I. Bainal Tkèkes
Kalnxl Tiœhes
Fig. 175 et 176.
Ressorts anglais.
extrémités sur l'anneau ou sur le canal inguinal, la seconde ira très naturellement s'appuyer en arrière sur le côté correspondant du sacrum;
la pression antérieure répond directement' &. à la pression postérieure : il n'y a ni
Fig. 177. — Pelote avec fourche pour la hernie inguinale congénitale avec ectopie testiculaire.
Fig. 178. — Bandage à sous-cuisse adhérent à la pelote et fixé du côté opposé pour grosse scrotale.
décomposition, ni perte de force ; tout est employé utilement et, en conséquence, on obtient les plus grands effets avec une moindre dépense. »
La concurrence est déjà vieille entre le bandage anglais et le bandage français : Malgaigne a traité de main de maître ce parallèle de deux ressorts. Le ressort anglais utilise intégralement sa force élastique, alors que, dans
le bandage français, une bonne part est perdue, décomposée par l'obliquité inverse des deux extrémités du ressort. C'est la comparaison classique, de Malgaigne, avec les pincettes de cheminée : « N'est-il pas vrai que, pour saisir solidement un tison, il faut que les deux bouts de pince se répondent, et que le tison s'échappe si l'un des bouts passe par-dessous l'autre? » — Autre avantage de l'anglais : « Les deux bouts de l'ellipse se renfermant en dehors de la ligne médiane du corps, c'est-à-dire sur un diamètre moins étendu qu'il ne l'est à cette ligne médiane, le ressort n'a nulle tendance à s'ouvrir et à glisser du côté où il est appliqué, comme ferait le ressort français simple s'il n'était retenu par une courroie; de sorte que, dans beaucoup de cas, il peut se passer non seulement de sous-cuisses, mais même aussi de courroie. » Si l'on ajoute que le bandage anglais ne comprime que par ses deux extrémités, le reste étant libre et touchant à peine la peau ; qu'il s'élève fort au-dessus de la saillie trochantérienne et ne peut être dérangé dans les grands mouvements d'abduction de la cuisse, on aura complété le panégyrique du ressort anglais prôné par Malgaigne.
Et cependant, malgré ce haut patronage, On Continue Chez nOUS à mettre Fig. 179. — Bandage en caoutchouc avec , . iii p • pelotes à insufflation pour hernies ingui-
aux hernieux des bandages français : nales des n0Uveau-nés (vu par sa face comme l'a dit Gaujot, cette supériorité de postérieure). pression du bandage anglais est un danger ; elle enfonce la pelote dans le bassin en écartant les piliers de l'anneau externe ; elle augmente donc l'élément pathologique. Le ressort français, avec ses inflexions, tend au contraire à refouler et maintenir l'intestin en sens inverse du chemin herniaire. Mais, dans certains cas, le ressort anglais a son indication et ses avantages : pour les hernieux exposés aux grands mouvements — cavaliers forcés à de vigoureuses abductions, — ou pour des hernies où il faut lutter avec une grande force contre la poussée viscérale.
La. pelote est l'agent de la pression immédiate, et, partant, de la contention: elle doit s'adapter exactement à l'orifice et au trajet herniaire. Une enveloppe de toile solide, rembourrée de crin, de bourre ou de laine, enchemisée d'une peau chamoisée, adossée à une plaque métallique qui en est la charpente et en détermine la forme, telles sont les pelotes usuelles. Quand elles sont neuves, elles se modèlent et se façonnent suivant le relief et la pression : leur désavantage est de se tasser, se comprimer, s'indurer, perdre toute malléabilité et se transformer, comme cela arrive aux pelotes longtemps portées des pauvres gens, en des coussins durs, sans élasticité, souillés et malpropres. Malgré le grand nombre des pelotes inventées et brevetées, on s'en tient à ce modèle commun, plus ou moins confortable, plus ou moins rembourré.
Malgaigne a montré combien le choix d'une pelote est important, non
pas seulement d'après l'espèce et l'état de la hernie, mais d'après l'âge et l'état du malade. « C'est dans le choix du ressort et de la pelote, dit-il, que se montre la supériorité du chirurgien » ; on voit quelle est la faute thérapeutique des médecins qui se contentent d'envoyer le hernieux au bandagiste, parfois excellent mécanicien, mais trop souvent ignorant anatomiste. — Voici une hernie inguinale indirecte parcourant tout le canal inguinal, sans l'avoir trop dilaté : il faut agir sur le canal entier et surtout vers l'orifice abdominal ; la pulpe du pouce appliquée sur la longueur du canal remplit cet office à merveille. Donc une pelote, petite et bombée, allongée dans le sens du canal, convient à de pareilles hernies,
chez des sujets jeunes et robustes ou chez les individus d'un certain embonpoint, à cause de l'épaisseur du tissu adipeux qu'elle doit refouler. — Soit une hernie indirecte avec canal dilaté : ici les pelotes petites et bombées auraient l'inconvénient d'érailler les aponévroses encore plus qu'elles ne le sont; il faut leur donner plus de largeur pour qu'elles prennent un point d'appui sur les portions aponévrotiques voisines.
Autre circonstance : la hernie parcourt le canal sans l'avoir dilaté ; mais elle s'est produite chez un vieillard ou chez un hernieux héréditaire à sangle musculo-aponévrotique déficiente, ou chez un sujet maigre dont les saillies osseuses supportent mal la pression : une pelote petite et bombée agira trop fortement sur l'aponévrose affaiblie, la distendra, l'éraillera, et, au bout de quelque temps, on trouvera l'anneau plus large, le canal plus dilatable, la hernie plus forte. On prend alors des pelotes larges, à faible convexité, partout uniforme. — Pour une hernie devenue presque directe ou directe, la plupart des pelotes ne feront qu'une insuffisante contention : il faudra la pelote à bec-de-corbin. La contention des scrotalesde moyen volume est facilitée par la fixation du sous-cuisse au côté opposé de la hernie ; dans les scrotales très volumineuses, il est utile que le ressort embrasse les dix douzièmes de la circonférence du bassin. Dans le cas où le testicule est encore retenu à l'anneau ou dans le canal, on emploie une pelote en fourche ou en croissant, pour éviter l'appui sur la glande ectopique.
Pour les hernies crurales, la pelote que supporte l'extrémité antérieure du ressort français, fortement coudée de manière à arriver au-dessous de l'arcade crurale, est une pelote ovalaire, plus petite que celle des bandages inguinaux, à grosse extrémité dirigée en bas : les sous-cuisses sont indispensables et doivent être ajustés avec le plus grand soin. Le rapprochement du ventre et de la cuisse qui repousse invinciblement toutes