‹ Traité de thérapeutique chirurgicale (volume 2)Chapitre 44 sur 191 · HÉMORRAGIES SECONDAIRES · texte numérisé non relu

HÉMORRAGIES SECONDAIRES

Les hémorragies secondaires^ celles qui surviennent après l'hémostase provisoire ou permanente et sans intervention d'une diérèse nouvelle, présentent de nombreuses variétés dont le traitement sera mieux étudié ailleurs. En eflfet, les efîusions précoces qui surviennent sous l'influence d'un effort, d'un mouvement intempestif, d'un dérangement de l'appareil, peu après le traumatisme et lorsque le vaisseau sectionné n'est encore oblitéré que par un caillot friable, relèvent de l'étude des plaies des artères ou des veines, et nous nous en occuperons dans un autre chapitre. Les hémorragies tardives sont le fait de la septic(''mie : le bouchon fibrino-globulaire qui s'oppose à l'issue du sang se ramollit et se désagrège sous l'influence de la suppuration. La prophylaxie de cette complication est donc tout entière dans l'application d'une antisepsie rigoureuse, et nous savons que, depuis l'ère de Lister, ces hémorragies sont exceptionnelles. Leur traitement consiste à tarir le sang par les moyens étudiés déjà dans le chapitre de l'hémostase; rien n'est plus commode, rien n'a plus de valeur hémostatique que le tamponnement du foyer avec la gaze iodoformée. Il faudra, en outre, combattre la septicémie qui les aura produites, et nous avons déjà exposé ce point.

Il est d'autres hémorragies, désignées par Yerneuil sous le nom de néo-capillaires, et qui se produisent surtout au niveau des bourgeons charnus, dans les vaisseaux de formation nouvelle dont les parois embryonnaires cèdent au moindre effort. Elles s'observent surtout chez les très jeunes et chez les très vieux, chez les cachectiques et chez les affaiblis, au cours des fièvres graves, comme le typhus, et dans les altérations

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du foie, le scorbut et la leucémie. L'impaludisme se traduit parfois par des exsudations sanguines de la plaie; l'hémorragie prend même le type intermittent, et on l'a vue se tarir après la prise de quelques doses de sulfate de quinine. Mais ce suintement à la surface de la membrane granuleuse érodée traduit surtout une septicémie, et il est parfois le premier signe d'une infection purulente. On le voit, le traitement des hémorragies secondaires se confond avec celui des empoisonnements du sang ou des plaies des vaisseaux, et, pour leur étude, nous renvoyons à ces deux chapitres.

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