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C. — TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX

Ici nous ordonnerons les excitants et surtout les foniques amers, les sels de potasse, le bicarbonate de soude, qui excitent la fonction gastrique, l’ipéca à petite dose, qui exceite la musculature. Voici quelques formules :

Cinq minutes avant le repas, une cuillerée à café d’élixer de Gendrin, préparation complexe, qui peut rendre dans ces cas les plus grands services, car elle renferme des amers et un peu de carbonate de potasse; en voici la formule! :

% Eau distillée de menthe. . . . . . . 250 grammes. Extrait de cascarille .

— gentiane .

. . . . \ — absinthe. er

— myrrhe Fleurs de camomille . 6 — Écorce d'oranges amères . . . . . . 10 — Sous-carbonate de potasse. . , . . . 15 —

F.s.a. Elixir. Prendre une cuillerée à café dans un peu d’eau, de cinq minutes à un quart d'heure avant le repas.

1. Certains médecins, abusés par l'idée fausse de la toxicité des sels de potassium, substituent à ceux-ci les sels de soude. Or, il est aujourd'hui démontré qu'on à exagéré énormément la prétendue toxicité des sels de potasse, et que, dans beaucoup de cas, ces sels ne sont pas suppléés par les sels de soude.

Si les phénomènes sont plus tenaces et que cette préparation soit insuffisante, ou plus simplement pour varier les prescriptions, chose si importante chez ces malades, on pourra donner avant les repas un des cachets suivants :

JMSULTATENTEDOTASSE NE EN EE DE 05 AzotatedelpOtasse PE PE ROUE 0 Bicarbonate de SOUTENIR) E D BOUdrEITAPÉCA RP PRE EN RRENEEES () EE

Pour un cachet. Faire cachets semblables n° 30.

Dans cette préparation, le sulfate et l'azotate de potasse, en dehors de leur action musculaire, sont des excitants osmotiques de la sécrétion gastrique; le bicarbonate de soude agit comme excitant chimique, et l’ipéca comme excitant dynamique.

On peut encore stimuler la fonction gastrique à l’aide du condurango, du vin thériacal, du trèfle d'eau, du jaborandi, du quassia amara, du colombo, du simarouba, de la gentiane, etc.

Les modes d'administration de ces agents sont innombrables, et l’on trouvera dans les formulaires des associations médicamenteuses qui ont fait leurs preuves comme apéritifs et parmi lesquelles on n’a que l'embarras du choix. Pour ma part, je recommande :

A. — Le vin ou l’élixir de condurango, ou la décoction ainsi préparée :

% Écorce de condurango blanc . . . . . 15 grammes. SUR ER SE PNR DR 0 —

Faire bouillir jusqu’à réduction à 150 grammes. Filtrer et édulcorer avec 30 grammes de sirop de gentiane. Prendre une grande cuillerée un quart d'heure avant les repas.

B. — Le vin composé de gentiane et de quassia amara thériacal :

% Vin de gentiane .

Vin de quassia-amara . Eos DhÉTIAQUE MIEL NC ER 4 --

âà 60 grammes.

Mélanger les vins, les porter à l’ébullition, y faire infuser la thériaque pendant une demi-heure, puis filtrer. Donner une cuillerée à soupe un quart d'heure avant les repas.

C. — Le trèfle d'eau ou ményanthe qu’on prépare sous forme de vin, comme dans la formule précédente, avec les vins de colombo et de quassia amara :

% Vin de colombo . . . . . . . . . . | 4 »

À .âà 50 grammes.

— quassia amaru . . . . . . . |

DRÉNENMeAUER EN NN CN bo) =

F.s.a. Vin composé.

D.— Le Jaborand, qui est à petite dose un excellent stimulant gastrique. J'ai montré, il y a vingt-trois ans, qu'à la suite de la sudation par le jaborandi', l'appétit augmentait d’une manière très sensible. On pourra donc utiliser ce médicament dans l’anorexie de l'insuffisance gastrique, en le donnant soit sous forme de teinture, soit en infusion. Par exemple, X gouttes de teinture de jaborandi dans un verre à bordeaux d’eau de Vichy, ou une cuillerée à soupe d’une infusion de 4 grammes de feuilles pour 150 grammes d’eau, ou encore 1 milligramme de nitrate de pilocarpine dans un peu d’eau de Vichy, dix minutes avant de se mettre à table.

Pour fournir à l'estomac une matière première qui serve à la fabrication de l'acide chlorhydrique, je prescris, au milieu du repas, un cachet contenant 05,20 à 0:",25 de chlorure d'ammonium.

Dans le même ordre d'idées, on utilisera aussi la curieuse propriété que possèdent les lavements d'eau salée de stimuler la fonction chlorhydrique de l’estomac, en administrant, un quart d'heure avant le repas, un lavement de 150 grammes d’eau tiède contenant 5 grammes de chlorure de sodium en dissolution. Il est bien entendu que ce lavement devra être gardé le plus longtemps possible.

J'ai remarqué aussi que les hyposthéniques se trouvaient bien de l'administration du soufre sublimé, à la condition de n'user que de doses faibles, comme, par exemple, 20 centigrammes, en un cachet, au milieu ou à la fin des repas.

1. Azgertr Romix. — Études physiologiques et thérapeutiques sur le jaborandi (Journal de thérapeutique de Gubler, 1874-1875).

À la fin des repas, on stimulera de nouveau les fonctions musculaires et sécrétoires de l'estomac avec une préparation strychnique, en employant soit le sulfate de strychnine, soit une association médicamenteuse dont la base sera une teinture de strychnées, /êves de Saint-Ignace ou noir vomique :

2eSultate de /stryChNIne RES 08,05 Brucine re PE AA RE RSS 057,02 Sirop de menthe ON 0-0 -MMOUECrAMMes Eau nllÉ ER 250 —

Dissolvez. Prendre une cuillerée à dessert à la fin de chaque repas.

Voici une autre formule que j’emploie fréquemment :

> Teinture de fèves de Saint-Ignace. . . . 6 grammes. UE RONIPÉC AN Le se COLE EE —— me DOMANCE SN TT —

M. s. a. et filtrez. Prendre VI gouttes dans un peu d’eau de Vichy, à la fin de chaque repas.

Glatz propose de donner à la fin du repas un demi-verre et même un verre à bordeaux d’un vin pancréatique auquel il reconnait l'avantage de favoriser la digestion et d'améliorer la nutrition générale. Le vin doit être préparé en petite qnantité el pour trois jours seulement".

Ayant repoussé l’usage de l'acide chlorhydrique, il semble donc qu'il serait logique de proscrire également la pepsine, d'autant mieux que ce médicament est aujourd’hui singulièrement démodé. Dujardin-Beaumetz, entre autres, a même soutenu que les ferments artificiels, loin de reproduire, comme on le croyait, les ferments digestifs, apportaient dans l’estomac des produits en voie de putréfaction.

C'est là une opinion certainement exagérée. Je développerai tout à l'heure la question d’une manière plus complète,

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