‹ Traité de thérapeutique chirurgicale (volume 2)Chapitre 32 sur 191 · SECTION PREMIÈRE DES PLAIES · texte numérisé non relu

SECTION PREMIÈRE DES PLAIES

Une considération domine It.' traitement des plai(>s : la vitalité des tissus du foyer traunuitique. Au point d'application du corps vulnérant, les éléments anatomiques sont souvent détruits et la vie est éteinte. Autour de ce point mort s'étend une zone où les échanges moléculaires se font encore; mais leur activité y est moindre: c'est la zone « stupéfiée » ou " douteuse », dont la résistance et la largeur varient selon la forme de l'instrument, sa force d'impulsion, la région où il frappe, l'état de l'individu blessé, et même le milieu où il se trouve. Les incisions nettes avec une lame aiguisée ont une zone mortifiée et une zone stupéfiée nulles pour ainsi dire : rien ne s'oppose à leur adhésion primitive. Il n'en est plus de même dans l'infinie variété des plaies contuses: zone mortifiée et zone stupéfiée y occupent de grandes surfaces, dévolues auspliacèle et à l'élimination. La réunion immédiate ne saurait alors être tentée.

Pourtant, depuis l'antisepsie, cette distinction entre les plaies contuses et les plaies à bords nets perd de son importance. Autrefois les germes rt'pandus à profusion dans les anfractuosités du foyer traumatique y provoijuaient des inflammations qui, après avoir détruit les tissus de la zone stupéfiée, poussaient leurs fusées purulentes jusque dans les régions saines. Sous nos pansements actuels, la zone stupéfiée reprend vie : la zone mortifiée est seule vouée à l'élimination; mais, pour peu que son épaisseur soit faible, elle est pénétrée par les cellules migratrices qui tissent une trame nouvelle au milieu de cette masse aseptique, et l'adhésion primitive est possible. Qui de nous, au cuir chevelu et à la face.

l~'2 DES PLAIES.

n'a réuni avec succès des lambeaux frangés, déchiquetés, contus, et qui, naguère, eussent été condamnés à une mort certaine?

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