‹ Traite de therapeutique appliquee v. 13, 1904 (volume 2)Chapitre 29 sur 46 · V. Malaclie.1 fébriles · texte numérisé non relu

V. Malaclie.1 fébriles

Kn pri^seiicp de ee vaste programme, nous nous conlenterons, à propos des graiidi's variiHés qui y figurent, de quelques remarques générales. Contre la maigreur physiologique, il n'y a pas grand'chosc il fairc;du reste, par définition nu^me. ce n'esl pas une maladie. Ce n'est guère que par esthétique que l'on peut chercher à engraisser des gens qui se portent bien. Certains sont du reste absolument réfractaires à tout embonpoint. Dans la seconde variété figurent des malades qui ont ce point commun d'avoir une alimentation insuffisante d'être en étal d'inanition relative. C'est la cause même de c inanition qu'il faut supprimer; tanti'it la chose sera très ffrî cile, et tantôt elle sera tr^s difficile.

Contre l'anorexie nerveuse on emploiera la persuasion, suggestion, et, ai cela ne suffit pas, l'isolement, la séquestn tion médicale, à la façon de Weir Milchell, et au besoin Iq gavage.

Chez les dyspeptiques, ilfstudra donner un régime en rapportl avec la dyspepsie el combattre cette dyspepsie ellc-même;i3 Certains dyspeptiques seront soumis avec avantage k la suralimentation.

Sous le titre lli ligurent les maladies de la nutrition, eu particulier les diabMes, dont le traitement a été fait pim haut; relevons seulement l'impossibilité dans laquelle on sera, avec le dîabMe sucré par exemple, d'appliquer dans leiir inté-

TRAITEMENT DK LA MAIGRELH.

'^al(.'^

qiu' r

lins données au début d(r

«rite los i.>gi(.'!

ce chapitre.

Nous y avons inscrit aussi ramai^rissemciit \mr assimilalion itisuflisanli? primitive ; iimis entendons par là dos cas dan» lesquels on ne peut trouver à l'amaigrissement aucune cause plausible. Ces malades s()nt ordinairement des nerveux, maïs on ne trouve ni diabète, ni azotui'ie, et l'on en est réduit à admettre l'existence d'un vice primitif de la nutrition cellulaire. Dans ces conditions il faudrait moins craindre que pour les autres nuilades t'inlUionce des méthodes stimulantes : l'hydrothérapie, le massage, l'électrisation.

Les tuberculeux sont ceux qui ont le plus bénéficié de l'applicutiou à la thérapeutique de l'alimenlation méthodique et de lu suralimentation; en les gavant, M. Debove a montré qu'il fallait les alimenter largement, aussi abondamment que possible. La fièvre est un grand obstacle à cotte suralimentation.

Au coursde la lii'vre, il ne peut pas être question d'engraîssemont. Dans les maladies fébriles aiguPs. de durée assez longue, comme la lièvre typhoïde, on devra se préoccuper de ne pas laisser trop maigrir les malades. Il faut surtout se préoccuper de les empocher autant que possible de désasstmiler leurs masses musculaires. Le lait, le honitton, qui renferme de la gélatine, des sels, des phosphates, conviendraient très bien pour cela. On les amènera ainsi sans trop de déchets k la convalescence régulière: rien ne sera plus facile alorsqucdeles engraisser. Il faudra mf'me veiller (jnelquefois ii ce qu'ils ne deviennent pas obî'we^.

Page 1