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DÉTERMINATION DU POINT SUPÉRIEUR ET TRACÉ DE LA LIGNE SUIVANT SA

direction anatomique. — Repérer l'extrémité supérieure de la ligne rolandique; puis, tenant compte de l'angle normal que fait ce sillon avec la

Fig. 4. — Détermination du trajet du sillon de Rolando par le procédé de Le Fort.

Fig. 5. — Détermination du sillon de Rolando par le procédé de Clado.

ligne médiane et de la longueur normale du sillon, construire sa direction et sa terminaison inférieure : tel est, avons-nous dit, le principe de la seconde méthode. A cette méthode, se rattachent les procédés de Hare, Chiene, Le Fort, Woolongham, Clado. Hare a fixé à 67° l'ouverture de cet angle sagitto-rolandique : d'après ces données, admises par Chiene, il trace, au moyen du cyrtomètre de Wilson, le sillon de Rolando, suivant un trajet oblique en bas et en avant à 67° et lui donne une longueur de 8 centimètres et demi en moyenne chez un adulte. Mais, cet angle, plus aigu chez l'enfant, est sujet à des variantes individuelles de 60 à 73° pour Hare, de 66 à 73° pour Masse et Woolongham : d'où des erreurs considérables lorsqu'on arrive sur le rayon à 8 ou 9 centimètres du centre. En outre, malgré l'emploi de goniomètres perfectionnés, tels que ceux d'Horsley, de Debierre, il est toujours délicat de mesurer un angle sur la surface courbe crânienne.

Quelques auteurs ont évité cet inconvénient. Us tracent le sillon rolandique, en menant, du point supérieur, préalablement déterminé, uneligne vers un repère ostéologique net : le milieu du rebord supérieur de l'ar-

TOPOGRAPHIE CRANIO-CEREBRALE. 7

cade zygomatique, pourR. Le Fort ; l'angle formé par l'arcade zygomatique et le bord de l'os malaire, suivant Clado. Le Fort place l'extrémité inférieur du sillon, sur la ligne rolandique, à 15 millimètres au-dessus de sa rencontre avec la ligne allant de l'angle orbito-temporal au lambda. Clado la trouve à un travers de doigt au-dessous de la moitié de sa ligne rolandique. Mais, ces procédés supposent une parfaite détermination du point rolandique supérieur : que ce repère, dont la variabilité est grande, soit inexactement calculé, et toute la ligne de direction est faussée. Aussi, préférons-nous, avec Broca, les procédés qui jalonnent préalablement les deux extrémités de la ligne rolandique, à la façon de l'excellent et suffisant procédé de Championnière, et la tracent par jonction des deux points.

2° Détermination de la ligne sylvienne. — La ligne sylvienne n'est point d'aussi grand intérêt pratique. D'après Championnière, elle com-

Procédé de Masse et Woolongham.

OSRI, équateur crânien, de l'ophryon 0 à l'inion I, en passant « un peu au-dessus » de l'insertion du pavillon de l'oreille ; 0MRI, méridien crânien ; RR', ligne rolandique, des 42/100 de l'équateur, aux 53/100 du méridien ; SS', ligne syluienne, des 31/100 de l'équateur au\ 79/100 du méridien (21/100 à partir de l'inion). Les scissures correspondent : scissure de Rolando, RL, aux 66/100 supérieurs de la ligne rolandique; scissure de Sylvius, aux 5 /1Q0 antérieurs de la ligne sylvienne.

mence à 3 centimètres de l'apophyse orbitaire externe et suit, à partir de là, une parallèle à l'arcade zygomatique, à 5 centimètres au-dessus de cette arcade. Poirier conseille de tracer une ligne horizontale allant du fond de l'angle naso-frontal à 1 centimètre au-dessus du lambda. Cette ligne naso-lambdoïdienne passe à 6 centimètres au-dessus du conduit auditif, touche le cap de la troisième frontale, suit sur une longueur de 4 à 5 centimètres la portion externe de la scissure, rase la partie inférieure du pli courbe, traverse celui-ci à sa base et aboutit à la scissure pariétooccipitale.

3° Procédés proportionnels applicables à la détermination des deux

lignes. — Établir les deux lignes rolandique et sylvienne, par des mesures proportionnelles aux dimensions et à la forme individuelles du crâne : tel est le but poursuivi par le procédé de Masse et "Woolongham. Sur la tête rasée, deux grandes lignes de direction sont tracées : l'une antéro-postérieure, le méridien, allant de l'ophryon (situé au-dessus de la glabelle, au niveau du diamètre frontal minimum) à l'inion; l'autre horizontale, l'équateur, passant par l'ophryon, au-desssus de l'attache crânienne du pavillon de l'oreille et l'inion. Il faut prendre les 53 p. 100 du méridien, à partir de l'ophryon, pour déterminer l'extrémité supérieure du sillon de Rolando. On trouve la direction de ce sillon, en déterminant un point sur l'équateur aux 42 p. lOO de la distance qui sépare sur cette ligne l'ophryon de l'inion. L'extrémité inférieure du sillon de Rolando se trouve, de haut en bas, aux 66 p. 100 de la ligne rolandique. La scissure de Sylvius coupe l'équateur aux 31p. 100 de la distance qui sépare horizontalement l'ophryon de l'inion. La direction de la portion rectiligne de la scissure sylvienne se trouve en déterminant sur le méridien un point, situé sur le prolongement de cette ligne, qui siège aux 21 p. 100 à partir de l'inion. — Pour déterminer ces lignes, Masse et Woolongham ont fait construire un appareil spécial.

1° Soins préopératoires. — §1CI'. Antisepsie de la région. — Le crâne a été rasé complètement — dès la veille, si possible — lavé au savon et à l'eau ou avec la décoction de Panama, dégraissé à l'éther et à l'alcool, puis rincé avec la solution phénosalylée ou sublimée. Il faut éviter que les liquides ne pénètrent dans les yeux, nettoyer les paupières et l'angle oculaire si l'opération porte vers la région frontale, procéder à la désinfection attentive de l'oreille et du conduit auditif externe si elle se rapproche de la région temporo-mastoïdienne. La région est recouverte d'une calotte de lint, imbibée d'une solution phéniquée : un morceau de silk et une lame de coton complètent ce pansement qui réalise dès la veille une sorte de bain antiseptique local. Au moment de l'opération, une nouvelle toilette antiseptique est faite : la région est frottée à l'alcool et frictionnée, ainsi que le pratique Championnière, avec une compresse stérile trempée dans la solution phéniquée au vingtième.

§ 2. Mensurations : tracé des lignes de direction et des repères. — Suivant le conseil d'Horsley, les mesures crânio-topographiques doivent être prises, si possible, la veille de l'opération et tracées à l'aide du crayon de nitrate d'argent : la précision de ces jalons anatomiques et la rigueur de l'asepsie y gagnent également. Ces tracés des lignes sylvienne et rolandique, peuvent être faits, au crayon, à la fuchsine ou à la teinture d'iode, ou plutôt encore, comme nous le pratiquons, avec le bistouri mené jusqu'à l'os, lorsque le malade est endormi; mais il est avantageux de n'avoir point à déterminer, d'une façon extemporanée, l'emplacement des repères fondamentaux. Les lignes dermographiques, lorsque les lambeaux ont été détachés

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