Bouton de Boari (I, ouvert ; II. fermé
transplante systématiquement ces derniers. Ce n'est point cette indication qui nous fournira matière à heureuse ni à prudente chirurgie; au contraire, dans le cas d'exstrophie, la transplantation successive des deux uretères, ou, dans le cas de fistules uretérales pelviennes, la greffe unilatérale du conduit fistuleux, pourront susciter une plus légitime tentative.
CHIRURGIE DE L'URETÈRE. 943
Chalot emploie un petit tube de cuivre nickelé de 3 centimètres et demi de longueur sur 3 à 5 millimètres de largeur : l'uretère est emboîté sur un bout de l'instrument et lié sur sa rainure ; l'autre bout est muni d'un petit fil servant à l'extraction de l'appareil; l'appareil est introduit dans une petite incision du rectum et fixé par un point. — Le bouton de Boari paraît mieux établi. Une tige centrale creuse porte deux petites plaques, l'une fixe et l'autre mobile; cette dernière est repoussée par un ressort à l'autre bout de la tige. Pour placer l'appareil, on abaisse cette plaque mobile au contact de la fixe et on l'y maintient par un stylet traversant la tige (fig.ll); on introduit cette tige dansl'uretère et on l'y arrête avec un tour de soie (fig. 111). Sur l'intestin, le point d'abouchement est cerné par une suture en bourse et incisé (fig. IV) ; le bouton est introduit ; le fil en bourse est noué, ce qui ramène l'intestin autour de la tige (fig. V); puis on lâche le stylet : le ressort se détend et la plaque mobile refoule la paroi intestinale pour l'appliquer à l'uretère invaginé à l'extrémité supérieure du bouton.