‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome deuxièmeChapitre 193 sur 277 · B. TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE · texte numérisé non relu

B. TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE

Les tumeurs les plus fréquentes de la région parotidienne sont les adénopathies tuberculeuses.

On observe également, parmi les tumeurs des ganglions lymphatiques, le lymphadénome, qui est alors généralisé aux ganglions voisins. Les tumeurs de la glande parotide sont tantôt des tumeurs encapsulées et mobiles, au moins au début, parmi lesquelles on observe assez fréquemment le chondrome ramifié ou myxo-chondrome, tantôt des tumeurs infiltrées et diffuses de nature maligne.

Les figures schématiques 46q, 470, 471, 472, sont destinées à faire comprendre les rapports des adénopathies et des tumeurs de la loge parotidienne avec le nerf facial, la veine jugulaire externe et l’artère carotide externe et aussi avec la région de l’apophyse styloïde.

ADÉNOPATHIES

L’extirpation est indiquée toutes les fois qu’elle peut être faite sans difficulté, particulièrement lorsque les ganglions peuvent être énucléés de leur loge celluleuse,

OPÉRATION

1er Temps. — Incision cutanée verticale aussi limitée que possible et découverte du pôle le plus accessible du ganglion.

2e Temps. — Introduction dans cette incision d’une pince ou des ciseaux mousses et agrandissement de la plaie par divulsion.

3e Temps. — Même manœuvre à la face profonde de la tumeur ganglionnaire.

4e Temps. Luxation de la tumeur hors de la plaie et énucléation.

La luxation du ganglion peut exiger l’emploi d’une curette de diamètre approprié. Il faut éviter de déchirer le ganglion par des tractions avec des pinces à griffes.

5 Temps. - Tamponnement aseptique ou suture immédiate.

, due ganglion le plus accessible a été extirpé, il m’est arrivé très souvent d’ extraire les ganglions voisins sans nouvelle incision cutanee, en faisant pénétrer dans leur loge l’extrémité des ciseaux

Fig. 469. — - Coupe horizontale de la région parotidienne, montrant le nerf facial, la veine jugulaire externe, l’artère carotide externe et le prolongement profond de la glande, qui plonge entre le muscle ptérygoïdien interne et l’apophyse styloïde.

Fig. 470. — Coupe horizontale de la région parotidienne montrant la situation habituelle des ganglions tuberculeux, qui sont plus superficiels que le tronc du nerf facial. On distingue, en arrière de la carotide interne et du nerf hypoglosse, le nerf grand sympathique.

Irai

. — Même coupe, montrant le Fi

— Même coupe, montrant

développement d’un enchondrome de une tumeur cancéreuse diffuse de la la parotide, encore superficiel et com- parotide, dont 1 extirpation exigerait

primant le nerf facial. Ce nerf peut la résection du nerf facial, de la veine

être ménagé dans l’extirpation de la jugulaire externe et de l’artère carotide tumeur. externe.

Sur les figures précédentes on distingue entre la veine jugulaire interne et la carotide interne : i° d’avant en arrière, le nerf glosso-pharyngien, le nerf pneumogastrique et le nerf spinal ; 20 en dedans de la carotide, le nerf hypoglosse et 3° en arrière de la carotide, et recouvert par l’aponévrose prévertébrale, le nerf grand sympathique.

344 TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CÎUR IIRGIG ALE.

mousses et en écartant leurs branches avec force pour agrandir l’orifice.

Fig. 473. — Énucléation d’un ganglion parotidien avec une curette de Volkmann.

On va cueillir chaque ganglion, déjà en partie isolé de sa gaine cellulofibreuse, avec une curette et en s’efforçant de ne pas le morceler.

Page 1