Voici deux formules de lavements alimentaires
A. % Solution saturée de peptone de viande. 60 grammes.
Bicarbonate de soude. . . . . . . . . 0 gr. 30.
RE DSINE RER PR LE 0 gr. 50.
PAnCréatune. aus Le 0 gr. 25.
Laudanum . . . . . . . . . . . . . . III gouttes.
Eau bouillie . . . . . . . . . . . . . 200 grammes. M. s. a.
B. % Huile de foie de morue. . . . . . . . 20 grammes. HhéÉdeE EU 100 — Vin de Bourgogne.. . . . . . . . . . 100 — BEDSIRE nt Ra ee ee + 0e à Cor 25 Pancréatine . . . . . . . . . . . . . 0 or. 20 JAUNE EEE REP NO
On peut ajouter à chacun de ces lavements une ou deux cuillerées à soupe de Poudre de viande.
est à la chirurgie, et une intervention opératoire s'impose, qui permette au contenu gastrique de s’évacuer librement dans l'intestin.
Je ne veux pas m'étendre sur cette question de l’intervention opératoire qui, dans ces cas, a donné des résultats miraculeux ; témoin un malade de mon service, arrivé aux dernières limites de la cachexie, æœdématié, ascitique, sur lequel j'avais épuisé toutes les ressources de la thérapeutique médicale et que j'avais presque abandonné, tant était grande la gravité de son état et tant je me sentais impuissant. Ce malade fut opéré ?n ertremis par Doyen, qui lui pratiqua la gastro-entérostomie. Je l'ai revu deux ans après; il avait repris son dur métier de maçon et il présentait toutes les apparences de la santé.
Mais il est souvent difficile de préciser les indications de l'opération et de savoir exactement s’il y a, oui ou non, sténose permanente du pylore. Certes, on se fondera sur le degré de la distension gastrique, sur l'agitation péristaltique de l’estomac, sur les vomissements, sur la déchéance de l’état général, etc., mais aucun de ces symptômes ne présente une de ces valeurs absolues qui imposent la conviction. C’est pour combler cette lacune que j'ai proposé un signe qui, s'il n’est pas de clinique courante, a cependant la valeur d’un signe pathognomonique *.
Voici en quoi il consiste.
On déterminera pendant quarante-huit heures la teneur en azote et en principes minéraux des ingesta, eton dosera parallèlement, pendant le même espace de temps, l'azote et les principes minéraux de l'urine et des matières fécales. En cas d'hypersthéniecachectique sans sténose pylorique, les matières fécales renferment 10 à 15 p. 100 de l'azote ingéré au lieu de5, 4 p. 100 dans l’état normal; mais en additionnant l'azote et les principes minéraux de l'urine et des matières fécales, on retrouve, à peu de chose près, les quantités introduites par l'alimentation.
Au contraire, quand il y a sténose permanente du pylore,
le déficit azoté et minéral atteint environ 50 p. 100 de l’azote et des principes minéraux ingérés ‘.
On pourrait objecter la difficulté et la longueur des analyses nécessaires. Mais, en pratique, il suffira de peser les ingesta et de calculer, d’après les tables de Kænig, leur teneur en azote et en principes minéraux. Quant à la détermination de ces éléments dans les urines et dans les fèces, elle est d’une grande simplicité et à la portée de tout pharmacien instruit.
Je n'ai point à m'occuper icides différents procédés de l’intervention opératoire qui varieront nécessairementsuivant les cas. On trouvera, dans le Traité de Doyen * et dans l’article de notre collaborateur Verchère, tous les renseignements relatifs à cette question, qui a d’ailleurs été discutée avec grand éclat à la Société de chirurgie.
L. — TRAITEMENT DES ÉTATS MORBIDES ANTÉRIEURS OU ASSOCIÉS A L'HYPERSTHÉNIE
Ce serait ici le lieu de discuter le traitement qu'il convient d'opposer aux dyspepsies secondaires dans la tuberculose pulmonaire, la goutte, le diabète, les néphrites, les affections utérines, la syphilis, les affections chroniques des voies respiratoires, les névroses, les maladies du cœur, les intoxications, le rhumatisme, etc., mais cette discussion ferait double emploi avec les articles spéciaux où ces questions sont successivement envisagées, d'autant que si la dyspepsie réagit sur la maladie causale et l’aggrave, c’est cependant le traitement de celle-ci qui doit monopoliser tout d’abord l'attention du médecin.
Toutefois, comme Grancher l’a judicieusement montré, la dyspepsie des tuberculeux est un des facteurs les plus importants de l’aggravation du mal. Le tuberculeux a besoin de