FONGUS BÉNINS
Depuis 1876, nous proposons, à l'exemple de Deville — et vingt-trois ans après lui — de morceler l'histoire du fongus bénin du testicule, simple épisode, phénomène souvent prévu au cours de certaines affections de la glande spermatique. Pourquoi donc isoler son étude? Ne faut-il pas la rattacher à celle de la maladie déterminante ? Appuyé sur les recherches de nos prédécesseurs et sur nos propres observations, nous croyons avoir démontré que le fongus bénin n'est qu'une complication et que les traumatismes, les inflammations aiguës et la gangrène, la syphilis et la tuberculose en sont les causes les plus ordinaires. Il affecte deux formes distinctes: l'une est la hernie du testicule où la glande recouverte de son albuginée s'échappe des bourses ; l'autre est le fongus proprement dit, qui naît du parenchyme par un mécanisme déjà bien vu par A. Cooper : des bourgeons charnus se développent sur les parois d'une caverne creusée par la fonte d'un foyer tuberculeux ou l'évacuation d'une gomme, et viennent s'étalera la surface d'un scrotum après avoir franchi l'albuginée ulcérée et les enveloppes du testicule.