I. Lecorcuk. — Trnil-'nipjil du rliabèle sucré, p.B
U4 THAITÉ DR THÉH APEUTIQUE APPLIQUÉE.
itb^ulue <U's roins; il ne di^prime pas le syslèmn nerveux, comme le bromure de potassium; il ne détermine pas un amaigrissement aussi rapide que l'îodure de potassium: il n'a pas l'inconvénient des sels d'ammoniaque et de lithiiie, pour lesquels l'ostomac devient si facilement inloloruiit; il n'am&ne pas de diarrhée comme les sels de magnésie (Lecorciiél.
D. Cuiiéinf. — La codéine participe aux propriétés des opiacés, dont nous nous occuperons tout à l'heure; mais je | puis dire tout de suite qu'elle diminue le coefficient d'oxydfr-fl tion azotée, la glycosurie et la polyurie (Albert Ttobin)
E. Mode d association et emploi. — Tels sont les médicaments de la deuxième étape, dont j'associe l'emploi do la façon 1 suivante :
1" Avant le déjeuner de midi, un cachet de sulfate de qutij nine do Ob'',40. Continuer six jours; cesser quatre jours^ reprendre pendant six jours.
2" Avant le premier déjeuner ot avant le diner. un eachetJ contenant :
'^ Arséniate de soude 11,002 à O.tJOa
Carbonate de lilhine 0.)0 à 0,18
Codéine n.fl-î à O.OS
Poudre tliériatale 0,25
Extrait de quinquina sec et pulvériaé. . 0,40 Pour un cachet. Faites 30.
hii-poudre thi-riacale inlervieni dans notre formule comme
K. Voici dnui dn mes cxpérieiices à propos de k ïodéiap, qui sont loul A fût
Doncluantos :
Aulian de la codéine sur la glycosurie et Ut oj^ydalionn e/icz leK iliabétiquei.
10 cent, d a Go<i*i cinq joun .
»3,lo »I,Sp. I
lOMDt. d*CDdéia<
un moyen Je favoriser la tolérance stomacale des autres médicaments et de fournir un léger renfort opiacé-
Les adjuvants de cette deuxième étape sont les mêmes qut^ ceux de la première; huile de foie de morue, vin de quinquina, sel de Seignette en cas de constipation, eau minérale bicarbonatée sodique aux repas. Mais on choisira, de préférence, une source de faible minénilisation, comme Vais, (Saint Jean).
i;ment altebn
Après quinze jours, on cesse le traitement de la deuxième étape et l'on commence celui de la troisième, dont les agents sont : l'opium et la belladone, le bromure de potassium, les alcalins, la valériane.
A. Opiacés. — Les opiacés étaient en faveur bien avant qu'on ne stit distinguer le diabète sucré du diabète insipide. Willis, Fotbergill, Bouchardat, recommandaient la //(eW</y«'', qui réunit les avantages des opiacés, des corroborants et des stimulants. Ormerod prescrivait la pourfre de Dower, à cause de son action sur les fonctions cutanées, Kretschy, Kratschmer, Pavy, Caplick, tiennent pour la morphine; mais c'est Vextrait (hébalqiie qui paraît avoir réuni la majorité des aufTrages. Tout le monde s'accorde sur son utilité, avec celte réserve qu'il ne faut pas forcer les doses, l'employer trop longtemps de suite, ni l'administrer aux malades menacés d'acétonémie, pas plus qu'aux diabétiques all'aiblis, frisant la cachexie ou frappés de graves complications rénales. Ce qui a nui à l'extrait thébaïque plus que les objections de ses adversaires, c'est l'exagération de ses partisans, qui n'ont pas craint, comme Tomasini, d'en donnerSgrammes par jour, quand les doses de 0=',25 ù 0^,50 sont largement suffisantes. L'association de la helladane à t'extrait thébaïquc a donné à Villemin les plus heureux résultats.
Comment agissent les opiacés? On a fait de nombreuses théories, mais il est un fait qui donne le secret de la vogue
coiitiniu' lie ces ni(''dicumL'nts : (■'est encore et toujours leur action sur la nutrition. Si les opiacés sont do <)uelque utilité dans le diabètt', c'est qu'ils diminuent ladésassïmilation tolak*, la d^sassimilation azotée, les oxydations azotées, et les oxydations nerveuses (Albert Robin); en un mot, c'est qu'ils re- | lardent les niututions nutritives à la faveur de leur influence i sur le système nerveux'.
B. Valériane. — La valériane, sous forme d'extrait, |)OS^« stde les mômes effets sur la nutrition élémentaire; elle a, < en outre, l'avantage d'être un puissant modificateur de la ] polyurie; par conséquent, elle agit dans un sens restrictif sur J lu glycosurie et l'azoturie. Je n'emploie pas les hautes doses I de 8 à 20 grammes préconisées par M. Bouchard, parce que je 1 ne donne pas l'extrait de valériane seul, mais bien associé auxj autres médicaments de la série. Dans ces conditions, les doses] de 0,50 à 0,73 sont largement suffisantes.
C. Bromure de potassium . — Arrivons au bromure de polas- ' siuni, auquel Beghie et Fétizet attribuent de si remarquables succi>s. S'il n'est pas entré plus généralement dans la pratique. c'est paree que ses promoteurs ont prescrit des doses trop élevées, et que l'on a observé des sj-mptômes de dépression chei j les malades soumis à ces hautes doses. Cependant, il est
1 . Action du Irailfment de Villemin {opium tt beUndone] el lUT kg orjfdalioni des diabétiques.
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Demi H. Sucre
THAITESIENT DU DIABÈTE.
acquis qu'il dimiiiup Wqucmmont la glycosurie. Or, s'il n'abaisse que fHiblemonI la di^sassimilation el les oxydations aïoi^es, il ani^ne une diminution niarqut''(^ dans l'élimination des phosphates terreux{Albei'tRobin), auxquels les rechei-ches de M. Mairct, de M. Lf>pinc et les miennes, attribuent une origine nerveuse. Schuize conclut aussi de ses analyses que le bromure de potassium diminue les mutations dans le système nerveux, au point d'engendrer un affaiblissement dans l'activitt^ de ce système. Voilà un bel exemple d'un médicament théorique que la localisation niôrae de son action doit faire repousser dans ses doses élevées, puisque, s'il combat le syrapttirae glycosurie, c'est par l'intermédiaire d'une influence trop df'pressive sur le système nerveux, directeur de la nutrition générale. — Nous n'utiliserons donc le bromure de potassium que d'une façon accessoire, chez les sujets nerveux, les femmes en particulier, et sans dépasser 2 à 3 grammes, dans les 21 heures, pendant huit à dix jours au plus.
D. Mode d association et emploi. — Les médicaments de la tmisième étape seront associés ainsi qu'il suit :
1° Pendant 8 jours, administrer l'extrait thébaïque, la belladone et l'extrait de valériane, selon la formule ci-des-
Ifi Extrait de belladone . . . i).003
— Lbébaïque 0,01
— de valériane. . . . 0,10 Poudre de quinquina. . . Q. s.
l'our une pilule. Faites 'M.
Prendre le premier el le second jour une pilule toutes les six heures; le troisième et le quatrième jour, une pilule toutes les quatre heures; le cinquième et le sixième jour, une pilule toutes les trois heures; le septième et le huitième jour, une pilule toutes les six heures; le neuvième et le dixième jour, toutes les huit heures.
2" Durant cette période, faire boire dans la journée, de préférence aux repas, de l'eau bouillie additionnée par litre, après refroidissement, de 8 (grammes de bicarbonate de soude.
et déciinter pour
avoir un liquide clai
1 de
Laisser r
3' Cesser l'huile de foie de morue; conlinuer quinquina pendant les repas.
Si les malades présentent une intolC-rance particulitrc pour l'opium el la belladone, ou si l'on a affaire à des femmes très nerveuses, remplacer les pilules précédentes par 2 à 3 grammes de bromure de potassium par jour, en 2 ou 3 dose«j de 1 gramme, pendant buit jours.
DIRECTION GÉNÉHALË D [i THAITEME>
Chemin faisant, j'ai déjà indiqué en partie la manif^rS' dont le traitement précédent devait être appliqué dans la pratique : aussi serai-je bref sur la technique générale,
Soit notre diabétique type, floride, azoturique. avec une abondante glycosurie. Le régime d'épreuve a déjà réduit la polyurie et la glycosurie. On donne alors l'antipyrine pendaDt quatre ou cinq jours; puis on la cesse et l'on pratique ui analyse de l'urine. Deux cas peuvent se présenter. Parfois, dans des cas de diabète récent, chez des femmes névropathes, le sucre disparaît; le plus souvent, la glycosurie, l'azolurie et la polyurie sont simplement réduites.
Dans le premier cas, il est inutile de passer à la seconde étape du traitement; il suffira d'un régime sévère, [ong;temps continué, pour maintenir la guérisou '.
Dans le second cas, ne cherchez pas à accentuer la diminution du sucre en prolongeant l'antipyrine; contentez- voua provisoirement de cette diminution, mais en cherchant à la maintenir. C'est pour y arriver qu'on procède à la deuxième étape du traitement, dont la durée est de quinze jours environ.
Alors, une autre analyse vous apprendra, soit que le sucre a encore diminué ou est resté stationnaire, soit qu'il a augmenté. Généralement, l'abaissement obtenu par l'antipyrine s'accentue légèrement pendant les dix premiers jours,
I règles iraci'cs page 12(.
puis li> sucre tend ensuite à remonter. Dans ces conditions, on entame la troisième étape.
S'il y a encore du sucre apr&s celle-ci, on recommenee la série. Mais que le sucre disparaisse ou non aprts cette seconde série, il faut néanmoins cesser pendant quelque temps, un mois, par exemple, tout traitement médicamenteux et s'en tenir au régime seul, puis reprendre la série complète après cette interruption, el ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on ait fait disparaître le sucre ou qu'on l'ait aiiaissé k un taux irré ductible.
Pendant le mois d'interruption, on continuera l'usage des eaux alcalines, si le malade est encore azoturique. Mais si, au contraire, l'urée tend à baisser au-dessous de la normale et que le diabétique se plaigne d'un peu de faiblesse, on cessera résolument les alcalins, sous quelque forme que ce soit, et l'on donnera une pn^paration ferrugineuse, dans le but de relever le taux de l'urée et de prévenir la déchéance organique el l'abaissement trop accentué des oxydations, symptômes redoutables pour le diabétique. On formulera :
îc Tartrateferrico-polassique. .
Poudre de rhubarbe
o.oa
Poudre de noix romique. . .
Extrait de quinquina
Poar une pilule. Faites 60. Prendre uue pilu
e au com
déjeuDer et du dîner, pendant JO jours.
Cette préparation est encore indiquée, quand le diabète dure depuis très longtemps et quand la quantité de sucre est à peu près aussi grande dans l'urine du jeûne que dans celle de la digestion.
La médication alternanle, dont je viens de tracer la description et que j'ai employée dans un nombre considérable de cas, me parait, à l'beure actuelle, le meilleur traitement qu'on puisse opposer au diabète. Grâce à elle, chez les diabétiques rendant de ."0 à 550 grammes de sucre par jour, on |)eut, dans 20 p. 100 des cas, faire disparaître définitivement la glycosurie, à lu eoiiiliticm que les patients continuent à
130 TRAITÉ UE THÉRAPEUTIQUE APPLlQfÉE.
surveiller leur régime pendant une annét- environ. Dw ■'iO p. 100 des cas, un runiène le sucro k un niininiuni de I à 30 grammes, la santé générale demeurant aussi bonne quj [lossible. Enfin, dans .lO p. 100 des cas pris eu bloc, le tn lement ne rend à peu pr(-s aucun service, soit parce qu'on e on face d'un diab6te trop ancien ou d'un diabète infantile, parce que, derrière le diabète, il y a une lésion du pancrÉi et que, si nous sommes fortement armés quand il s'agit i thérapeutique fonctionnelle, nous demeurons trop stmvi impuissants devant une lésion matérielle.
Traitement des diabètes aggravés et compliqués.
DIABÈTES A6GHAVKS
Les diabètes aggravés sont : le diabète de Cenfance; 1 diabète avec azoturie par dénutrition exagérée, qui conduj rapidement à ta décbéance organique et â la cachexie; diabète avec oxydaliona azotées abaissées ou hypoazotitrie .
A. Diabète infantile. — Le diabète de l'enfance a dflj allures si rapides qu'elles sont déconcertantes pour la thén peutique, et celle-ci compte peu de succès à son actif, quoi qu'il soit exceptionnel qu'on ait trouvé des altérations ( pancréas. On combinera un judicieux emploi du traitcmsl alternant avec la médication tonique, et surtout on insiste sur l'itlimentatton grasse et sur l'huile de fgie de morue. ( n'emploiera les opiacés qu'avec une extrême prudence, $om forme de poudre de Dower et seulement chez les enfants a dessus de trois ans. Ënlin, on a cité des cas où les prépi lions ferrugineuses, entre autres le phosphate de fer, ont reudi des services : je proposerais d'essayer le fflyrèro-phosph* de fer, dont l'action esl éminemment reconstituante.
B. Diabète avec azoturie de dénutrition. — Le diabète svej azoturie par dénutrition exagérée relève essentiellement do 1
TRAITEMENT DU UIABÈTE. I.ll
médication tTttpargne et, à ce litre, on doit hij u{>pliqu(^i' le traitement alternant. Mais quand il sera, comme il arrivi' souvent, sous la dépendance d'une lésion du pancréas, on obtiendra tout au plus des améliorations phis ou moins passagères.
Il conviendra de surveiller journellement, à l'aide du perchlorure de fer, la réaction de l'acide diaeétique dans l'urine, afin de reiâchcr la sévérité du régime dés qu'apparaîtra lu coloration rouge caracléristiquc. Ici encore, i'Iiuile de foie de morue, l'alimentation grasse, les préparations ferrugineuses, le gljcéro-pliosphate de fer. seront employés d'une façon pour ainsi dire continue et dans la limite de la tolérance digestive des malades. C'est dans ces cas qu'on a vu la cure de Donkin. le régime lacté absolu, donner des résultats temporairemeni favorables. Car, ce qui importe alors, c'est moins de diminuer la glycosurie que de remédier à la déchéance progressive qu'entraîne l'excès de formation du sucre. C'est dans ce but qu'on se servira aussi des strychriiçues et des amers, teintiiiide fèves de Sainl-lgnace, teinture de Baume, de noix vomigue. macération de qiiassia amara, etc., surtout si l'asaimilatiuit décroît du lait de l'inappétence ou de l'insuffisance des fonctions digestives.
C. Diabète avec oxydations abaixsées. — Sur 100 diabétiques d'apparence iloride, on en trouve une dizaine environ chez lesquels les oxydations azotées sont au-dessous do la normale, et cela, sans que rien de leur aspect extérieur ne le laisse pressentir. Cette diminution des oxydations est temporaire; elle survient par périodes, pendant lesquelles les malades sont mous, se fatiguent facilement et sont incapables d'un efiTort sonlenu. Elle correspond à des phases de dépression temporaire qui précédent le commencement de la déchéanci-, dans le cours de laquelle les oxydations sont toujours abaissées. Cest alors que la médication tonique, le sulfate de quinine associé à l'extrait de quinquina, les amers, les strychniques, les inhalations d'oxygène, les frictions excitantes, le massage, l'hydrothérapie sont indiqués, au moins pendant
toute la période où l'on constate cette diminution dos oxydations. J'emploie volontiers la formule ci-contre :
"iS Suirale de quinine 0,10
l'oudre de f-^ves dp Saint-Ignace. . . 0,01
i'oudre d'ipéca 0.0)4 0,02
EiU-ail de quinquina ........ 0,10
Pour une pilule. Faites 20. Prendre 3 pilules par jour, de préférence BU commeucenienL des repas.
C'est surtout dans ces cas qu'il importe de surveiller do ti-f-s près l'état de l'estomac, car l'aggravation du diabète est trop souvent une question de digestion. On n'hésitera pas, en cas de doute, à pratiquer l'examen du chimisme stomacal ', si souvent modifié chez les diabétiques. Car il ne faut pas oublier que tant vaut feslomac, tant vaut te diabolique, et qu'une bonne oxydation et une bonne assimilation sont encore les meilleurs stimulants de la nutrition : alors un traitement gastrique, habilement combiné avec un régime approprié, sfra la meilleure médication qu'on puisse employer.
COMPLICATIONS Dl' DIABÈTE
On doit avant tout s'efforcer de les prévenir, ces complications dont le traitement direct est si difficile, si incertain, et qui toutes précipitent la déchéance organique. Aussi, régime, hygif^ne, traitements pharmaceutique et hydrologique, tout est-il combiné pour concourir à ce but; et le traitement que nous venons d'exposer est aussi bien la thérapeutique de la maladie que la prophylaxie de ses complications. Celles-ci sont extrêmement nombreuses; il n'est pas d'appareil ni de système qui ne puisse en être le siège.
A. — Complicttioi» dD cdté du tube digeitil.
1. Stomatites, f/lossites, ginfjivites, carie dentaire. — Pour prévenir ces complications, dues pour la plupart à la pullulation des micro-organismes dans la cavité buccale, surveiller
1. J'cmploio pour l'éludn du chiiuïsme sloniacsl une mélltoilt clinique trt« mpids et très simple dont on IroUTCra l'cipose dans l'eicellent livra de U. Dovkn,
TRAITEMENT DU DIABÈTE. t53
d'abord rhygièni> île Ih IjoucKp. Oi'doniipr au diabétique de se laver la bouche l^- matin, le soir et après les repas, avec de l'eau de Vichy ou de Vais tiédie et additionnée d'un peu de l'élixir suivant, qui est k la fois un tonique gingival, un analgésique et un antiseptique :
¥ Teintuie de quinqum.i ïiO grammes.
Akoolal de cochléaria composé. . uO —
Teinture de gaïac 29 —
— de pyréllire 20 —
— de vauille fi —
Essence de Winter^Teeii 3 —
— danis I —
Menthol 3 —
Salol i gr. ;ifl
Quand l'une ou l'autre de ces complications sera déclarée, on commencera par faire Vanlisepsie buccale et pharyngée avee le 'gargarisme suivant, dont on usera plusieurs fois par jour.
? Naphtol '? 0, gr. 20
Borute de siiude 20 grammes.
Eau de menthe. ... laO —
Eau bouillie pour compléter un litre.
F, 9. a. — liarfçarisme.
En cas A' inflammation buccale et gingivale aiguë et douloureuse, on conseillera des bains de bouche avec la préparation ci-dessous :
If Décoction de racines de guimauve et de têtes
de pavot 2S0 grammes.
Chlorate de potasse 10 —
Laudanum ' 3 —
Dissolvez i?t niSlez. — faire tiédir au bain-marie avant de s'en servir.
I. Ceti« pFL'psrntion possède un goût asaci d^agréabli-. Si les malaiks ne pcuTcnt [a ilupporter, on lui subsiiiue» la s
a; BiHi .la rD»u«
CbtorotA dfl pouui«- . . . . ' Glyulrino . .
WcocUQn do piciocB Js giiiiiiaiiio il da IhM> ■ F. s. n. - BarKarisL
Coniro la gingieite expiihiv, Ifs atlouchpments à la teinture d'iode, et, contre la ran'p dentaire. 1rs moyens chtsaiques.
Si la langue est crevassi^e, roiige et douloureuse, employez d'abord les moyens précédents, puis la cautt^risation lég^^p à la teinture d'iode. A Vétat pileur de la langue opposez les badigeonnages avec Vacîde aréliqne dilu^.
2. Phargngitf^s. — Fréquentes au début du diabète, duusJ leur forme stcbc ou granuleuse, gônanl la di'glutition, provo quant une toux quinteuse, les pharyngites seront traitées par les gargarismcs antiseptiques précédents, les attouchements à . la glgcérine iodée', les eaux du Mont-Dore, d'Eaux-Bonnes, de Cauterets, de Challes ou d'Enghien.
3. Dyspepsies, — Provoquées par la boulimie, l'abus du régime trop exclusivement azoté, l'absence trop longtemps prolongée de féculents. On remédiera d'abord à la cause, soi! en répartissant la nourriture nécessaire sur un plus grand \ nombre de repas, soit en restreignant la sévérité du régime^ Puis on s'assurera, par l'analyse d'un repas d'épreuve, du , type hypo ou hypersthénique de la dyspepsie, et l'on trailers' ' celle-ci suivant les indications qui seront données plus loin ' à l'article Dyspepsie.
Aux périodes avancées du diabète, la dyspepsie oe rcltve plus d'un simple trouble fonctionnel, mais bien d'un catarrhe tnuqueux de f estomac ou d'une gastrite chronique : ici encore, ces affections seront traitées personnellement et indépendamment du terrain sur lequel elles se sont développées.
i. Trouôles intestinaux. — Le régime et les opiacés augmentent la constipation atonique habituelle aux diabétiques. On la combattra par la rhubarbe, la magnésie, la casoarine, etc., l'exercice, le massage abdominal. J'emploie aussi la cure de Chftlel-Guyon, source (jubler. faite à la maison ; quatre prises d'eau de 100 grammes chacune: deux le matin. deux dans la journée, pendant quinze h dix-huit jours.
i..dc. p»r i)ai
THATTEHEXT Dl! niAIlftTK.
Le vatarrlip hiteslinal avec diarrhée ost justiciabli' de : Iniiti'iiirnl orilînaii'o par les astringents, h's opiacés, etc.
B. — ComplicaUonB hépatiqnei.
Le foie est gros chez un grand nombre de diabétiques, parce qu'il est difficile qu'un organe en état de suractivité fonctionnelle ne finisse pas par augmenter de volume. Mais cette hypertrophie fonctionnelle n'eat pas une complication. Celles qui méritent vraiment ce nom, comme les accès de congestion hépatique avec subiclère et troubles intestinaux, la cirrhose hypertrophique piijmeataire et la cirrhose alfop/iiçue, sont heureusement rares. D'ailleurs leur traitement ne diffère en^rien de celui qu'on applique ordinairement à ces aft'ections, quelle que soil leur origine.