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ÉPILEPSIE J ACKSONIENNE TARDIVE POST-TRAUMATIQUE

Lorsque les crises sont nettement Jacksoniennes et que la localisation du centre cortical irrité correspond à peu près au foyer traumatique, il n’y a pas à hésiter.

C’est ainsi que j’ai mis à découvert, en 1900, à l’ouverture du Con-

Fig. io4. — Exostose post-traumatique de la table interne ayant déterminé la formation d’un kyste séreux cortical.

grès international de médecine, devant le P1 Virchow et de nombreux collègues, un kyste cortical du cerveau provoqué par le développement d’une exostose traumatique de la table interne. Le kyste a été ouvert et tamponné, l’exostose a été rabotée à la fraise électrique, et le volet osseux fut remis en place. Dans ce cas il faut creuser dans le. volet osseux, au niveau du foyer traumatique, un orifice pour le

passage d’une mèche de gaze. .

Quelquefois on pourra pratiquer non plus la craniectomie temporaire, mais la craniectomie définitive, c’est-à-dire que 1 on resequera entièrement, entre 3 ou 4 orifices faits avec la fraise, le segment osseux pathologique. On peut agrandir la perte de substance avec la pincegouge. Ces pertes de substances définitives n’ont aucun inconvénient lorsqu’elles ne sont pas trop étendues.

Corps étrangers du cerveau.

nous au cas de cette femme qui po

balle de revolver de 9 millimètres enkystée au voisinage de la selle tur ciquc.

Il est incontestable qu’il serait dangereux de tenter l’extirpation de ce corps étranger. Si le projectile manifeste sa présence par des accidents bien caractérisés, il faut Opérer. Deux radiographies faites l’une dans le sens transversal, l’autre dans le sens antéro-postérieur suffisent, comme je fai signalé, pour le repérage du corps étranger. On prendra soin, avant de faire ces radiographies, de placer dans chaque conduit auditif un petit cylindre de plomb, et, au niveau de la protubérance occipitale externe et de la région intersourcilière, deux agrafes métalliques.

Avant de pratiquer l’opération, on vérifiera une dernière fois le siè<*e du corps étranger par la radioscopie et on mobilisera, au point désigné par ces diverses explorations, un volet ostéo-cutané de 6 à 8 centimètres de diamètre au minimum. La recherche du corps étranger, s il est intra-cerebral, se fait avec de fines et longues aiguilles à acupuncture. Les corps étrangers très denses, surtout les balles de plomb, se retrouvent très fréquemment en un point déclive : fosse fronto-etmoïdale, fosse temporale, fosse occipitale. La technique opératoire devra etre appropriée à chaque cas particulier.

SUPPURATIONS CONSÉCUTIVES AUX FRACTURES ET AUX PLAIES PÉNÉTRANTES DU CRANE

S il existe une fracture ou bien une plaie pénétrante du crâne, il suffira souvent d’agrandir quelque peu l’orifice avec la pince-gouge pour évacuer un foyer purulent superficiel.

Si les symptômes persistent malgré une première intervention assez limitée, on pratiquera la craniectomie atypique, comme il est indiqué

n us haut 1

méningite localisée

. symptômes graves de la méningite correspondent pour une

grande paît a 1 exces de tension intracrânien».. . • l’évolution inflammatoire. 1“ accomP®8IM

Craniectomie occipitale pour méningite chronique loc£ Incision des téguments. Le volet doit être de petite di sion au cas où la pression intracrânienne exposerait ;

unie occipitale pour méningite et nt de la table interne à la pé ax avec le ciseau à angle mousse

11 est donc indiqué, si le sujet est suffisamment résistant et si la lésion paraît peu susceptible de se terminer par la résolution, de pratiquer une craniectomie décompressive et de diminuer ainsi les dangers immédiats de l’exagération de la tension intracrânienne,

La craniectomie décompressive est d’autant plus indiquée dans certains cas de méningite, que l’on a publié dans ces dernières années des observations où l'on n’a trouvé à l’autopsie, chez des enfants morts

Fig. 107. — Craniectomie occipitale pour méningite chronique localisée. Incision de la dure-mère et découverte du foyer de méningite chronique.

avec tous les symptômes de la méningite simple ou tuberculeuse, aucune lésion méningée caractéristique.

Ces pseudo-méningites avaient cependant déterminé la mort après une série de phénomènes d’excitation, suivis de coma et de dilatation des pupilles, et symptomatiques d’une augmentation de la tension intracrânienne.

Il s agissait de véritables méningites inflammatoires, mais purement congestives. Une opération décompressive serait en pareil cas le traitement le plus efficace.

Je ne suis intervenu jusqu ici que dans un seul cas de méningite tuberculeuse. Il y avait une tension intracrânienne extraordinaire et le volet ostéo-cutané est resté soulevé de 10 à i5 millimètres. L opération, malgré une amélioration de 6 à 8 jours, n’a exercé aucune influence appréciable sur la terminaison de la maladie.

Je suis intervenu au contraire avec succès dans un cas de méningite

OPÉRATIONS SUR LA TÈTE. „3

occipitale subaiguë a rechutes, chez une femme d’une trentaine d'années qui avait déjà présenté antérieurement une attaque de méningite avec vomissements et état comateux. La pie-mère était laiteuse, épaissie, surtout le long des rameaux vasculaires, et l’incision du cerveau, qui était œdématié, laissa écouler une cinquantaine de grammes de sérosité.

Cette malade guérit sans incident.

Il est donc certain que la craniectomie décomprëssive est indiquée dans certains cas de méningite, et que cette opération peut, en faisant cesser les accidents de compression encéphalique/donner à l’organisme le temps de poursuivre victorieusement sa lutte contre les microbes pathogènes.

Dans les cas de craniectomie latérale, on peut laisser un orifice osseux temporal, pour y placer une mèche de gaze et même un drain de verre destiné à drainer le lobe temporal du cerveau. Ce même orifice servira à pratiquer la ponction du ventricule latéral, où peut exister une accumulation de liquide.

Le ventricule latéral se trouve à une profondeur de quatre centimètres au plus, et l’aiguille doit être plongée obliquement en dedans et en haut, vers le bregma.

Dans un autre cas d’accidents méningés non tuberculeux, j’ai drainé simultanément, chez une jeune fille de i4 ans, la fosse temporale et la fosse occipitale. Celte malade a guéri.

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