‹ Traite de therapeutique appliquee v. 13, 1904 (volume 2)Chapitre 32 sur 46 · Mucuuci. — D melhodcQ. (Les diii Langenbeik'i Arch. I · texte numérisé non relu

Mucuuci. — D melhodcQ. (Les diii Langenbeik'i Arch. I

TRAITEME.M IIU IIACIIITISME. 24il

au dernier congrËts do llialassolliOrapie, nous l'avons vu, des confrères très experti^ dans la matière; ces confrères vont un peu loin, peut-être, en disant qu'à (», 8 et 10 ans, il est trop lard pour bc^néficier du séjour au bord de la mer et des bains de mer, les d<5 formations osseuses étant alors délinîtives. Incontestablement oui, celles qui existent déjà sont en grande partie incurables par les seuls efforts de la nature, mais il peut s'en produire d'autres encore. Le traitement dans des asiles spéciaux, au grand air, à la mer surtout, est donc encore très indiqué parce qu'il peut être très utile. Nous ajouterons que, dans ces sanatoria d'enfants, il devrait y avoir, à côté des salles de médecine proprement dite, un service cbirurgical, où le chirurgien aurait la mission de redresser, par les méthodes non sanglantes, les déformations osseuses dès leur appari lion, de corriger, par la violence, celles qui seraient définitives chez des enfants ou jeunes gens envoyés an sanatorium dans ce but spécial. Nulle part ailleurs les opérés ne se trouveront, surtout dans les classes peu aisées de la société, dans des conditions plus favorables à leur prompt rétablissement et ne seront aussi complètement â l'abri des troubles de la nutrition de leurs os et des déviations consécutives.

Nous serons bref sur la description des différentes inél/iodes de redressement, soit lent et progressif, soit violent, des courbures des os rachitiques. Audry. médecin de Lyon au xvu" siècle, redressait déjà le genu valgum, chez les petits enfants, avec une attelle rigide et rembourrée qu'il serrait contre la face externe du membre, au moyen de plusieurs tours de bande, en lui faisant prendre un point d'appui double contre le grand trochanter en haut, la malléole externe on bas.

Cette méthode, déjà ancienne, est aussi la plus reconimandable au début. Klle doit être employée, chez les jeunes enfanti.dès l'apparition de la déviation. Si on applique soigneusement l'attelle, tout au moins pendant la nuit, si, pendant le jour, on empoche l'enfant de détruire, par la marche ou les efforts violents, le travail de redressement de la nuit, la recti-

THAlTli IlE THEHAI'ELTEQIK APPLIQLÉE.

tude du membre s'obtienL lapidemenL. Mais une surveillance attentive est nécessaire pour prévenir les incurvations nouvelles; et il faut, chez certains enfants très vifs, très turbulents, laisser et reprendre l'usage de l'attelle à plusieurs reprises, pendant des mois, quelquefois des années.

Il faut savoir aussi qu'une attelle, fort bien appliquée en apparence, peut avoir des ellets absolument nuls; car, ainsi que l'a bien constata Mikulîcz. le membre se soustrait très facilement à la traction de redressement par un mouvement de rotation dans le bandage et une légère flexion du genou. Lorsque l'on a constaté ce défaut d'action de l'attelle simple, | il faut la remplacer par un appareil plâtré ou silicatt^, doQ(J l'inconvénient est d'être permanent. Son action n'en est. il osl'J vrai, que plus rapide. Inutile d'ajouter qu'il exige une sur-J veillance attentive, pour (éviter les excoriations ou même let eschares. et qu'il faut le renouveler de temps eu temps. Ion qu'il paraît no plus exercer une traction suffisante et lai» au membre la facilité d'exécuter, le long de l'attelle, l mouvement de rotation et de flexion dont nous venons d parier.

On peut enlin avoir recours aux ti/tpcufiiis or/Aopedû/tte Mais leur premier inconvénient est d'être chers et, dès lors,] non accessibles à toutes les bourses. Ils sont, pour la plupart, lourds el difficilcmenl supportés par certains petits malades. I Dans bien des cas, cependant, ils rendent de très réels servîce»;J et nous avons vu des enfants, porteurs d'appareils orthopédi-4 ques complets de tout un membre inférieur, marcher, courir. jouer comme s'il n'en était rien. C'est au médecin traitant de se prononcer sur l'opportunité de telle ou telle méthode, de tel ou tel appareil, et nous n'insisterons pas davantage. .

La méthode de Little est bien moins recommandable qutt ' celle d'Audry. Les enfants sont couchés sur le dos, les nicmbres inférieurs étendus; on place, entre les genoux, un petit coussin, et, au moyen d'une bande roulée le long des jambes, les pieds sont rapprochés le plus possible l'un de l'unlre. L'enfant est ainsi immobilisé pour des semaines : c'est dire

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qui', Jiiiis l'immi-iisf majorité des cas, cette méthodf doit lître rejetée.

Que l'on s'adresse à la méthode d'Audry ou à celle de (.ittle, h l'attelle simple ou incluse dans un appareil inamovible, il n'est toujours question que du redressement lent et progressif de l'os, par une pression mi^canique exercée sur sa lace convexe, du côté opposé à l'incurvation. Mais il existe des méthodes plus expéditives, par lesquelles on redresse brusquement, en une ou plusieurs séances, la courbure de l'os et, par un appareil approprié, on le maintient dans cet état de rectitude normale jusqu'à consolidation complète. A la première période du rachitisme, alors que les os encore malléablesobéissent à dos efforts de moyenne intensité, ce redressement manuel peut s'obtenir sans intervention sanglante et à l'aide des manipulations suivantes. S'il tCagit du redressement du membre inférieur, cas de beaucoup le plus fréquent, l'opérateur tient à pleines mains l'articulation du genou, non pas seulement pour y trouver un point d'appui, mais surtout pour la proléger contre un traumatisme possible; c'est l'autre main, appliquée quelque part sur le tibia, qui fait la pression du redressement. Cette pression est bien variable selon les cas; elle est déterminée par la forme et l'amplitude des courbures, le résultai total ou partiel que l'on se propose d'obtenir; et le point où ou l'applique plus particulièrement varie luimOme avec le siège de la torsion maxinia. Il est évident, par exemple, que dans le genii valgum, l'effet doit être cherché au point do jonction de la dîaphyse avec l'épiphyse.

Peul-on, si l'os résiste, augmenter cette pression, au risque de produire une rupture nu un arrachement de ligament, un décollement épiphysaire. une fracture de la diaphyse? — Tout membre qui résiste à une force de moyenne intensité devant être l'objel d'un redressement brusque, une fracture produite dans ces conditions permettrait d'atteindre rapidement le but proposé. Sans doute il s'agit d'un accident, qu'il faut tAcher d'éviter; mais les fractures se consolident si vite chez les enfants, qu'elles ne sauraient fitre considérées comme une

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