Appareil de lleuae(|uin. — coiUiaue
liislallaliou de l'cxlension
552 FRACTURES DE l'uUMÉRUS.
embrassant rextrémité inférieure du bras se croise sur la face antérosupérieure de l'avant-bras fléchi, et porte à chacune de ses extrémités pendantes un poids de 2 à 3 kilos.
Pendant que la traction fatigue les muscles et prépare la réduction, on
dei-5 a do cent
de 2 2 a l'r^ 27 cenf.'X dclo a 2o cent.
Fig. 9-1. — Appareil de Honnequin.
confectionne l'appareil en H : on fait une bande composée de 16 feuilles
de tarlatane, de 1 mètre de longueur, ayant pour largeur la circonférence du bras prise à sa partie moyenne ; à partir de son bord supérieur on pratique, avec des ciseaux, une échancrure en forme de fer à cheval, profonde de 15 à 20 centimètres ; à partir de son bord inférieur, une autre échancrure, profonde de 45 à 60 centimètres, est séparée de la première par un espace plein d'une hauteur de 22 à 25 centimètres : la bande de tarlatane prend alors la forme d'un H, dont la barre transversale est plus rapprochée de l'extrémité supérieure que de l'inférieure; il n'y a plus qu'à réunir les feuilles de tarlatane par quelques points et à plonger l'appareil dans le plâtre gâché.
Ces préparatifs ont demandé environ 15 minutes. Généralement, la traction a fait la réduction ; sinon on la complète par une extension exercée sur l'extrémité inférieure de l'humérus, tandis qu'on refoule vers l'axe du membre l'extrémité du
— Appareil de Hennoquin. — Applicaliou du plàlri
|-HACTi;)îi;S DL TIKIIS MOYKN. 553
fragment dévié. Uostc a aj)[)li(niei' l'appareil déployé et Icaii par les chefs supérieurs : le passer entre le bras fraeturé et le thorax; engager l'échancnire supérieure dans le creux de l'aisselle, et ramener les chefs, que l'on tient dans les mains, sur la face supérieure de l'épaule, dont ils embrassent lu moignon; les croiser en X; mouler sur le bras la partie pleine de l'appareil; amener au pli du coude l'échancrure inférieure, qui se met à cheval sur la face antéro-supérieure de l'avant-bras fléchi, autour duquel les chefs s'enroulent à la manière des rub;ins d'un cothurne ; les réunir au niveau do rajjophyso slyloïde du culiitiis. Une blinde sèche est enroult'c nu)llcinent de bas en haut poui- niouhM- rap[)arcil sur le membre. Après quinze ou vingt minutes, le plâtre est sec : on peut enlever l'extension, la contre-extension et les biindes roulées.
A travers la fenêtre de l'appareil on surveille l'état des tissus et les déplacements fragmentaires. Un tampon d'ouate seirée, poussé entre les parois de l'appareil et l'extrémité des fragments, les fait rentrer dans l'axe s'il dévient. Il arrive parfois, quand l'épanchement a été très abondant, que le membre joue dans son moule plâtré : il vaut mieux alors en placer un nouveau.
§ 3. Séjour t>e l'appareil et mobilisation précoce. — Quand faut-il enlever l'appareil ? En général, nous répond Hennequin, trente-cinq jours sufhsent à la formation du cal. Nous ne le maintenons point jusqu'à ces déluis: si nous n'avons pas encore, à l'exemple de Championnière, la hardiesse de réduire l'immobilisation à la simple écharpe de suspension et d'entreprendre le massage immédiat, du moins, dès le huitième ou le dixième jour il nous est arrivé de supprimer le plâtre et de masser quotidiennement. C'est le plus sûr moyen de combattre la douleur et de hâter la résorption de l'épanchement. Pour éviter l'ébranlement du foyer de fracture, l'opérateur, comme le recommande Championnière, glisse sa main gauche dans l'aisselle, immédiatement derrière ce foyer, et masse de la main droite. « Il ne f;iut pas oublier que le champ du traumatisme d'une fracture du col est énorme : tout le moignon de l'épaule est compromis, une partie du bras : aucun muscle du moignon ne saurait être négligé ; tous les points confus et compromis doivent être passés en revue. » Au cours de la séance, on fera quelques passes sur la main, le coude, en mobilisant ces régions, sans ébranler le foyer de rupture. Les premiers mouvements d'abduction seront conduits avec grande prudence: le massage soigné du deltoïde, la provocation graduelle de ses contractions sont des détails importants.
B. — Fractures du tiers moyen.
Dans les fractures diaphysaires de l'humérus, transversales et sans déplacement, il est nécessaire d'immobiliser non seulement les fragments mais encore les articulations sus et sous-jacentes : l'épaule et le coude. Cela fait la critique des appareils à attelles ordinairement employés : les quatre attelles de Boyer appliquées par-dessus un bandage roulé enveloppant le
FRACTLiRES DE I.'llUMÉRUS.
membre depuis la main jusqu'à l'épaule, constituent un mauvais appareil. On ne l'améliore que partiellement par la fixation du membre contre le thorax, au moyen de quelques tours de bande hoinzontaux. Même avec cette précaution dès longtemps formulée par Desault, Boyer et Richard, on n'est jamais sûr, sauf chez les enfants, de ne point aboutira un cal irrégulier et chevauchant ou à une consolidation retardante.
L'appareil plâtré embrassant l'épaule, le bras, le coude et l'avant-bras jusqu'à son tiers inférieur donne déplus satisfaisants résultats. On peut
le disposer en une demi-gouttière postéro-externe, ne comprimant pas les troncs vasculaires et nerveux du membre. Ou bien on taille deux longues attelles dans la tarlatane pliée en seize doubles: l'une forme é trier au dessous du coude fléchi, et l'un de ces chefs remonte en avant du bras jusqu'à l'épaule, tandis que l'autre se plaque à la face postérieure du bras; la seconde attelle, plus large, se modèle sur la face externe de l'épaule, du bras et de l'avantbras. Quand on a affaire à un déplacement léger, la traction simple suffit à obtenir la réduction ; au besoin on assure la coaptation par pression directe, et l'on maintient la réduction jusqu'à ce que le plâtre se soit solidifié. Dans les fractures obliques avec chevauchement difficilement réductible, l'appareil de Hennequin, dont nous avons plus haut détaillé la technique, donnera d'excellents résultats. — Il ne faut point oublier que l'humérus est le siège de prédilection des pseudarthroses, des cals retardants et des. compressions nerveuses : nous en avons indiqué ailleurs le traitement.
Championnière reconnaît lui-même que ces fractures « sont de celles auxquelles ne convient guère le massage primitif ». Le membre ne peut guère être libéré définitivement, nous dit-il, que vers la troisième semaine ; nous préferons porter à trente ou quarante jours ces délais : c'est une affaire de variétés et d'inégale mobilité; il faut procéder ici par épreuve de la solidité acquise tout en reconnaissant qu'un massage bien conduit parait avoir une bonne influence sur le développement du cal.
Appareil plûtré de bras à allelles.