RÉPARATION DES COMMISSURES
Réparation des commissures. — Le lambeau cutané sera mobilisé sur la racine ou sur la partie latérale du nez, s’il s’agit de 1 angle interne,
Fig. 239. — Extirpation d’un cancroïde Fig. 2^0. - — Même opération. Aspect de
très étendu de la paupière inférieure. la ligne de réunion après la pose des
Tracé du lambeau autoplastique. premiers points de suture.
ou bien au voisinage de l’apophyse orbitaire externe, s’il s’agit de la commissure externe. L’extrémité libre du lambeau sera incisée suivant
Fig. 241. — Extirpation d’un cancroïde Fig. 242. — Môme opération,
de la commissure interne. Adaptation du lambeau.
Tracé du lambeau autoplastique. Aspect de la ligne de réunion.
son grand axe sur une longueur suffisante, ' pour être réunie en ^ à la peau et a la conjonctive.
On obtiendra le même résultat, en réséquant à l’extrémité du lambeau autoplastique un petit losange (fig. 2/rt).
OPÉRATIONS SUR LA TÊTE
Blépharoplastie par la méthode italienne.
Lorsque la destruction de la paupière a été complète et lorsque la brûlure a également détruit la plus grande partie de la peau de la joue, il devient impossible de tenter l’autoplastie par glissement.
Fig. 243. — Destruction de la paupière inférieure et des téguments de la joue par le calorique. Ectropion inférieur considérable.
Il faut alors employer la méthode italienne. Dans le cas représenté ci-dessus, on voit que la peau de la joue avait été profondément détruite, du bord palpébral inférieur à la commissure labiale gauche, et de la narine gauche à la région parotidienne.
244- — Id. Première intervention, 1er temps de l’opération. Libération du rebord conjonctivo-palpébral inférieur.
Id. Fixation du bras et de la têt< à la fin de l’opération.
‘"if" 1
i84 traité de thérapeutique chirurgicale.
Dans ces cas, le tissu cicatriciel pathologique et rétractile doit être extirpé dans toute son épaisseur.
OPERATION
i; opération comprend deux interventions successives.
Première intervention.
icr Temps . — Libération du rebord conjonctivo-palpébral interne.
Fig. 248. — Id. Position du bras et de la tète, vus du côté gauche. On aperçoit le lambeau autoplastique.
Temps. Suture d’un lambeau cutané brachial à large pédicule au rebord conjonctivo-palpébral.
3 Temps. — Application d un bandage plâtré destiné à maintenir le bras gauche au contact de la tête.
Cet appareil restera en place pendant dix jours.
Deuxieme intervention. Le bandage plâtré vient Aspect du lambeau autoplastique au moment où il va être détaché du bras.
Réunion du lai complémentaii
Fig. a5i. Id. Résultat de l’opération. La mortification de la partie inférieure du lambeau brachial a nécessité l’application d un second lambeau en ce point.
2 Temps. Extirpation de toute la cicatrice jusqu’à la commissure labiale gauche.
3l Temps. — Réunion du lambeau autoplastique.
Dans ce cas, la partie inférieure du lambeau cutané brachial s’est e marnée. On a obtenu la cicatrisation par l’application d’un lambeau cutané supplémentaire.
Deuxième intervention.
Le bandage plâtré est enlevé et on fait la toilette de la région.
ier Temps. Dissection du lambeau cutané brachial qui doit
être un peu plus étendu que la perte de substance à combler.
OPÉRATIONS SUR LA TÊTE
maladies des voies lacrymales excrétoires
Le traitement des plaies des conduits lacrymaux a été décrit avec le traitement des plaies des paupières.
Les plaies du sac lacrymal et du canal nasal seront traitées par la suture superficielle si les lèvres de suture sont nettes ; par le tamponnement suivi d’une réparation autoplastique précoce ou après cicatrisation, dans les cas de plaies contuses (plaies par armes à feu, etc.).
LÉSIONS INFLAMMATOIRES
ÉPIPHORA
Les lésions inflammatoires des points et des conduits lacrymaux ont pour conséquence fréquente l’éversion, l’inversion, le rétrécissement et l’oblitération des points ou des conduits lacrymaux, lésions qui déterminent l’épiphora. Il en est de même de l’inflammation chronique et du rétrécissement du sac lacrymal et du canal nasal.