‹ Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 362 sur 372 · DÉVIATIONS UTÉRINES · texte numérisé non relu

DÉVIATIONS UTÉRINES

poser à de nouvelles grossesses. Mais si l'on rencontre une rétrodéviation faiblement adhérente sans tendance au prolapsus et des ligaments sur la solidité desquels on peut encore compter, c'est le cas de compléter la libération et la reposilion utérines par le raccourcissement intra-abdominal des ligaments ronds, sur lequel Baudoin a écrit une bonne étude critique : le procédé de plicature de Wylie, ci-contre figuré, semble le plus facile et le plus sûr. On ne pourra recourir à l'hystérectomie vaginale que dans les cas d'organes dégénérés, irrémédiablement fixés en rétroflexion, perdus dans une gangue douloureuse et faisant de la malade une invalide.

§ 5. Hystéropexie vaginale. — Dans ces dernières années, les gynécoogues se sont efforcés de ramener l'utérus rétrodévié par des fixations au

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Fig. 252. — Raccourcissement infra-abdominal des ligaments ronds : procédé de Wvlie.

vagin et on vient de décrire une foule de procédés pour arriver à ce résultat. Byford, Doléris, Schùcking, Sànger et d'autres ont imaginé des opérations dont les plus connues sont celles de Mackenrodt et celles de Duhrssen. « L'opération, nous dit Pozzi, comprend trois temps : 1° incision de la paroi vaginale antérieure; 2° dissection et refoulement en avant et en haut de la vessie ; 3° suture du corps de l'utérus aux bords avivés de l'incision vaginale, avec ou sans ouverture du cul-de-sac péritonéal. Le corps utérin se trouve de la sorte soudé à la paroi vaginale sur une étendue assez grande, et si la paroi ne se relâche pas, on comprend que la matrice se trouvera placée et maintenue en antéversion. Mais les résultats n'ont guère répondu à l'attente, puisque l'auteur lui-même a proposé de changer la vagino -fixation en vésico- fixation. Les divers procédés s'opposent au développement rapide du corps utérin pendant la grossesse, et Duhrssen a noté six avortements sur vingt-quatre grossesses survenues après ces interventions. La grossesse menée à bien, l'accouchement lui-même est souvent difficile ou impossible et va jusqu'à nécessiter parfois l'opération de Porro.

§ (i. Choix de l'opération. — En résumé, lorsque les ivtroflexions sont réductibles, et s'il y a de la métrite, on traitera d'abord cette métrite par les soins habituels et en particulier par le curettage et l'opération de Schrôder, dont on a retiré d'excellents bénéfices. Les pessaires, puis l'Aluqié-Alexander sont ici très recommandables. On sait les inconvé-

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nients de la vagino-fixation eu égard à la grossesse : aussi n'y aurait-on recours qu'après la ménopause. Lorsque les rétrodéviations sont adhérentes, il faut, après tentative modérée de réduction sous le chloroforme, pratiquer le curettage et l'amputation du col qui pourront guérir la métrite et faire disparaître la douleur. Mais si les annexes sont malades on les extirpera, après laparotomie; on détruira les adhérences et on fixera à la paroi abdominale l'utérus libéré. Dans les cas complexes où à la métrite, aux adhérences profondes, se joint la faiblesse du périnée, il faudra recourir parfois à des interventions multiples, curettage, ampuation du col, laparotomie, extirpation des annexes, raccourcissement des ligaments ronds, hystéropexie abdominale et même colpopérinéorraphie.

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