‹ Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 174 sur 372 · TRAUMATISMES DE LA POITRINE · texte numérisé non relu

TRAUMATISMES DE LA POITRINE

1° Contusions de la poitrine. — Dans les contusions de la poitrine, l'intervention chirurgicale n'a qu'un rôle peu actif. Placer le malade en la meilleure posture pour respirer, c'est-à-dire, le plus souvent, en position miassise, le mettre en d'absolues conditions de silence et de calme ; combattre le collapsus, par des injections sous-cutanées de caféine, de sérum artificiel ou d'éther ; inviter le blessé à respirer sans efforts, de façon à ne pas augmenter l'aspiration intrapleurale ; ne point le « calfeutrer », suivant, la routine, dans une chambre surchauffée, mais le laisser inspirer de l'air frais ; apaiser la dyspnée par les ventouses, la toux et les points douloureux par une injection de morphine; révulser sur les membres inférieurs avec quelques sinapismes, voilà tout ce que l'on peut. — Les fractures simples des côtes seront traitées par le plus sûr des analgésiques dans l'espèce, l'immobilisation du thorax dans une large bande de flanelle ou de toile ; le bras sera fléchi et fixé par une écharpe au-devant de la poitrine, pour mettre au repos les pectoraux. Dans l'hypothèse d'une fracture costale comminutive, de fragments enfoncés, non réductibles et offensifs, on n'hésiterait pas à inciser sur l'os et à relever les pièces déprimées. — Si la contusion est grave, si une déchirure pulmonaire a produit de l'hémothorax, si une rupture cardiaque a fait de l'hémopéricardite, ces lésions ou complications seront traitées de la façon qu'elles méritent.

2° Plaies pénétrantes de poitrine. — § lor. Cas simples : non-exploration et occlusion antiseptique. — Dans les plaies pénétrantes qui ne présentent point de complications créant un danger immédiat, on se bornera à l'occlusion antiseptique sans sutures ni exploration du trajet.

« Une blessure de poitrine qui traverse le poumon ne doit jamais être sondée : c'est la plus grave hérésie qu'on puisse commettre en chirurgie, et l'instrument dit sonde de poitrine, que l'on trouve dans la trousse des chirurgiens, devrait bien en être banni. »On pourrait attribuer

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