JI
et le patient devra fermer doucement les paupières. On applique un tampon de coton imbibé d’eau boriquée tiède.
Fig. 29B. — Id. Coupe antéro-postérieure montrant l’action simultanée de la curette et de la pince à fixer pour l’expulsion du cristallin.
4e Temps. — Expulsion des masses corticales. Les masses corticales, s’il en existe, sont poussées dans la chambre antérieure par de légères frictions, pratiquées au travers de la paupière inférieure sur le segment inférieur du globe oculaire.
Les masses corticales sont extraites avec la curette d’argent, et les opacités capsulaires avec la pince à capsule.
5e Temps. — On réduit l’iris avec la spatule et on ordonne au patient de fermer doucement les paupières. On applique immédiatement un tampon de coton imbibé d’eau boriquée très froide. Cette application, dont le patient doit être averti, afin d’éviter de sa part un mouvement brusque des paupières, fait contracter immédiatement 1 iris et diminue considérablement les risques d’enclavement.
Pansement.
Instillation de salicylate d’ésérine à 1/200®. Vérification de la bonne coaptation du lambeau cornéen et application sur les paupières fermées de plusieurs petits plumasseaux de coton hydrophile imbibés d eau boriquée et légèrement exprimés. Rondelle de gutla-percha. Feuille de coton sec, et bandage avec une bande Velpeau.
toïi:
al8 TU Al TÉ DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE.
Vcmtre œil, qui a été recouvert, avant l'opération, d’un pansement identique, mais un peu moins volumineux, conservera ce pansement
Le pansement humide légèrement compressif réalise parfaitement l’immobilisation du globe de l’œil, qui est la condition essentielle d’une bonne cicatrisation. Le premier pansement ne doit être enlevé, s’il n’y a aucune douleur, que le troisième ou le quatrième jour.
Soins consécutifs.
Le pansement est enlevé dans une chambre obscure, avec éclairage latéral de peu d’intensité, — une bougie par exemple. On lave avec un petit tampon de coton hydrophile humide le bord ciliaire et on examine l’œil en écartant doucement les paupières.
Le pansement sera levé le surlendemain ; on se contentera dès lors de lotions boriquées tièdes.
L’opéré restera dans une demi-obscurité tant que la rougeur de la conjonctive n’aura pas disparu. Il portera des verres fumés à coquille.
On évitera, pour les premières sorties, le vent et le froid.
Les lunettes à cataracte ne seront permises qu'au bout de six à huit semaines.
Un œil emmétrope portera, pour voir de loin, un verre de io à 12 dioptries; pour voir de près, un verre de 3 à 4 dioptries plus fort. Le numéro des verres sera déterminé expérimentalement. L’acuité Aisuelle avec les verres à cataracte variera entre 1/2 et la normale.
ACCIDENTS DE L’OPÉRATION DE LA CATARACTE Blessure de l’iris.
La blessure de l’iris avec le couteau de Graefe ou le kyslitome donne un peu de sang, et n’est pas un accident grave.
Issue du corps vitré et luxation du cristallin.
Une pression exagérée du kyslitome peut produire une déchirure de la zonule et la sortie du corps vitré. La luxation du cristallin dans le corps vitré au moment de l’extraction exige son extirpation immédiate, apres iridectomie, avec une curette annulaire. Cet instrument
OPÉRATIONS SUR LA TÈTE. auj
devra être plonge franchement dans le corps vitré, et ramener la lentille d’un seul coup.
L’issue du corps vitré au moment de la sortie du cristallin n'est pas un accident irrémédiable, si la quantité expulsée est moindre du tiers de la masse totale.