’hydrate de chloral à lp. 30.1 est facile d’ailleurs de réunir ces diverses substances dans une même formule et de répondre à la fois à ces trois indications, soit :
% Eau distillée de menthe poivrée. . . . 300 grammes. Hydrolat de laurier-cerise. . . . . . . 30 — Borate de soude. . . . . . . . . . . 10 — Liqueur de Labarraque. . . . . . . . 25 ——
Si l'hygiène de la bouche est indispensable chez l’homme sain, elle l’est plus encore chez le malade. Chez lui surtout, ce n'est qu'au prix des soins les plus minutieux que l’on arrive à modérer les pullulations microbiennes et à prévenir les infections secondaires, locales ou à distance, que rendent plus imminentes la virulence des micro-organismes et la dépression de l’état général.
Aussi tout état morbide aigu ou chronique nécessite-t-il une antisepsie buccale rigoureuse, et cela non seulement pendant la période d'état de la maladie, mais encore pendant la convalescence. Nous savons, en effet, qu'à côté des lésions buccales qui accompagnent bien des maladies générales, les infections secondaires se montrent facilement au moment de la convalescence et que les microbes spécifiques conservent leur virulence et séjournent dans la bouche quelquefois un temps très long, des mois, des années même après la disparilion de l’état aigu. Le pneumocoque s’y retrouve indéfiniment quatre fois sur cinq après une pneumonie; il en serait de même du streptocoque après la guérison de l'érysipèle.
Cette antisepsie sera réalisée, chaque fois que la chose sera possible, au moyen de gargarismes et de lavages de la bouche : gargarismes au borax à 3 p. 100, à l'acide thymique à 1 p. 1000, à l’alcoo! salolé, une cuillerée à café dans un verre d’eau.
Mais s'il s’agit d'enfants qui ne savent se gargariser, ou de malades déprimés, adynamiés, ne pouvant le faire, on commencera par leur débarrasser la langue et les lèvres, les interstices des dents et les gencives de tous les enduits qui les recouvrent, à l’aide de tampons de coton hydrophile imbibés d'eau boratée ou d’eau de Vichy, et on fera suivre ce premier nettoyage de grands lavages à l’eau boriquée saturée, à l’eau chloralée à 10 p. 1000, à l'acide thymique à 1 p. 1000 ou à l'acide phénique à 1 p. 100. Ces lavages seront répétés deux ou trois fois par jour et plus s’il le faut; dans l'intervalle, on humectera la bouche avec de l’eau de Vichy et on badigeonnera la muqueuse avec un collutoire antiseptique. Le plus simple est la g/ycérine boriquée; Legendre recommande le mélange suivant, qui donne de bons résultats :
HACITERDONIUE RER CRT MRICTAMINIES Chloratedeipolasse RER 08r,75 JUS ACCULON EEE PER EE SENS" GIVCTINCS SE RAT CN TD — MENS "tar
Il faut ajouter que certaines catégories de sujets présentent, même en l’absence de toute lésion constituée, une prédisposition spéciale aux infections bucco-dentaires; je cite en particulier : les femmes enceintes etles nourrices, puis les diabétiques, les brightiques, les ataxiques, puis encore les malades atteints de rougeole, de fièvre typhoïde, d'infection urinaire, de cachexies diverses; il est évident que chez ces sujets l’antisepsie buccale devra être plus rigoureuse encore. Le traitement de l’état général, cause occasionnelle ou prédisposante des lésions buccales, aidera d’ailleurs le médecin dans sa lutte contre la cause déterminante, le microbisme.
Sije me suis arrêté longuement à ces préliminaires, c'est
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que l’antisepsie buccale a une importance considérable et que nous allons la trouver à la base de la prophylaxie et du traitement de toutes les variétés de stomalites.
Division des stomatites.
La stomatite ou gingivo-stomatite doit êlre définie aujourd'hui, une infeclion localisée de la bouche déterminant des altérations diverses de la muqueuse buccale.
Nous pouvons diviser les stomatites en deux catégories.
Dans la première, nous rangerons les diverses stomatites secondaires, symptomatiques d’une maladie générale spéeifique aiguë ou chronique. Les fièvres éruptives, la fièvre typhoïde, le scorbut, la diphtérie, la syphilis, la tuberculose, etc., s’accompagnent d'infections buccales spécifiques qui ne sont qu'un épiphénomène dans l’évolution morbide. Je ne m'y arrête pas; leur traitement sera étudié à propos de chacune de ces maladies. Il se résume d’ailleurs dans l’antisepsie avec quelques variantes dans le choix de l'agent à employer de préférence suivant les cas.
La seconde catégorie, la seule dont j'ai à m'occuper ici, comprend les gingivo-stomatites essentielles où primitives et les stomatites vulgaires que l’on peut rencontrer dans le cours de toute autre affection, mais qui ne lui empruntent aucun cachet spécifique.
Comme les premières, les stomatites de cette seconde catégorie sont d'origine microbienne; toutefois, jusqu'ici, nous ne connaissons d’une facon certaine que l'agent spécilique d'une seule d’entre elles, le muguet. Il semblerait donc qu'on pourrait les réunir toutes dans une même description et leur attribuer un même traitement, le traitement antiseptique général.
Ce serait là cependant un essai de simplification exagérée, car, malgré l'identité de leur pathogénie et bien que l’anti-
sepsie constitue le fond commun de leur traitement, ces stomatites se présentent avec des caractères cliniques et des lésions anatomiques différentes qui, au point de vue nosologique, donnent lieu à des types bien spéciaux comportant aussi, au point de vue thérapeutique, des indications variées.
Je les rangerai provisoirement en trois classes :
1° Stomatites communes, septiques, polymicrobiennes dues à des microbes indifférents : stomatites catarrhales, ulcéreuses bénignes, stomatites toxiques ;
2° Stomatites de spécificité douteuse : stomatites ulcéromembraneuse, gangréneuse, aphteuse, herpétique, impétigineuse, pultacée ;
3° Stomatite spécifique : muguet.
Stomatites communes, septiques, polymicrobiennes.
Cette première classe comprend les diverses variétés de la stomatite catarrhale : leur pathogénice est identique; leurs causes prédisposantes seules varient. Elles peuvent se montrer sous la forme aiguë, subaiguë ou chronique, soit par suite d’un défaut habituel de propreté de li bouche, soit sous l'influence d'irritations répétées de la muqueuse par des mets trop chauds ou trop épicés, par l'abus du tabac, par l'éruption dentaire ou à la suite de troubles gastro-intestinaux accumulant dans la bouche des débris épithéliaux; elles sont consécutives encore à des lésions dentaires ou alvéolaires d’où l'infection gagne la muqueuse voisine ou à des altérations de la salive par des toxiques, du sucre, des poisons urinaires, ou enfin à une dépression de l’état général diminuant la force de résistance vis-à-vis des micro-organismes vulgaires dela bouche.
Le traitement de toutes ces stomatites découle de la connaissance de leurs causes ; ilse résume en deux points : 1° Faire cesser l’action des causes prédisposantes qui en ont favorisé l’éclosion : soins de la bouche et des dents, suppression des
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causes d'irritation, traitement des troubles digestifs et des états diathésiques, relèvement de l’état général. 2° Combattre la pullulation microbienne par l’antisepsie buccale : chez les enfants et dans les cas légers, il suffira d'un co/lutoire boraté (glycérine, 20; borax, 2); chez l'adulte ou dans les cas plus avancés, on prescrira des lavages répétés avec le sublime à 4 p. 4000, le /4ymol à 1 p. 1000, alternant äu besoin, etsi la fétidité de l’haleine est très accusée, avec des lavages à l’aide d'une solution de permanganate de potasse à 1 p. 1000.
Chez les femmes enceintes et les nourrices, Pinard prescrit des attouchements quotidiens du bord libre des gencives. atteintes avec le topique suivant :
> Hydrate de chloral. .
Alcoolat de cochléaria..
Dissolvez.
Contre la stomatite urémique, on se servira avec avantage du collutoire indiqué par Barié :
æ Acide salicylique . . . . . . . . . . . 2 grammes. CCI NO D) —
F. s. a. collutoire.
La stomatite du diabétique est modifiée assez rapidement par un collutoire alcalin, au borax ou au chlorate de potasse; on touchera les ulcérations et les crevasses de la langue avec une solution de nitrate d'argent à À p. 10 et on badigeonnera les papilles hypertrophiées (langue pileuse) avec la feinture d'iode ou l'acide acétique dilué à 1 p. 10 (Lecorché).
La stomatite chronique d’origine tabagique cède peu à peu à la suppression du tabac et à l'emploi d’un collutoire composé de
HARCMÉOSOTE EN Re Le 0 1 gramme.
Teinture de lavande.
Teinture de myrrhe .
GIYCÉUNRE 20 grammes.