‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome deuxièmeChapitre 194 sur 277 · TUMEURS DE LA PAROTIDE · texte numérisé non relu

TUMEURS DE LA PAROTIDE

L’extirpation des tumeurs de la parotide nécessite une connaissance anatomique précise de la région. La figure k'jk représente une coupe de la région parotidienne, passant par le conduit auditif externe. On distingue les limites profondes et antérieures de la région parotidienne, constituées par la réunion d’une aponévrose qui se porte de l’apophyse styloïde à l’os hyoïde avec une cloison horizontale située entre les glandes sous-maxillaire et parotide. On distingue dans la parotide le tronc du nerf facial, la veine jugulaire externe qui reçoit en bas la veine linguale, dans la loge sous-maxillaire, enfin la carotide externe qui vient de la profondeur. Le muscle digastrique est coupé près de son tendon intermédiaire. On voit la glande sous-maxillaire par son pôle postérieur.

Profondément, l’apophyse styloïde est en rapport avec la jugulaire interne; plus profondément, le glosso-pharyngien et la carotide interne. En bas, on reconnaît 1 artère linguale et au-dessous d’elle le nerf grand hypoglosse.

A. Tumeurs encapsulées.

Je pratique 1 extirpation des tumeurs encapsulées de la parotide par une technique analogue à celle de l’extirpation des ganglions tuberculeux mobiles.

OPÉRATIONS SUR LA TÊTE

OPÉRATION

ier Temps. — Incision verticale le long du bord postérieur de la branche montante du maxillaire inférieur.

2e Temps. — Découverte de la tumeur à l'aide de la pince à griffes

Fig. 474. — Coupe verticale dblique de Fig. 475. - — Coupe horizontale de la la région parotidienne parallèle à l’axe région parotidienne au niveau du pôle du conduit auditif externe. Segment supérieur de l’amygdale. Segment suantérieur. périeur.

et des eiseaux, et isolement de sa face antérieure par divulsion, avec les extrémités des ciseaux mousses.

3e Temps. — Le doigt reconnaît la- limite postérieure de la tumeur. On plonge les ciseaux mousses de ce côté et on isole le bord postérieur du néoplasme par divulsion. Puis on plonge l’index dans la profondeur et on isole de même la face postérieure.

Les connexions de la tumeur avec sa gaine cellulo-fibreuse sont détruites sur la plus grande étendue possible, de manière à luxer une de

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