‹ Traité de thérapeutique chirurgicale (volume 2)Chapitre 40 sur 191 · PLAIES VENIMEUSES · texte numérisé non relu

PLAIES VENIMEUSES

loin du champ de bataille, explorer, selon les règles de l'antisepsie ; le dfjigt, lus pinces, les stylets, n'auraient" pas contamine la blessure, et l'on pourrait avoir sous la main ces instruments ingénieux qui, par le simple contact, permettent de distinguer les corps métalliques des os: l'appareil électri(iue de Trouvé est le modèle du genre... quand il marche.

Le chirurgien doit toujours s'informer des tentatives antérieures : pour avoir méconnu ce pi'écepte, d'aucuns ont infligé au blessé d'inutiles explorations. De tous les instruments le doigt est le plus sûr ; avec les dimensions exiguès des [jrojectiles modernes, il sera nécessaire le plus souvent de lui ouvrir la voie par des débridements méthodiques. On divisera au bistouri les brides celluleuses qui l'enveloppent, car, selon Nimier, les |ii-ojectiles actuels se d('forment et s'entourent de tissu cellulaire condensé, qui résiste aux tractions et nécessite un dégagement laborieux. Sur l'index gauche on glisse une pince dont les mors, fermés, s'écarteront après avoir pris contact, et saisiront la balle. Si celle-ci paraît adhérente, on la dégage lentement, sans secousses, par des mouvements combinés de latéralité et de rotation. Une irrigation antiseptique du trajet suivra l'extraction ; on drainera si la plaie est irrégulière.

INous arrêtons ici cette étude des plaies par armes à feu. Si les parties molles ne sont pas seules atteintes, si un os est fracassé, il en découle des indications que nous renvoyons au chapitre des Fractures. De même, si le projectile a coupé une artère ou une veine, déchiré un nerf, atteint un viscère, des complications surviennent qui nécessitent une thérapeutique spéciale. Mais la cause de la lésion disparaît devant la lésion ellemême : la balle importe peu et nous parlerons de ces accidents à propos des hémorragies, des sections nerveuses et des blessures viscérales.

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