DIFFORMITÉS ET VICES DE CONFORMATION DU CRANE
A. — Hydrocéphalie.
1° Indications générales de son traitement. — Il ne saurait être question de provoquer médicalement la résorption ou l'évacuation de la sérosité intraventriculaire : ni les diurétiques, ni les sudorifîques, ni les purgatifs, ni les altérants et, à leur tête, le calomel auquel on a voulu faire l'honneur d'un effet vraiment spécifique, ni les onctions mercurielles de G'œlis, ni les vésicatoires, n'y peuvent réussir. Il faut comprendre autrement le traitement médical de l'hydrocéphalie : quand il s'agit d'une forme acquise de l'hydrocéphalie, due à une méningite tuberculeuse, à une tumeur de même nature ou de nature syphilitique, comprimant les veines de Galien, la médication générale peut, en supprimant la lésion causale, enrayer et faire rétrocéder l'épanchement ventriculaire ; dans la variété corîgénitale, les médicaments ne remplissent que des indications secondaires ou « épisodiques » : les purgatifs combattront les tendances congestives ; les toniques relèveront l'état général ; le bromure de potassium calmera les accidents convulsifs.
Évacuer le liquide en excès, qui distend ou comprime les délicates parois nerveuses des ventricules ; exercer sur la boîte crânienne une compression destinée à obtenir une réduction de volume en rapport avec la quantité de liquide évacué : telle est l'indication opératoire. Elle peut se réaliser de diverses façons ; et les conditions anatomiques du crâne dictent en grande partie le choix du procédé.
Une distinction fondamentale s'impose : il faut, à cet égard, séparer l'hydrocéphalie congénitale et les hydrocéphalies acquises.
Dans la première, on a affaire à un crâne encore membraneux, c'est-àdire perforable avec un simple trocart, au niveau de ses points non ossifiés,