CORNÉE ET CHAMBRE ANTÉRIEURE
LÉSIONS TRAUMATIQUES
Nous décrirons à la lois les lésions traumatiques de la cornée et des autres parties du globe oculaire.
CORPS ÉTRANGERS
Les corps étrangers de la cornée les plus fréquents sont de petites parcelles métalliques. Leur extraction se fait facilement avéc T anestliésie
locale quand le corps étranger est superficiel. On le luxe avec une aiguille à cataracte.
OPÉRATIONS SUR LA TÊTE. aoi
Lorsque le corps étranger est interstitiel, et ne fait aucune saillie au dehors, il faut éviter de le pousser dans la chambre antérieure.
En pareil cas, l’usage du blépliarostat est indispensable. La cornée est fixée par une première aiguille à cataracte, qui la ponctionne et dont l’extrémité vient soutenir sa face postérieure.
L’extraction du corps étranger est effectuée avec une seconde aiguille, agissant à la surface de la cornée (fig. 272).
Plaies par instrument tranchant ou piquant.
Les plaies par instrument piquant ou tranchant peuvent sectionner la cornée et la sclérotique, blesser l’iris, sans déterminer l’abolition de la fonction visuelle,
J ai vu beaucoup de ces cas, parfaitement cicatrisés, en examinant, dans les salles militaires de 1 hôpital de Reims, avec le médecin principal chef de ce service, les recrues qui se présentaient à la commission de réforme.
Si le chirurgien est appelé immédiatement après l’accident, il faut anesthésier l’œil à la cocaïne, désinfecter la conjonctive, réduire ou réséquer, s il existe, le prolapsus de l’iris. On applique un pansement humide boriqué légèrement compressif. Injection préventive de sérum anti-staphylococcique.
On obtient une bonne compression en appliquant sur la paupière supérieure, abaissée mais non contractée, puis sur la paupière inférieure, couche par couche, plusieurs plumasseaux aplatis de coton hydrophile stérilisé et imbibé d’eau boriquée, puis, par-dessus, une rondelle de gutta-percha laminée, du coton sec et une bande de crêpe Velpeau.
Le pansement sera renouvelé tous les jours. S’il y a suppuration de la conjonctive, on emploiera les lotions boriquées chaudes fréquemment répétées, sans pansement à demeure, car il faut éviter la stagnation du pus, et on administrera la staphylase.
Si la plaie est infectée, il peut être très difficile d’éviter la panophtalmie, qui exigera l’énucléation.
La médication anti-staphylococcique peut être dans les cas alarmants une précieuse ressource.
L’épanchement de sang dans la chambre antérieure peut être extrait par la kératotomie, si la résorption en est trop lente. 11 en est de même de 1 hypopyon, dont la guérison sera beaucoup favorisée par l’emploi de la médication an ti- staphylococcique.
Les plaies par un instrument piquant ou tranchant aseptique