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TRAUMATISHES DES VOIES BILIAIRES

avec soin dans les instants qui succèdent au traumatisme, consulter son pouls, sa température et l'état de sa sensibilité abdominale, en se rappelant que la douleur localisée à la région épigastrique ou à Thypocondre droit acquiert en l'espèce une réelle valeur ».

Une incision large sera pratiquée, pour ces laparotomies, dont jusqu'à présent nous ne connaissons que deux exemples : ceux de Kehr et de Dalton. Et encore s'agissait-il ici de plaies ouvertes : Kehr intervint pour un coup de revolver, Dalton pour un coup de couteau. Tous deux trouvèrent une plaie de la vésicule qu'ils suturèrent avec succès. Dans le cas de déchirure large de la vésicule et d'incertitude sur son état aseptique, il serait préférable, comme le conseille Calot et comme l'admet Terrier, de pratiquer la cholécystectomie qui n'a été pratiquée qu'une seule fois par Dixon, et secondairement. « Si la blessure siège sur le canal cystique, nous dit Terrier, le mieux est de pratiquer la ligature du canal dans son bout périphérique, et ensuite la cholécystectomie. Lorsque le canal hépatique est atteint, il faut établir le drainage temporaire. Dans les traumatismes du cholédoque, lier les deux bouts du canal sectionné et pratiquer l'abouchement de la vésicule dans l'intestin. »

La plupart des interventions ont été retardées jusqu'au moment des accidents péritonéaux secondaires. On s'est trouvé alors en présence de poches, où s'était épanchée la bile. La ponction a été autrefois l'intervention ordinaire, et Courvoisier, en 1892. en relatait 18 cas avec 11 guérisons. Cette ponction a parfois évacué des quantités massives de bile : 8 litres de liquide dans le cas de Kirmisson, 14 kilogrammes dans celui de Uhde. Il a fallu, dans la majorité des faits, réitérer les ponctions: neuf fois dans le cas de Fryer, huit fois dans celui de Barlow; et plusieurs malades ont fini par succomber à ces interventions successives et à la déperdition biliaire. Aussi, comme Routier le formulait dès 1892, la laparotomie secondaire s'impose, par ses garanties de succès et sa promptitude : l'ouverture sera faite au point désigné par la matité ; il faut prévoir des difficultés venant des adhérences de la paroi à l'intestin ; la poche sera lavée à l'eau bouillie salée ; des compresses ou des éponges montées aideront à son évacuation et à son nettoyage ; un gros tube la drainera. « Généralement, nous dit Terrier, la présence de fausses membranes a empêché de constater le point où siégeait la lésion des voies biliaires et l'on a eu soin de respecter ces fausses membranes qui pouvaient obstruer la rupture. »

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