‹ Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 148 sur 372 · COL · texte numérisé non relu

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la ligne courbe supérieure de l'occipital pour désinsérer les faisceaux sterno-mastoïdiens. sterno-occipitaux et cléido-occipitaux; elle atteindra dans la profondeur les faisceaux cléido-mastoïdiens, sous-jacents aux attaches sterno-mastoïdiennes.

Il faut maintenir et accentuer le redressement obtenu par l'opération : le succès thérapeutique est à ce prix. Et la récidive est si fréquente que Mikiïlicz (1), incriminant la myosite fibreuse comme cause de la rétraction post-opératoire, a proposé récemment, pour les cas graves, l'extirpation du muscle dégénéré. A travers une incision de quelques centimètres, menée entre les deux nerfs du sterno-mastoïdien, il désinsère, attire, par décollement progressif et en s'aidant de l'exagération de la position

Fig. 125.

Appareil de Sayre.

Fig. 126.

Appareil de Kirmisson.

anormale, tout le muscle et l'excise. Nous préférons tenir nos succès d'un traitement post-opératoire attentif, tout en reconnaissant que cet exemple nous apprend du moins à ne pas nous contenter de sections musculaires parcimonieuses, mais à aller jusqu'à la résection des parties indurées.

La traction élastique est le moyen de choix pour achever le redressement de la tête. L'appareil de Sayre, ingénieusement modifié par Kirmisson, est très recommandable : des bandes de diachylon enroulées autour de la poitrine et de la tête constituent les deux points d'appui de l'appareil; un tube de caoutchouc, allant de l'une à l'autre de ces embrasses, porte la tête dans le sens opposé à la difformité.

Nous préférons employer le « diadème plâtré » — Gf/psdiadem de Lorenz. Nous plaçons autour de la tête, par-dessus une bande souple roulée en couronne à la hauteur du front, une bande à laquelle nous avons fait coudre toute une ligne de petits anneaux de cuivre pour rideaux et que nous fixons par une bande plâtrée ne laissant sortir que les anneaux.

(1) Mikolicz, Ueber die Extirpation des Kopfnickers beim uiuskulœren Schiefhals. Centralbl. fiirChir., 1895, n° 1, p. 1.

Autour de la poitrine, nous plaçons de même une ligne d'anneaux. Quand les deux appareils sont secs, il est facile, en tendant de l'un à l'autre des bandes de caoutchouc, de disposer des tractions élastiques parfaitement adaptées, suivant leur niveau d'insertions, à l'effet voulu. Nous plaçons généralement un lien tendu obliquement en avant, suivant la ligne d'insertions du sterno-mastoïdien du côté opposé au muscle rétracté et sectionné, de façon à déterminer la rotation de la tête en sens inverse de la déviation; puis un second, en arrière, croisant diagonalement le> premier, c'est-à-dire allant du voisinage de la région mastoïdienne du côté rétracté vers la ceinture thoracique du côté sain et produisant un effet synergique de rotation. Si la tête garde une certaine inclinaison, on la redresse en tendant verticalement du côté sain un lien entre les deux couronnes plâtrées. On surveille et fait varier suivant l'effet obtenu la direction des tractions élastiques.

A cela s'ajoutent très utilement les manœuvres de massage : la main gauche fixant la base du cou du sujet du côté opposé au muscle rétracté, la main droite prend la tête et la porte dans le sens adverse de son inclinaison. Il est avantageux encore de faire pratiquer des exercices d'extension céphalique avec l'appareil de Sayre. En clientèle pauvre, nous avons recommandé le soulèvement de l'enfant par les deux mains du père placées l'une sous le menton, l'autre sous l'occiput.

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