‹ Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 342 sur 372 · FONGUS BÉNINS DU TESTICULE · texte numérisé non relu

FONGUS BÉNINS DU TESTICULE

épaisse de liquide. Mais s'il ne s'agit que de thérapeutique, la plupart du temps l'intervention est oiseuse ; le traitement ioduré résorbe à la fois le néoplasme et la sérosité. En tous cas, si la ponction est jugée utile, l'injection iodée n'est pas de règle et, après évacuation, l'hydrocèle ne se reproduit pas. « En ce qui nous concerne, écrit Fournier, je déclare n'en avoir pas vu jusqu'à ce jour qui ait persisté après résolution du sarcocèle. » Nous n'en dirions pas autant des pachyvaginalites syphilitiques dont nous avons, les premiers, signalé l'existence. La médication mixte peut y échouer et la nécessité d'un traitement chirurgical s'imposer quelquefois. La gomme suppurée et les fistules consécutives ne réclament pas un traitement distinct : l'iodure les guérit. Dans toutes nos observations nous avons vu la tumeur, jusque-là stationnaire, se modifier sous son influence ; le mort se détache du vif; le bourbillon s'expulse, la suppuration se tarit, les bourgeons granulent et la cicatrisation est rapide. Avant le ramollissement complet de la gomme, une intervention énergique peut provoquer la résorption. Nous avons noté deux faits de cegenre ; dans un de ces cas les altérations étaient avancées; déjà la bosselure adhérait aux téguments épaissis, la peau était œdémateuse et rouge, et l'on pensait qu'un foyer purulent allait s'ouvrir. Le sirop de Gibert eut raison de ces signes menaçants, et rougeurs, épaississement, œdème, tout disparut, jusqu'aux adhérences de la gomme avec les enveloppes du testicule. Mais, on l'a vu plus haut, la gomme peut aussi continuer son évolution et s'ouvrir à l'extérieur. Il s'agit alors de foyers complètement dégénérés, lorsqu'il institue le traitement, et l'iodure ne mord plus sur ces masses nécrosées.

Page 1