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(ligestils nécessitent l;i (liniinuti(jii des doses. Mais, à la (in du neuviènne septénaire, le lympliadénome, plus gros qu'une poire, et qui avait déjà envahi l'amygdale, ne dépassait [dus la dimension d'une amande.
Lesobs(n'vationsde Kai'e\vksi(l) et d'Israël (2) auraient i)lus d'importance car la guéris(ui serait complète ; parfois cependant survient une n-cidive (pi'uu iiouveiiu traitement fait disparaître. Les injections sont faites non seulement dans les ganglions, mais dans les amygdales malades, où, pour éviter la suffocation, on n'injecte, au début, qu'une ou deux gouttes seulement de solution arsenicale. Grummach a eu un malade guéri par l'injection, tous les deux jours, de deux à quatre gouttes de liqueur de Fowler : au bout de vingt et un mois récidive, et l'on recommence la médication. Giiterbock a, chez cinq malades guéris, observé une seule fois la récidive. Krii'll (;j) a guéri en quarante jours, et après absorption de 30 grammes de liqueur de Fowler, son malade, âgé de cinquante-trois ans : un an après, aucune récidive n'était survenue. Kiister a guéri trois lymphadénomes : pour un, il y eut récidive, mais l'arsenic en eut rapidement raison. Enfin nous trouvons deux faits de Lewis où vingt-cinq injections interstitielles de six à huit gouttes de liqueur de Fowler firent disparaître toutes les tumeurs lymphadéniques.
Nous ne pourrions, en France, fournir d'aussi nombreux résultats : Terrillon, le premier, a publié une observation où l'amélioration fut considérable ; mais l'un de nous a revu plus tard le malade en pleine récidive. Berger a dit à la Société de chirurgie avoir obtenu quelques succès, et Championnière croit à l'action de l'arsenic. Barlhe a publié dans la Gazelle hebdomadaire quelques faits où une amélioration considérable et même la guérison aurait été obtenue. Tédenat a observé la guérison d'un énorme collier de lymphadénomes ; mais c'est son seul succès. Enfin l'un de nous a publié dans le même journal et dans les BuUelins de la Société de chirurgie des articles et un mémoire où il expose les résultats obtenus chez six malades, qu'il a pu suivre de longues années ; trois sont morts et trois ont guéri. Or, dans ces six cas, il ne pouvait être question d'aucun autre diagnostic : il s'agissait de ces lymphadénomes cervicaux énormes qui ne sauraient être confondus avec la tuberculose.
Certes « on ne guérit pas à tout coup », et nous sommes loin des véritables chants de triomphe d'antan : le lymphadénome,« le pire des cancers » était, disait-on, sûrement conjuré par l'arsenic à l'intérieur et en injections interstitielles ; des échecs lamentables sont venus nous rappeler à la modestie.
(1) Karewski, Bevliner kliiu Wochemchrift, n°' 17 et 18, 1884.
(2) Jamek Israël, Berlhier klin. Wochenschrift, XVII, p. 52, 1880.
(3) Kroeu,, In Tlipse de Marzolplt. Strasbourg, 1882.