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MALADIES DE L'OREILLE EXTERNE

Les plaies du pavillon seront traitées par la suture méthodique : la richesse vasculaire des tissus assure le succès de la réunion immédiate, même quand le pavillon ne tient plus que par un mince pédicule, même quand les bords de la plaie sont meurtris et contus.

A. — Lésions du pavillon.

L 'eczéma du pavillon est une des variétés les plus rebelles : son traitement est celui de l'eczéma en général. Dans les formes humides et suintantes, on nettoiera constamment les rainures de l'hélix et le conduit auditif externe par des lotions boriquées tièdes, par des essuyages doux avec des tamponnets d'ouate, par l'enveloppement caoutchouté ou l'application de cataplasmes de fécule qui « décaperont » les croûtelles adhérentes. Les topiques pulvérulents, bismuth et amidon, donnent généralement de bons résultats comme moyen d'assèchement et d'absorption ; mais il faut craindre leur encroûtement par la sécrétion morbide et multiplier les lotions locales. Là, comme ailleurs, la parfaite mise au net des surfaces eczémateuses nous paraît une condition de succès. Quand la sécrétion s'est diminuée, quand le gonflement est tombé, on modifie les surfaces par des topiques excitants, des lotions sublimées tièdes et surtout des « pinceautages » à l'alcool à 90°, qui nous ont rendu de grands services. Si le pavillon est raidi par l'eczéma sec, les onctions à la glycérine l'assoupliront.

Pour les tumeurs du pavillon, bien que certains épithéliomas puissent être guéris par le chlorate de potasse, l'ablation demeure la loi générale. — La lenteur de la résorption spontanée, la déformation du pavillon, sont des indications d'intervenir dans Yolhématome : on l'incisera largement; un jet antiseptique en évacuera le liquide et les caillots; au besoin, quelques coups de curette aviveront les parois de la collection : avec une

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