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àà 6 grammes.

Je n’insiste pas davantage, me bornant à signaler quelques particularités du traitement de trois formes plus spéciales de ces stomatites.

A 2 GINGIVITE TARTARIQUE

En tête se place comme fréquence et comme importance la gingivite tartarique. Les recherches de Galippe, modifiant les idées anciennes sur la production du tartre, ont démontré que la précipitation des phosphates et des carbonates terreux de la salive est le fait des micro-organismes qu'elle contient; non seulement le leptothrix lui sert de charpente, mais divers autres microbes étudiés par Malassez et Vignal concourent à sa production. Or, d’une part, le tartre, en se déposant sur le bord libre des gencives, l’irrite, l’enflamme, et en s’infiltrant entre la dent et la gencive ouvre la cavité alvéolaire aux germes infectieux ; d'autre part, étant constitué lui-même en majeure partie par desamas de micro-organismes d’une grande vitalité, le tartre se trouve à l’origine de la plupart des stomatites et en tout cas les complique presque toutes.

Il importe donc d’enrayer la formation du tartre avant qu'il ait pu entrainer une lésion plus grave,et pour cela il faut avant tout l’enlever. Cet enlèvement exige des précautions minutieuses de façon à détruire tout le dépôt sans attaquer l’émail, sans infecter la gencive et sans laisser dans les anfractuosités dentaires des parcelles qui appelleraient rapidement de nouvelles précipitations. Les dentistes disposent d’une série de burins et de gratloirs de dimensions et de courbures variées pour conduire à bonne fin ce nettoyage, traitement préliminaire de la plupart des gingivo-stomatites.

Une fois le tartre enlevé, la gingivite guérit rapidement à l’aide de quelques lavages au sublimé ou au /hymol. S'il existe des ulcérations ou des fongosités gingivales mollasses et saignantes, on les touchera à l'acide chromique à 1 p. 10, à l'acide phénique pur, à la teinture d'iode où mème au #hermo-

cautère.

TRAITEMENT DES STOMATITES. 8f

La guérison sera maintenue par une hygiène buccale sévère et une surveillance toute spéciale des points anciennement malades et plus menacés de récidive.

B. — STOMATITES ULCÉREUSES BÉNIGNES

La plupart des stomatites catarrhales peuvent s'accompagner de lésions érosives ou ulcéreuses plus ou moins profondes et envahissantes, qui n’ajoutent cependant aucun caractère nouveau à la maladie première.

Les enfants atteints de coqueluche présentent parfois une ulcération traumatique du frein de la langue qui devient la porte d'entrée d’une infection de voisinage; l’éruption laborieuse d’une dent, canine ou molaire, peut donner lieu à une stomatite ulcéreuse; la muqueuse gonflée par une stomatite primitivement superficielle peut être érodée par une aspérité dentaire et une ulcération s’ensuivre, etc.

Au traitement ordinaire de la stomatite, il faut, dans ces cas, ajouter une intervention locale sur le point ulcéré. Ces ulcérations bénignes cèdent d’ailleurs très rapidement à quelques attouchements légers au névrate d'argent, à la glycérine iodée (parties égales de glycérine et de teinture d'iode), au salol sulforiciné (sulforicinate de soude #, salol 1), au phénosalyl (acide phénique 9, acide salicylique 1, acide lactique 2, menthol 0,1).

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