‹ Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 336 sur 372 · TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

TUBERCULOSE

Il est toute une classe de malades dont nous n'avons pas à nous occuper : chez eux la glande spermatique est bien envahie par la tuberculose, mais déjà les poumons, les reins, la vessie, le péritoine ou le tube intestinal sont atteints. La lésion du testicule devient un épisode de peu d'importance; elle passe au dernier plan, et le médecin s'en préoccupe à peine ; il court aux accidents qui menacent la vie elle-même, et pour la tumeur des bourses, il se contente au jour le jour d'ouvrir et de panser les foyers ramollis. Nous ne parlerons ici que des cas où l'appareil génital est seul envahi, et nous supposerons la tuberculose cantonnée dans la glande spermatique.

Traitement général. — Eh bien, pour locale que paraisse l'affection, c'est toujours au traitement général qu'il faut d'abord s'adresser, et les résultats qu'on en obtient sont parfois excellents. Il n'est peut-être pas d'affection qu'une hygiène appropriée, une thérapeutique patiente combatte avec plus de succès, et nous avons depuis vingt ans enregistré un grand nombre de guérisons. Ce traitement doit être modifié suivant la constitution du malade, mais voici celui que nous appliquons d'ordinaire: en premier lieu, pendant les cinq mois les plus froids de l'année, nous avons recours à l'huile de foie de morue et nous ne craignons pas d'en élever les doses jusqu'à sept ou huit cuillerées à soupe par jour, qui, prises dans les bières fortes d'Angleterre et de Hollande, sont facilement acceptées par l'estomac : au début, une cuillerée est versée clans de la bière mousseuse; l'huile moins dense vient se placer entre la bière et la mousse, et on l'avale sans s'en douter. Peu à peu on augmente la dose, sauf dans les cas où les susceptibilités de l'estomac ou de l'intestin sont excessives.

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