PIED PLAT VALGUS DOULOUREUX
A. — Indicatious générales de son traitement.
Ici encore, la déformation osseuse n'estpointle fait primordial, causal. La filiation logique des faits paraît établie avec netteté après tant de discussions pathogéniques. C'est d'abord la fatigue et la défaillance des muscles — surtout du long péronier latéral — chargés d'assurer la statique du pied et la cambrure de sa voûte. Puis survient la distension des ligaments plantaires, privés du secours important que leur prêtent les muscles pour la mise au contact des pièces osseuses. De là, l'afTaissement de la voûte plantaire, sous la pesée du corps agissant en excès puisque les résistances musculaires sont supprimées et suivant une direction vicieuse, puisque les muscles défaillants la répartissent mal; de là, la déviation en valgus, résultant d'une véritable incoordination motrice du pied, les jambiers devenant insuffisants pour contre-balancer la contracture des péroniers, surtout du long péronier latéral qui, quoique impotent, parce qu'impotent môme, supplée à la faiblesse de son pouvoir par la violence de ses eflbrts ; de là, la dislocation de la voûte cunéo-cuboïdienne,
l'IlMJS l'LATS VALGUS UOULOUREUX. Hli.'J
des distorsions articulaires doulmncuses dans la marche ou la station; de là, ciilin, des déformations osseuses fixant les dt'-viaticjns iuviHérées.