CHAPITRE VI
ALBERT ROBIN
De l'Acad^niiB da Médecins.
ClassiQcatioD des phosphaturles.
Le domaine de la phosphaturie essentielle se ri^trécit Ions les jours, à mesure que l'on connaît mieux les i?lats morbides dans lesquels celle-ci appamità titre de simple t^piphénomènc ou comme l'expression d'un trouble de nutrition surajouté ou secondaire. Aussi, ce que l'on di^signe sous le nom de diabète phosphatique reste-t-il encore une catégorie d'attente, dont l'on distrait à chaque instant des cas qui ressortissent aux phosphaturies secondaires; celles-ci forment de beaucoup le groupe le plus important.
C'est pourquoi la classification définitive des phosphaturies n'est pas encore possible, et celle qui suit n'a qu'univaleur purement relative.
On peut les diviser en essentielles et en secondaires.
La phosphattirie essentielle s'observe principalement chez les arthritiques. Le surmenage nerveux, la suralimentation figurent au nombre de ses causes tléterminanles les plus fn'-qucntes.
ni TllAITE DE TEIÉRAPEUTIQUE APPLIQCKE.
Les phosphattiiips secondaires sont cxtrêmemeut nomhreuses. Les plus crminiiincs sont celles dp la lubereidosf , tlila dyspepsie et du diabrie.
Dans la tuberculose pulmonaire, la phnsphalurio prf'ci'dc on accompagne l'apparition dossignes physiques et rationnels de la maladie; elle s'atlénue presque toujours, quand celle-ci est en pleine évolution. ,
La pliosphafurie accompagne souvent le dîahi-fe sucré, et, comme l'a bien monlré J. Teissier. elle peut lui sucréder ou alterner avec la glycosurie.
La phosphaturie dyspeptique esl h■^s iiiti^iessanle, d'abord par sa Wqnence, ensuite parce qu'elle a une valeur diagnostique importante, puisqu'elle est, pour ainsi dire, toujours liée \\ l'bypersthénic gastrique avec bj-perehlorliydrie (Albert Robin).
Les autres phosphaluries secondaires sont moins bien délimiti^es et sont presque toujours en rapport avec certaines maladiesdu système nerveitx; mais l'accord n'est pas fait sur leur véritable condition pathogi>nique. non plus que sur les cas dans lesquels on peut les rencontrer.
Enfin, j'ai décrit récemment des états niorliides où le phosphore s'élimine par l'urine à l'état de combinaison organique. Celte phosphoriirie n'a pas encore conquis son droit de cité eu pathologie, à cause de la difficulté de son diagnostic, qui repose tout entier sur des recherches chimiques peu accessibles au praticien.
La phosphaturie essentielle nous occupera d'abord, puis nous fournirons quelques indications sommaires relatives au traitement des phosphaturics secondaires et de la phosptio-
THAITIIMKNT DR L\ PIIOSIMI ATl'IUrT.
La phosphaturle esBeatlelle.