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VÉGÉTATIONS ADÉNOÏDES DU PHARYNX

Les végétations adénoïdes du pharynx nasal sont une affection fréquente chez les jeunes enfants. Elles peuvent se développer dès les premières années, au point d’entraîner, avant que l’enfant ait appris à parler, des complications auriculaires suffisantes pour établir la surdimutité. Le faciès bien connu des enfants atteints de végétations adénoïdes, leurs joues creuses et leur visage effilé, le palais ogival, ne sont pas également caractéristiques dans tous les cas; le signe le plus constant est qu’ils dorment la bouche ouverte.

L’hypertrophie de la muqueuse du cornet inférieur et l’hypertrophie des amygdales coïncident très souvent avec la présence des végétations adénoïdes. Le diagnostic, probable d’après les seuls signes objectifs, se confirme par le toucher digital, qu’on peut pratiquer sous la narcose, au moment de l’opération.

J’enlève habituellement dans la même séance les végétations adénoïdes du nasopharynx, les amygdales et, s’il y a lieu, le bord exubérant du cornet inférieur.

OPÉRATION

Anesthésie générale. — L’enfant doit etre endormi a 1 improviste, afin de ne pas l’effrayer : une personne le fait jouer à cache-cache et lui couvre les yeux d’une serviette. On l’anesthésie d’un seul coup avec

Fig. 5ü8. — Coupe horizontale du pharynx entre les pavillons des trompes d’Eustache: Préhension des végétations adénoïdes avec la pince-gouge.

le chlorure d’éthyle puis avec le chloroforme; deux personnes doivent immobiliser au moment opportun les membres et la tête.

L’enfant est placé dans la position de Rose; la tête doit etre enveloppée d’une serviette mouillée, afin de protéger les cieveu. . ^

4a6 TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE.

Ablation des végétations adénoïdes.

1er Temps. — Introduction de la pince. On place louvre-bouche à anneaux du côté droit, on reconnaît les végétations adénoïdes avec l’index gauche et on plonge au-dessus du voile du palais la pincegouge fermée, pour l'entrouvrir jusqu’au contact des orifices pharyngiens des trompes d’Eustache. La pince saisit d'un seul coup la totalité du tissu adénoïdien (%. 5g8 et 599).

2e Temps. — Extirpation de la masse adèno'Aienne . L’index gauche s’assurera que la pince est bien placée. 11 faut, en rapprochant les

Fig. 599. — Id. Coupe verticale antéro-postérieure de la fosse nasale gauche tangente au vomer et montrant qu’une pince-gouge de courbure appropriée extirpe d’un seul coup la masse adénoïdienne.

mors, appuyer suffisamment en arrière pour mettre à nu les fibres nacrées de 1 aponévrose pharyngée. On retire la pince avec un léger mouvement de rotation en la guidant avec l’index gauche et en prenant som, ce qui est facile, de ne pas arracher un lambeau de muqueuse. L’hémorragie est insignifiante (fig. 600 et 601).

Ablation complémentaire des amygdales.

Les amygdales, si elles sont hypertrophiées, sont enlevées immédiatement avec Tamygdalotome de Collin, dont il faut avoir trois mo eles assortis. L amygdale est reconnue à l’aide de l’index et enlevée me 1 a ete écrit plus haut, sans qu’il soit nécessaire de la voir.

OPÉRATIONS SUR LA TÊTE

Abrasion du bord exubérant du cornet inférieur.

L’abrasion de la muqueuse exubérante des cornets inférieurs se fait également d’un seul coup, de chaque côté, à l’aide de la pince représentée figure 353, qui est placée de telle manière qu’une de ses branches pénètre le long du méat inférieur. Tout ce qui est exubérant du cornet inférieur, lamelle osseuse et muqueuse, se trouve extirpé d’un seul coup, par un double mouvement de rotation brusque dans un sens, puis dans 1 autre (fig. 6o3).

On aura à sa disposition des compresses pour le tamponnement éventuel des fosses nasales, que je n’ai jamais eu à faire dans ces cas, et une pince compressive pour l’amygdale, en cas d hémorragie persistante, complication que je n’ai jamais observée.

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