‹ Traite de therapeutique appliquee v. 13, 1904 (volume 2)Chapitre 31 sur 46 · Il ociobrc 189*, p · texte numérisé non relu

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ront à l'alFiHrtion rachilique une allure spécialp, une gravitt^ exceptioniiollc. Il va sans dire que Ton aura recours, simulianément, aux autrc-s moyens th6rapeuti((ues et hygiéniques qui sont à noire disposition.

E. — Lamédicatinn parle/""*', dont ntius devons parler maintenant et recommander vivement le fréquent usage, est presque aussi ancienne que le traitement du rachitisme, Rosen de Rosenstein conseille de faire de i'eau de boule : « On suspend, dit-il, une boule de mars à un morceau de mousseline qui haigne dans l'eau et on l'y laisse jusqu'à ce que l'eau ait pris la couleur d'une infusion de thé; on ùte alors lu boule qu'on met sécher. L'enfant boit de cela pendant la matinée. Le lendemain un en fait autant. "

L'anémie étant une complication très fréquente du rachitisme, on comprend sans peine que le fer soit presque itoujours prescrit par les médecins dans le traitement de cette affection'.

Trousseau était si émerveillé des bons effets de l'huile de morue que, du moins dans ses le(;ons cliniques, il ne parle pas de la médication ferrugineuse. Comby conseille d'associer, dans certains cas, le sirop d'iodure do fer à l'huile de morue.

Despine et Picot, dans leur Manuel pratique des maladies de teiifance, formulent le sirop magistral suivant, souvent employé à Genève :

y Limaille de fer

Crème de laiirc soluble,

Caunelle

Sacre

Êcorce d'oran^ies mondées

Hhuliiirhe

Vin blanc

Une cuillerée ù botirlie malin et sn

Nous croyons, quant à nous, que c'est surtout Yiodure de r. iodure ferreux ou proto-iodure, qu'il est utile de presrire aux enfants rachîliques : aux plus jeunes, sous la forme

2i0 THAITÉ DE THÉRAPEUTIQLE APPLIQUÉE.

de sirup, k un âge plus avance, soit dans le m^me sirop, à dose plus considérable, soit en pilules. L'iode y est en effet associé au fer; et personne ne saurait contester l'utilîld de ce précieux métalloïde dans une affection presque toujours greffée sur un tempérament lymphatique et compliquée d'anémie plus ou moins intense.

F. — Dans ces derniers temps, un médecin anglais, Dixoa Mann ' , a utilisé Vexlrail de moelle rouge des os dans le traitement de l'anémie. Cet extrait s'obtient en faisant macérer quelques jours, dans de la glycérine, des fragments d'os de jeunes veaux. On obtient ainsi, après filtration, un liquide d'un rouge plus ou moins foncé, que l'auteur fait prendre à la dose d'une & trois cuillerées à café par jour. Il cite le fait d'un petitgarçon hémophilique, déjà traité sans succès par le fer, l'arsenic et l'huile de monie et chez lequel, après trois semaines de Irai-, tement exclusif par l'extrait de moelle, le nombre des hémar ties s'éleva de ;t800000 à tiOOOOO par millimètre cube.

Ce traitement mériterait peut-être d'être essayé chez tains enfants rachitiques, profondément anémiques et à intol rance gastrique telle que ni l'huile de morue, ni les prépara* lions ferrugineuses ne peuvent être prescrites.

G, — EnOn, ditM. Comby(/oco cilalo, p. 18"»), une nouv thérapeutique a vu le jour, il y a quelques années, en llalîl Partant de cette idée que le rachitisme serait une mala* tropbique en relation avec quelques troubles fonctionnels dt système nerveux central, M. Tedeschi s'est mis ft yalvanû la colonne vertébrale de tous les rachîtiques qu'il a observés. 11 a été suivi dans celte voie par M. Bonadei, directeur de l'Institut des rachitiques de Crémone et par M. Sagretli Claudio, qui a perfectionné la méthode et donné des bains électriques. '

Nous n'avons aucune expérience personnelle de cette mé-' thode; nous ne pouvons donc que croire à la sincérité de l'éloge enthousiaste qu'en ont fait ses auteui's. Néanmoins,

s ot fi-esse méditait. T- 3114, 1831,

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fiant donni^s ios moyens pharraact'u tiques et surtout hygiéniques si )>uissants dont nous disposons A^jk contre le rachitisme, nous ne voyons pas, en vérité, la nécessité d'y avoir systématiquement recours. Il est hon d'ajouler, cependant, que les courants alternatifs, à alternances rapides et sinusoïdaux, à peine introduits, à l'heure actuelle, dans la pratique mc^dicale. semblent donner déjà de très nombreuses espérances. Leurs effets sur les échanges nutritifs paraissent puissants, et rien ne prouve, qu'à ce titre, ils ne seront pas un jour trt-s utiles dans certains cas de déformations rachitiques rebelles, surtout chez les enfants de la seconde enfance, que des troubles nutritifs persistants maintiennent en état de déchéance organique prol'oude.

Médication adjuvante dans le traitement du rachitisme.

Sans doule la médication thérapeutique proprement dite a son importance dans le traitement du rachitisme; mais ta médicalton, que nous appellerons aJjuvante, acquiert ici, bien plus que dans un grand nombre d'autres maladies, une influence telle que, sans elle, les médicaments, quels qu'ils soient, ne peuvent souvent avoir une influence appréciable.

Qu'espérer, par exemple, au sein des grandes villes, do ce» enfants, même convenablement traités par l'huile de morue simple ou phosphorée, le sirop de fer, les préparations phosphatées, qui appartiennent à cette classe déshéritée de la société, où les régies les plus élémentaires de l'hygiène sont inconnues ou inapplicables; où habitation, alimentation, vêlements, tout est défectueux et insuflisant. La durée du traitement se prolonge alors pendant des mois, et, bien souvent, l'intensité de l'anémie s'oppose à la disparition des lésions rachitiques proprement diles.

Il faudrait donc pouvoir se préoccuper avant tout, en pareille circonstance, de modifier le niifieu ambiant du pelif

TIIATTÉ I)E TnhtnAPEUTIQUE APPLIQUEE.

malade. Qu'ils soni nombreux encore lea cas où cette médw cation adjuvante est impossible ! D'autres pays sont, à ce pointfl de vue, plus avaiici^s que i« nôtre. L'Italie, par exemple, possède des instituts spécialement destini^s aux enfants rachiti-| ques, et qui, parleur situation maritime, pour quelt^ues-un», d'entre eux, sont exceptionnellemenl favorables h la c celte maladie.

Quoi qu'il en soit, nous avons, en France, sinon des insti-*1 tuts spéciaux, tout au moins des hôpitaux spécialisés dontl quelques-uns, comme celui de Berck-sur-Mer, dépendance dél l'administrattoti générale de l'Assistance publique de Parts;.! reçoivent un grand nombre d'enfants rachitiques. ArcachoM'fl possède également un sanatorium maritime oti de nombreux ei fants ont vu leurs lésions rachitiques s'améliorer ou dispi raltre en totalité. Enfin l'Œuvre nationale des hôpitaux marinsl possf-de déjà, à Banyuls-sur-Mer, un sanatorium, où elle de créer un service de jeunes enfants rachitiques de deux «nsJ et même plus jeunes encore, si c'est nécessaire; et elle pr^l pare la création d'un hôpital d'enfants dans l'Ile d'Oléron.

A, Climat marin et bains de mer. — L'heureuse intluenci du climat marin et des bains de mer sur le rachitisme i au-dessus de toute contestation. Au récent (>ongr(>s de thalai sothérapie, tenu à Uoulogne-sur-Mer (2.%29 juillet 1S!)i), lei indications de cette médication marine ont été étudiées et dis^ cutées avec soin. Le D' Ch. Leroux, de Paris', après y avoir constaté que la moyenne des guérisons obtenues jusqu'à ce jour dans les sanatoria maritimes est supérieure il (>^ p. inO| ajoute : >< Les insuccès tiennent à deux causes principales 3 la première est que les enfants séjournent à la mer un tempi trop court, quelques mois à peine; la seconde est que I plupart des rachitiques sont soumis au traitement heaiicoiin trop tardivement. Aussi, malgré un séjour souvent prolongéj le bénéfice obtenu est-il, dans ce cas, fort restreint: l'étad généra) s'améliore, mais les déformations rachitiques porsi»-

Uifantile. n" 10. 15 ociobro 1891. p. Ml. 1

THAITEMENT J)V BACHITtSMK. Si3

tont. Quelques-uns de ces enfants sont envoyés au sanatorium à six. huit et «louze ans; or, à cet âge, les déformatinns sont presque toujours définitives et résistent an traitement marin. Au contraire, lorsque les rachitiques sont traités à un an, treize et vingt-huit mois, la guérison est à peu pr&s certaine et complète. Les chances de guérisnn diminuent avec la progression de l'âge et l'ancienneté de la maladie. » En s'appuyant sur ces considérations, le docteur Leroux a fait adopter parle Congrès les conclusions suivantes :

1" Le rachitisme guérit complètement par le traitement marin, à la condition que l'enfant soit traité dès l'apparition des déformations et qu'il soit soumis au traitement prolongé, pendant un temps impossible à déterminer, mais qui sera de deux ans au moins ;

2" il est nécessaire de créer et d'oi^niser, dans les hôpitaux et sanatorift marins, un service de bébés, pour admettre les enfants dès le sevrage physiologique (douze h dix-huit mois), service destiné particulièrement au traitement du rachitisme.

C'est donc à tort que l'on a réservé, jusqu'à ce jour, les hôpitaux marins pour le traitement des manifestations les plus graves de la scrofulo-tuberculose et du rachitisme: qu'on* les a considérés comme des succursales des hôpitaux et hospices, comme de véritables déversoirs où on envoyait les vieux chroniques, les enfants atteints de tumeurs blanches très anciennes, de maux de Pott avec abcès ossifluents et osseux accompagnés déjà de cachexie plus ou moins prnfonde. Il y a souvent, tout au contraire, pour de tels malades, contreindication formelle à l'emploi de la médication marine, et ils succombent quelquefois rapidement, au bord de la mer, à l'entérite, à la bronchite ou à la méningite tuberculeuse.

Les enfants qu'il faut traiter, au bord de la mer, sont ceux qui doivent y guérir radicalement: ce sont les enfants anémiques, lymphatiques, scrofuleux bénins, tuberculeux latents ou déjà atteints de tuberculoses externes au début, et enfîn Iiîs rachitiques.

2« THAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE APPLIQL'ÊK.

En fait de contro-iiidication, chez ces derniers, il i qu'une seule bien nelle : c'est le cas où le rachitisme est compliquiS d'anémie ou de lymphatisme profonds chez des sujets irritables, à manifestations congestives ou inilammatoires ; (esmanifestations de la scrofule iég&re, comme les- bli^pliaritt les conjonctivites chroniques, les otorrhfies, les hyperlrophîi amygdaliennes. les éruptions cutanées chroniques, supei ctelles. à condition d'avoir une (évolution plus ou moins pide non accompagnée de poussées aiguës congestives, b d'être une contre-indication, comme on l'a cru pendant loi temps, sont, au contraire, très avantageusement modifiées bord de la mer.

Cette question d'indications et contre-indications éti ''■lucidée, il est bon d'entrer dans quelques détails sur ^çon de donner les bains de mer aux enfants rachitiques.

C'est ft tort qu'on emploie souvent la violence poui ()longer de vive force dans la mer, alors surtout qu'il s'agit 'l'enfants tr^s impressionnables: la terreur qu'ils éprouvent '^n pareil cas n'est pas sans danger. Il faut, tout au contraire, les prendre par la douceur et la persuasion ; le mieux même, s'ils résistent quand môme, de s'abstenir le premH jour et de se contenter pour eux du spectacle d'autres enfants' joyeux, courant et riant dans la mer. Le lendemain leur terreur est dtîjà moins grande ; on les porte en leur tournant le dos à la plage, afin de leur éviter la vue de cette imi site qui les épouvante, ou on les entraîne insensiblement cette même plage, au milieu d'autres enfants déjà babil à la mer. Ceux d'ailleurs qui prennent souvent des chez eus craignent moins les bains de mer. Si leur pe délicate, sujette aux éruptions, il est bon de leur donner bord des bains d'eau de mer étendue d'eau douce, ou de li laver la peau, à la sortie du bain de mer. avec une époi imprégnée d'eau douce : un é^yth^nle cutané quelque généralisé, et les démangeaisons, l'agitation qui en seraii la conséquence, augmenteraient leur aversion pour la mer. faut les exciter à marcher, à jouer dans l'eau, puis à se roui

TRAITEMENT DU RACHITISME. îia

1 dans le sable, et môme k passer ainsi, à plusieurs reprises, de j ee bain de sable en plein soleil au bain de nier. Celte vive [ excitation de la peau par le grand et rapide changement de I tempi'ratnre. cette sorte de douebe froide et salée, plusieurs Ifois répétée, agit d'une manière Ûminemment favorable et KActive la nutrition. Ces bains d'eau, d'air, de soleil, prolongés luD certain temps, en prenant la précaution de garder la tête I sèche et couverte, surtout s'il s'agit d'une petite fille à l'abontdante chevelure, sont des agents puissants qui surexcitent I l'éDergie fonctionnelle des organes, de la peau et des muscles. On peut môme, pour certains enfants à la réaction vitale prompte et énergique, tolérer deux bains par jour. Ceux au contraire, d'ailleurs en petit nombre, qui seraient sujets aux convulsions, aux syncopes, à la diarrhée, ou qui, sous l'impression du froid de l'eau, se tiendraient immobiles, pâles, Verd&tres, avec tendance à la somnolence, ceux-là, disonsnous, devraient se contenter de courir sur le sable mouillé, ne recevant la vague que jusqu'à mi-jambe, ou môme jouer simplement au soleil, sur le sable, mais en costume de bain, afin d'avoir toute la souplesse d'allure désirable et toute liberté de se rouler à terre au gré de leurs désirs.

Tout ce que nous venons de dire s'applique, on le comprend, ft des enfants de la deuxième enfance, c'est-à-dire âgés â'su moins trois à quatre ans. Mais, nous l'avons dit tout à l'heure, on admet de plus en plus de nos jours l'utilité du traitement marin, dÈs le début de l'affection rachitique, chez les plusjeuoes enfants. C'est-à-dire qu'à l'époque môme du sevrage, ^ le douzième ou le treizième mois, l'enfant peut, à moins j contre-indication spéciale, ôtre conduit au bord de la mer. s doute il ne s'agit point encore de l'y baigner, du moins ro eau froide; maison doit déjà lui donner des bains d'eau B racr chaude et mélangée d'eau douce ; il doit surtout jouer jni grand air, prendre un costume qui lui laisse toute liberté de louvements des bains de soleil et do sable; et alors môme Ile la marche doit lui être interdite à cause du ramollissement et de la tendance à la courbure des os, il ne faut pas moins

■2i6 TItAITK IIK THÉ HAI'EUTIQUE APPLIQUÉE.

lui permettre de jouer ainsi »ur le sable, à la simple coDdilioi de ne point s'exposer à des mouvements Irop brusques i à des chocs violents de lu part d'autres enfanta plus âgés od plus robustes.

Quand les enfants ne peuvent, pour une raison ou pottd une autre, b^>néficier du séjour au bord de la mer (situation d fortune des parents, éloignemeut des côtes, contrc-indic lions tirées de l'état de l'enfant, etc.. etc.), on essaie d'y sup pléer par l'usage des bains salés (I à 2 kilogrammes de » marin par bain). Ces bains, étant cbauds, peuvent être pra longés plus longtemps que ceux de la mer: mais il est difB cile it'établir, à cet égard, des règles lïxes; et i! faut ténia grand compte de la susceptibilité de l'enfant, et de l'excitalioi cutanée, en général, qui peut en être la conséquence. Il ym mieux d'ailleurs que cette eau de mer artificielle et certaîiH stations thermales à eaux chlorurées-sodiqiies, comme Salie de-Béarn, Dax, Salins-du-Jura, etc. peuvent rendre de grands services. Elles seraient même préférables chez l0| enfants trop nerveux pour supporter le séjour au bord de I mer; et, toutes choses égales d'ailleurs, elles ont à lei un très grand nombre d'améliorations et de guérisons définiHl tives. A noter enlin que l'on trouve dans le commerce le»% sels extraits des eaux mferes. sels avec lesquels on peut prt parer en tout lieu des bains qui, inférieurs sans doute 1 ceux de la source thermale, n'en ont pas moins leurs avaa tages, quand l'enfant ne peut être conduit aupri>s de cetti source thermale, -

B. Vêtements, alimentation. — Il est inutile d'insister loi guemcnt sur ce fait important que, le rachitisme sur le plus souvent, chez des enfants débilités, anémiés toutt moins, ils doivent être rais tout particulièrement à l'abrî dâ intempéries des saisons et des refroidissements, qui auntiefl chez eux une gravité spéciale. De nos jours surtout, alors q le maillot est abandonné prématurément et que l'on habiÛ les enfants de quelques semaines, il est bon de rappeler an parents qu'il est prudent de les couvrir de vêtements ea (

TRAITEMENT Dl RACHITISME. 247

nello, surtout pendant la saison froide. Celle recommandation doit ôlre bien plus formelle encore, si l'on voit paraître les nouurea périarticulaires, premières manifestations du rachitisme,

Dès que l'enfant marche seul, l'usage a prévalu, dans un grand nombre de familles, de remplacer, en toute saison, les bas par de très courtes chaussettes, qui laissent à nu la jambe et une partie de la cuisse. Il serait diflicilc d'apprécier avec exactitude le nombre des enfants qui doivent à cette coutume des rhumes, des congestions pulmonaires, des angines et des diphtéries mortelles. Il n'est nullement démontra, d'autre part, que l'action constante du froid n'augmente pas les troubles nutritifs dans dos épiphyses où les manifestations rachitiques sont en voie d'évolution, 11 est donc du devoir du médecin d'insister tout particulièrement, en pareil cas, sur les graves inconvénienls de cette coulume.

Pour ce qui est de la nouirîtvre la plus convenable aux enfants rachitiques, nous en parlerons plus â propos tout fi l'heure, à l'occasion du traitement prophylactique.

Traitement chirurgical.

si le traitement médical du rachitisme était toujours mis en U'uvre dès le début de l'affection, si l'hygiène, si puissamment curative à elle seule, pouvait intervenir assez tflt, et si les parents savaient ou pouvaient empêcher les enfants de marcher ou de fatiguer leurs membres et les os en général, au moment oïi, i)ai' suite de leur décalcilîcation partielle, ils sont suceptiblcs de déformation, nous n'aurions pas à parler ici d'intervention chirurgicale, pendant et surlout après l'évolution du rachitisme. 11 n'en est malheureusement pas ainsi. La négligence et, bien plus encore, les nécessités sociales et la misère, ont. dans un très grand nombre de familles, de déplorables conséquences pour les enfants rachi-

2»8 TRAITÉ DE THÉRAPEL TIQUE APPI.IQLÉE.

tiquo8. Beaucoup aucconibcnl sous k' coup de complicalînna , diverses ou de maladies intercurrentes, gastro-intestinale; autres; et ceux qui gui^rissent restent atteints, en très grand » nombre, de dt^viations osseuses irrCparables. Et ces di^forniations ont plus d'importance peut-être qu'on ne serait tenté de le croire. Sans insister sur celles du bassin qui, cbei! la femme, peuvent avoir plus tard des cons6(juences si funestes, il est bon de savoir que l'enfant, Jont rBifection rachitique , parait guérie depuis plusieurs années, dont rien ne parait j plus troubler, en apparence. la croissance et le développement, peut encore être atteint, à un âge relativement avancé, do ] déformations osseuses tardives que rien ne semblait fain* prévoir,

Mikulicz',as8istantde Billroth, à Vienne, a observé de 1873 ; à 1883, soit dans les salles de l'hApital, soit à la consultation ^ externe, 2;i!> cas de genu l'algitm ou vaitim. Sur ces 239 en- ] fants ou jeunes gens, qui tous étaient ou avaient été rachiti-' ques, et avaient vu leurs membres se dévier progressivement I sous l'influence de la marche et des efforts, 60 d'entre eiixi avaient été atteints de genu valgura ou varum entre les ftges I de 12 à 19 ans, (^hez i7 de ces tiO, c'est-à-dire che/. les quatre i cinquièmes, l'alTection avait débuté entre la treizième et la sei- i ziÈmc année.

Que conclure de cette statistique éminemment instructive? J Que le traitement du rachitisme doit être prolongé pendantli des années, aussi longtemps, en quelque sorte, que dure It J croissance, aussi longtemps que le décollement partiel et lel développement irrégulier de l'os, aux dépens du cartila^ ju\ta-épiphysaire, sont encore possibles.

Une autre conclusion, tout aussi naturelle, est que. s'il estl nécessaire, sans doute, d'envoyer les enfants au grand air, au 1 soleil, à la mer, dans les divers sanatoria organisés ou en voie | d'organisation, dés le plus jeune âge, ainsi que l'ont demandé.

Knio uDil ilcrcn H«iluD;>> j s melhoilcs de traitemeni.)

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