‹ Traité de thérapeutique chirurgicaleChapitre 85 sur 372 · MALADIES INFLAMMATOIRES DE LA CIIOROÏDE · texte numérisé non relu

MALADIES INFLAMMATOIRES DE LA CIIOROÏDE

Au reste, ce n'est point d'iridectomie correcte et typique qu'il s'agit ici ; le plus souvent on réalise un arrachement du lambeau irien, collé à la cristalloïde par les masses plastiques, une irridorrhexis. Après une section cornéenne suffisamment large, des pinces armées sur leur convexité de griffes solides vont saisir l'iris plaqué aux exsudats sous-jacents : s'il n'est soudé à la cristalloïde que par une bandelette péripupillaire, on peut encore rompre cette lisière de synéchies et se rapprocher du type opératoire normal. Mais s'il s'agit d'un large accolement irido-capsulaire, sila trame irienne est atrophiée, il arrive parfois que les griffes de la pince effritent ce tissu friable, n'en arrachent que des débris et n'entament point la croûte exsudative; comme la membrane irienne est en pareil cas fortement vascularisée, on voit, après quelques essais de pincement et d'arrachement, la chambre antérieure se remplir de sang : il faut cesser toute tentative opératoire. — Après une iridorrhexis, on observe parfois que le bord pupillaire est resté en place, collé par les exsudats qui séparent la vieille pupille de la nouvelle ; ou bien, dans le champ de la pupille artificielle, la cristalloïde se montre tatouée de taches pigmentaires : malgré tout, l'oeil s'accommode assez bien de ces irrégularités optiques.

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