‹ Traité de thérapeutique appliquéeChapitre 51 sur 178 · À. — CONTUSIONS. — DÉCHIRURES · texte numérisé non relu

À. — CONTUSIONS. — DÉCHIRURES

Le malade, sitôt que l’hémorragie sera enrayée par les moyens appropriés médicaux et chirurgicaux, procédés dont il faut exclure les hémostatiques caustiques tels que le perchlorure de fer, devra déglutir de la glace; on appliquera simultanément à l'extérieur de la glace dans des vessies, de manière à empêcher le gonflement de la muqueuse; puis on se préoccupera d’empècher le contact des tissus meurtris avec des aliments quelconques, et s’il est possible, on introduira une sonde dans l’æœsophage. Cette introduction sera faite soit par la plaie qui communique avec le pharynx, soit par la bouche;

dans ce dernier cas, pour mettre le pharynx à l’abri des mouvements de déglutition, il sera bon de faire passer la sonde œæsophagienne par les fosses nasales; de la sorte, le contact avec les aliments sera supprimé.

Si le pharynx est le siège de nombreuses mucosités, on devra essuyer ces dernières avec des tampons d’ouate hydrophile placés à l'extrémité d'une pince recourbée.

Les lavages du fond de la bouche avec un peu d'eau boriquée très froide soulageront aussi le malade, et il faudra essayer d’évacuer ce liquide en plaçant la tête dans une situation qui permettra d'exécuter ces mouvements. Cette irrigation devra être faite au moyen d’un tube de caoutchouc communiquant avec un récipient de liquide.

En raison de la facilité et de la rapidité avec laquelle les plaies du pharynxet du cou se cicatrisent, on peut espérer voir ces accidents s’amender assez vite s'ils ne sont pas trop diffus.

B. — BRULURES. — BRULURES D’ORIGINE CAUSTIQUE

Si ces brûlures sont trop étendues, quels que soient les moyens employés, les malades succombent.

On aura recours à l’action de la glace «intus et extra » pour atténuer le gonflement, puis on emploiera des médicaments pouvant, par des combinaisons avec les liquides ingérés, arrêter l’envahissement des brûlures. Ces médicaments sont très nombreux: l’eau, l'eau albumineuse, Veau de chaux très légère sont des substances fréquemment employées.

Quant à l'introduction de la sonde œsophagienne, elle est absolument contre-indiquée dans presque tous les cas, car les lésions conséculives de l'æsophage mettent un obstacle au passage de la sonde.

Si les lésions œsophagiennes sont très graves celles du larynx et des voies respiratoires sont au moins aussi dangereuses, sinon plus, et presque tous les malades dont les voies respiratoires ont été envahies succombent presque infailliblement.

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