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F, AIT

si elle peut être, à la rigueur, dissimulée par la barbe chez l’homme, est souverainement désagréable à la femme.

Pour cela, il faut absolument bannir le traditionnel cataplasme de farine de lin sur la joue, ou encore le matelas de ouate dont on affuble le malade.

C'est à l’intérieur de la bouche que doivent se concentrer tous les efforts.

Après avoir bien désinfecté le sillon vestibulaire par des lavages ou bains de bouche antiseptiques, on commencera par dégager les parties œdématiées, en donnant un coup de lancette dans ce sillon vestibulaire, dans la direction du sommet de la racine de la dent, afin, si possible, de couper la communication existant entre la perforation alvéolaire et le tissu cellulaire environnant. On laissera saigner aussi longtemps que possible, après quoi on pourra employer les préparations émollientes chaudes, l'eau de quimauve boriquée, aussi chaude que le patient pourra la supporter, en la maintenant dans la bouche du côté malade, et en renouvelant cette manœuvre aussi souvent que possible pendant plusieurs heures.

Si l’'abeès se dirige vers la cavité buccale, rien d'autre à faire ; mais si, par contre, il prenait la direction de la joue ou du cou, il faudrait continuer ies bains de bouche très chauds et, inversement, appliquer sur la joue des compresses d’eau très froide, et même glacée. On pourra souvent ainsi éviter une cicatrice externe et provoquer, malgré tout, l’ouverture de l’abcès dans la cavité buccale.

Ostéo-périostite alvéolo-dentaire due à l’éruption de la dent de sagesse.

Une variété assez fréquente d’ostéo-périostite alvéolo-dentaire est celle due à l’éruption difficile de la dent de sagesse. L'infection se fait ici non pas par la dent, mais par la gencive. Dans la grande majorité des cas, les dents de sagesse

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inférieures (car ce sont presque toujours elles qui donnent lieu à ces accidents, parfois très graves) ne peuvent occuper leur place normale, soit par atrésie du maxillaire ou volume trop considérable des dents déjà évoluées. Elles restent recouvertes de gencive, sauf en un point très restreint de leur surface, et c’est par ce point que les éléments infectieux qui pullulent dans la cavité buccale pénétreront dans cet espace gingivo-dentaire, pour s’y développer à leur aise, et manifester leur présence par les accidents tumultueux si connus.

Si l’on est appelé au début, avant que le trismus ou contracture des masséters, ainsi que le gonflement considérable de la mâchoire, ne se soient produits, on injectera, avec une petite seringue dont la canule sera insinuée entre la gencive etla dent, une solution antiseptique forte, du sublimé à 1 p.1 000 par exemple. On fera plusieurs injections pour bien désinfecter la région et le cul-de-sac sous-gingival existant. Ceci fait, avec le bistouri, ou mieux avec le thermo-cautère, on excisera un lambeau carré de gencive (une simple incision n'étant pas suffisante, mais plutôt nuisible), de facon à bien dégager la couronne de la dent; on touchera ensuite les régions exposées avec de la feinture d'iode, et l’on soumettra le patient (partie très importante du traitement consécutif) à des bains de bouche fréquents (toutes les heures) et prolongés (au moins cinq minutes) avec des solutions à 1 p. 100 d'acide phénique où de chloral.

Si l’on arrive trop tard, lorsqu'il v a trismus, il ne reste plus qu'à chloroformer le malade et à tenter l'extraction de la dent.

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