‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome deuxièmeChapitre 74 sur 277 · PHLÉBITE DU SINUS LATÉRAL · texte numérisé non relu

PHLÉBITE DU SINUS LATÉRAL

Lorsque les accidents n’ont pas cédé à l’évidement de la mastoïde et à l’ouverture de l’antre, il faut rechercher s’il existe soit une phlébite du sinus latéral, soit un abcès sous-dure-mérien.

L’ exploration du sinus est facile : si l’évidement de la mastoïde a été fait suivant ma technique, la paroi externe du sinus doit avoir été mise à découvert par le pôle de la fraise. Il suffit, pour juger de son intégrité, de ponctionner cette paroi avec un bistouri étroit. Si le sang veineux jaillit, on pratique avec de la gaze un tamponnement serré de la mastoïde et on applique un pansement compressif. S’il sort au contraire par le petit orifice une petite quantité de liquide sanieux, la paroi du sinus est incisée plus largement et les caillots suppurés sont enlevés à la curette.

Il peut être nécessaire, dans certains cas, de mettre à nu avec la pince-gouge, en entamant la boîte crânienne, la paroi externe du sinus latéral sur une longueur de 2 à 3 centimètres.

Le trajet du sinus latéral est indiqué sur la figure 166 qui représente la perte de substance osseuse nécessaire. Le sinus étant mis à découvert par le premier temps de l’évidement (fig. 167 à 170), il suffît, pour l’ouvrir sur la longueur suffisante et pour évacuer son contenu septique, d’inciser les parties molles vers la protubérance occipitale et de réséquer l’os avec la pince-gouge suivant le tracé de la fig. 166.

Le sinus enflammé est tamponné avec de la gaze stérilisée.

Si, en curettant inconsidérément les caillots du sinus, on vient à atteindre le segment sain, le sang jaillit dans la plaie. Il faut immédiatement tamponner avec une mèche de gaze aseptique, que l’on fixera au besoin avec une pince hémostatique ou bien avec une ligature de soie ; cette ligature sera passée au-dessous du sinus avec une aiguille courbe.

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