EXTENSION CONTINUE
rieur; si c'ost un lit en bois, enlevez le nionlant du bas ou percez-le à la vrille [tour faire passer le lien tracteur, qui va se eoudei- sur une poulie ou simplement nn(! bobine disposée en appareil improvisé suivant les ressources et l'inspiration; on peut voir, dans la figure lOi, l'artifice de
Fig. 177.
Traiiicau dt Vulktiiaiin.
Heinecke pour réaliser l'extension continue dans le cas de lit à panneaux pleins. En résumé, la traction doit être régulièrement disposée, transmise intégralement et sans déficit de rendement, orientée suivant une ligne
Fiis;. 178. — Extension pour un lit ù panneaux pleins (d'après Heinecke).
d'action parallèle à l'axe du membre : c'est à ces conditions seulement qu'elle est tolérée.
La contre-extension peut être mécanique et s'exercer par des cravates inguino-périnéales, par des alèzes, serviettes, bandes, tubes en caoutchouc matelassés d'ouate, coussins rembourrés; elle est automatique quand le corps est, par sa masse et sa résistance, le seul moyen contre-extensif. Ce procédé de contre-traction suffit le plus souvent. 11 s'est produit ici ce qui s'est passé pour le traitement des fractures par l'extension continue : alors qu'on s'évertuait à obtenir le diastasis articulaire forcé, on écartelait les
ARTHRITES TUBERCULEUSES.
membres avec des poids excessifs, et l'on entraînait le tronc en traction forcée.
Comme l'a écrit l'un de nous, « tout a changé de face lorsqu'on a reconnu que 3 ou 4 kilogrammes suffisent d'ordinaire à l'extension : les liens du pli de l'aine ont été supprimés du coup ». 11 est maintenant dans les habitudes thérapeutiques de se contenter de poids tracteurs médiocres (4 livres comme minimum utile; 1^2 à 16 livres comme traction maxima), et d'aider à la résistance contre-extensive du tronc en plaçant le lit en déclivité modérée par de petites cales de 5 à 10 centimètres. Inutile de le mettre en pente raide sur des billots de 20 à 25 centimètres. Si on craint l'indocilité
179. — Extension continue dans la première altitude coxalgique.
Fig. 180. — Extension continue dans la deuxième attitude coxalgique.
du malade, ses déplacements, les irrégularités de la contre-extension automatique pendant le sommeil, on préviendra ces défaillances par une action mécanique auxiliaire : une cravate sous-périnéale, le tube de caoutchouc emmailloté d'ouate y pareront.
Ces liens extenseurs ont, au reste, une autre utilité : ils servent, dans la correction des attitudes coxalgiques, de point d'appui pour faire basculer le bassin et redresser ses inclinaisons. En effet, les types de déformation et les variétés cliniques nécessitent des détails de technique complémentaires. Pour le genou, traction méthodique et axile : telle est la formule générale. A la hanche, les procédés d'application doivent être variés suivant le cas clinique; première ou seconde attitude coxalgique.
On sait la comparaison classique : le bassin représente une balance dont le fléau est la ligne bicotyloidienne, dont les deux jambes sont les plateaux; le centre de mouvement est l'axe horizontal sacro-pubien : voilà le schèrae de V appareil pelvi-crural^ pour employer le terme de Mon-