ACCIDENTS POST-OPÉRATOIRES
La non-réunion immédiate de la plaie opératoire est une des causes les plus fréquentes de Y enclavement de l’iris, qui se produit dans les vingt-quatre ou quarante-huit premières heures.
Enclavement de l’iris.
L’iris enclavé doit être réséqué aussi complètement que possible au premier pansement. Ultérieurement, il faut, soit pratiquer une iridectomie secondaire, en détachant complètement avec le couteau de Gracie les parties herniées et en les réséquant avec soin, soit en réaliser la destruction au galvano-cautère.
La non-excision de l’iris enclavé expose à des phénomènes inflammatoires prolongés, susceptibles d’entraîner la perte de l’œil, ou, tout au moins, de maintenir pendant plusieurs semaines un état inflammatoire local. Cette complication oblige le malade à garder la chambre, et. à demeurer dans une demi-obscurité.
Cataracte secondaire.
Les cataractes secondaires doivent être traitées par la discision, quelquefois par l’ extraction.
Fig. 294. — Discision d’une cataracte secondaire
avec l’aiguille à cataracte et l’aiguille falciforme.
Les adhérences de l’iris sont libérées avec l’aiguille falciforme. On obtient une discision parfaite en faisant pénétrer dans la chambre ante-
rieure deux aiguilles faleiformes, dont chacune agira à son tour, l’une servant à fixer les opacités, qui sont dilacérées par la seconde.
On peut aussi pratiquer l’opération en maniant d’une main l’aiguille falciforme, de l’autre une aiguille à discision ordinaire (fi g. 294).
Oblitération de la pupille.
L’oblitération de la pupille nécessite l’iridotomie, ou mieux l’iridectomie triangulaire.
On peut réséquer un fragment trapézoïde de l’iris en plongeant le couteau lancéolaire près de sa périphérie, pour faire ressortir la pointe le plus loin possible.
On résèque le pont irien ainsi formé en sectionnant avec les ciseaux ou un couteau approprié les deux points d’attache de ce pont irien.
Antisepsie de la conjonctive et du globe oculaire. Anesthésie locale et générale.