i) mois
11 — 4 mois.
12 — 3 mois.
I 1 — avec accident.
», '4 — 2 mois, dont un sans accident.
j 2.J (ibs. de guensûii a durce non déterminée. j 4 — — avec accident.
12 — 1 mois, dont un avec occident.
[1 — G semaines.
1 — ',i semaines.
10 obs. avec amélioration passagère.
• 4 obs. avec insuccès.
1 obs. suivie de mort.
Assurément, il faut se garder d'une appréciation trop optimiste. Il est de si singulières guérisons : Berger, Desprès, n'ont-ils pas signalé à la Société de chirurgie la disparition dune névralgie sciatique après la simple incision de la peau? Puis l'élongation a ses périls, et l'on trouvera dans le travail de Lagrange l'élude de ses méfaits. C'est une ressource thérapeutique qui donne, en matière de névralgies des nerfs mixtes, de très satisfaisants résultats; mais il faut qu'elle soit indiquée par l'impuissance de la médication, il faut surtout qu'elle soit très prudente. En formule large, on peut admettre, avec Trombetta et Gilette, que la force de traction thérapeutique doit être le tiers de la résistance de rupture : elle peut atteindre 25 kilogrammes pour le grand sciatique, 12 à 43 pour le nerf crural et le nerf médian, 9 pour le nerf radial et le nerf cubital, 2,o pour le nerf sous-orbitaire, 1,5 pour le sus-orbitaire. Mais il ne faut point rester en deçà du degré thérapeutique nécessaire. Comme le remarquait Chauvel à la Société de chirurgie en 18Hi, il n'est pas un opérateur qui, au Ifndemain d'une élongation, ne se soit juré de ne pas être aussi craintif à la prochaine fois. Quand on tient un tronc nerveux sur les crochets d'un élongateur, il semble toujours qu'on va tirer beaucoup trop : avec la graduation dynamométrique de l'instrument de Gilette, la traction est garantie, et il faut aller jusqu'à la dose tln^rapeutique.
Il est un nerf mixte dont les rapports anatomiques permettent de faire l'élongation non sanglante : c'est le nerf sciatique. Si, la jambe étant maintenue dans l'extension, on fléchit la cuisse sur le bassin, le sciatique, coudé sur le col fémoral comme sur une poulie de renvoi, s'élonge et s'étire à volonté. La chloroformisation est indispensable. On a reproché
à ce procédé son action aveugle, l'entorse fréquente du genou, des ruptures musculaires. Mais von Corwal (1), Trombetta (2), Langenbeck, ont publié de très encourageants résultats obtenus par cette méthode; Laurent, s'appuyant sur plus de vingt élongations « à la Trombetta », pratiquées dans les hôpitaux de Lyon, vante son innocuité et son efficacité analgésique manifeste dans plus de la moitié des cas. Omboni a communiqué à Lagrange une liste de dix élongations sciatiques, par flexion fémorale forcée, et suivies de succès. Le procédé vaut donc qu'on l'essaie quand toute autre médication a échoué dans les vieilles sciatiques rebelles.
Lorsque la névralgie intéresse une branche purement sensitive des membres, la névrotomie et l'élongation se valent. En tous cas, quand toutes deux ont échoué, la névrotomie s'impose comme opération définitive. Pour les névralgies des petits rameaux nerveux, nerfs digitaux, troncules péroniers, la résection nerveuse est la méthode de choix.
Le traitement chirurgical des névralgies du trijumeau trouvera sa place aux afTections de la face : c'est un chapitre de médecine opératoire qui s'est singulièrement développé dans ces dernières années et qui ne peut plus être fusionné dans l'étude générale des névralgies.
(1) Von Corwall, Correspondenzbkdt fur schweizer Aerzte, l""" mars 1883.
(2) Trombetta, Sullo sliramento dei nervi. Stiidi pathologici e ciinici. Messine, 1884.