‹ Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 23 sur 372 · CRANE ET CERVEAU : LÉSIONS INFLAMMATOIRES DU CRANE · texte numérisé non relu

CRANE ET CERVEAU : LÉSIONS INFLAMMATOIRES DU CRANE

exactement ces crâniectomies libératrices : par la décompression du cerveau, par l'hyperémie cérébrale réactionnelle consécutive à l'écoulement du liquide céphalo-rachidien, ainsi que le pensent Jaboulay et Masson (i) ; peu importe l'hypothèse. Ajoutons qu'il ne faut point tabler, avec trop de confiance, sur des statistiques aussi optimistes que celle d'Echeverria, enregistrant 93 guérisons et 18 améliorations sur 145 cas. Avant de déclarer un épileptique guéri, il faut le suivre au delà d'un ou deux ans : après une trêve post-opératoire, trop souvent le mal récidive; sur 98 cas suivis pendant un an, Delvoie n'a relevé que huit guérisons stables. — Et l'on arrive à ces conclusions : d'abord que le plus sûr traitement, c'est ici la prophylaxie, ce qui ouvre à la trépanation primitive et préventive de larges indications. En second lieu, qu'à défaut de guérisons totales, il faut savoir être modeste et se contenter des améliorations : obtenir une longue rémission des crises, atténuer leur violence, transformer le grand mal en petit mal, ce sont des résultats qui valent bien une trépanation, bénigne si elle est aseptique.

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