I-iG. 366. — Maillet de cuivre rouge
améliorés depuis la vulgarisation des ostéotomes de Maceven. dont le manehe lourd et puissant a été presque généralement adopté pour tous les modèles. Les maillets en cuivre rouge sont excellents, car ils possèdent a la fois la puissance des anciens maillets de iilomb et Télasticité des maillets en bois de gaïae.
Les ciseaux ostéotomes de Maceven, qui sont destinés à sectionner
aux dépens de ses dénier'’ “‘"«a. el, taillée en biseau
ÏECIINIQUE OPÉRATOIRE GÉNÉRALE.
ouvre la voie au n” 3, et ce dernier au n° 3, le plus mince. Dans bien des cas la section de T os peut être faite avec un seul ostéotome.
Maceven a également fait construire un ciseau à extrémité droite et dont le biseau n’occupe qu’une des deux faces. Ce ciseau est destiné à pratiquer l’ostéotomie cunéiforme, et sert à séparer au niveau
Fig. 370.
Ciseau de Lucas- Championnière.
Fig. 371.
Ciseau de Doyen pour la craniectomie
de la section de l’ostéotome le coin osseux dont l’ablation sera nécessaire pour le redressement du membre.
Les ciseaux pour les os sont taillés en biseau sur une de leurs faces seulement; on les construit sur toutes les largeurs, de deux à cinquante millimètres.
Il est nécessaire d’avoir, dans les cas où il s’agit de retrancher des copeaux osseux de petite épaisseur et aA'ec une section très nette, des ciseaux à lame mince et bien affilée (flg- 36 9). Le tranchant de ces instruments est très fragile.
traité de thérapeutique CIIIRI RUICALE.
Lucas-Championnicrc a l'ail conslruirc un osléolomo à large lame (6o millimètres) pour compléter la résection des épipliyses dans Topération de la résection du genou (lig. 870) . Ce t ostéotomc , de Go millimètres complète très bien la série des instruments cpie nous venons de décrire Ciseau à craniectomie. — -bai fait constrnire pour la craniectomie un ciseau spécial, destiné à fissurer rintervallc des trous de fraise et dont f angle actif est émoussé, afin de ne pas pom oir blesser la duremère, tandis que l’angle extérieur se prolonge sous forme d’un doio-t
Lig. 872. — Ostéotomie sous-trochantérienne du fémur.
protecteur, plus épais que le Iranclionl, cl destiné à empêclior la pénétration de 1 instrument dans la profondeur (fig. Sji).
2° Gouges.
Les gouges sont des ciseaux à lame épaisse cl arrondie, dont l’extrémi e, tai ee en biseau aux dépens de sa convexité, est disposée pour creuser une gouttière hémisphérique. Plus l'os est dur et plus la gouge it elle étroite et puissante à la fois. J’ai fait construire en ignîi. pour
tro^e'r °T des os très dL. une
fimètiesIT ‘'"‘r"* -'Ion de 3 mil-
ir lu’ni TT' T~' P"™'™ de- les os éhiir-
nés, quun instrument plus laran oi loUi. ^ .t
sans presque les entamer. * ‘ “PP»'-enee briserait
TECHNIQUE OPÉRATOIRE GÉNÉRALE
J'ai fait construire également par Collin de puissantes gouges
Fig. 373. Fig. 374. — Gouge incurvée Fig. 875. — Gouge étroite
Gouge ordinaire. pour l’évidement osseux. de Doyen pour le crâne.
Fig. 376. — Évidement du tibia; mobilisation avec la gouge du volet osseux taillé avec la fraise et la scie circulaire.
incurvées suivant leur longueur et dont l’emploi est précieux pour l’évidement des os longs à la main et au maillet.
TRAITÉ DE TllÉRAPEETIQEE CHIRURGICALE.
3“ Cisailles.
Les cisailles les plus employées dans la cliirurgie des os sont les
cisailles à doubles lames obliques représentées fig. 377, qui suffisent pour la résection des côtes, du maxillaire supérieur, etc.
J’ai fait construire, pour ébarber dans la craniectomie les irrégula¬
rités du volet osseux, au point qui fait cbarifière, deux cisailles. Tune droite et 1 autre gauebe, à lame mince et acérée. Ces cisailles permettent dobtenir une résection très nette des irrégularités du volet crânien (fig. 278 et 279).
4“ Pinces-gouge.
La pince-gougc cjue je préfère est la piecc-gouge de Nclaloi. à arli- U a ion enetree et à ressort. Le type primitif de Nélaton est mieux
TECHNIQUE OPÉRATOIRE GENERALE
en main que les modèles qu on a voulu lui substituer. La pincegouge de Nélaton se fait droite ou courbe. Les mors ont 8 millimètres
Fig. 879. — Pince-gouge à ressort, de Nélaton.
de largeur. Il faut avoir deux modèles, droit et courbe, à mors plus étroits, de 6 millimètres environ.
5" Pinces emporte-pièce.
Le type de pince emporte-pièce représenté lig. 38o, a été construit spécialement pour la craniectomie. Il permet d’ouvrir dans la voûte
Fig. 38o. — Pince emporte -pièce de Doyen; pour la craniectomie.
crânienne un sillon de 3 mill. de largeur. Lorsque le crâne est très dur, il y a avantage à amorcer la section en entamant avec la scie à curseur la table externe jusqu’au diploé.
6° Curettes.
Les curettes à os sont des curettes fenétrées très puissantes, et de petit
Fig. 38i. — Curette fenétrée de Trélat.
diamètre. Elles servent à l’évidement des os spongieux, des épipbyses ou des foyers diapbysaires d ostéomyélite.
traité de thérapeutique ciururgigai.e.
y" Scies ordinaires.
Les scies à main les ])lns ejiij)lo)écs en chirurgie sont la scie à dos mobile, qui se lait de deux dimensions, el sert pour les résections arti-
Fig. 383. — Scies à dos mobile, à charnière et à glissière.
culaires et même, accessoirement, pour la section des appareils plâtrés, et la scie à tension variable, qui sert particulièrement dans les grandes amputations, où elle est d un maniement plus facile.
Fig. 384. — Scie à lame tournante et à tension variable.
Aous avons^ fait construire par M. Collin deux modèles de scies a main munies d’un curseur gradué qui permet de limiter la saillie des dits de 1 instrument, Tune à lame droite (fig. 887), pour la craniecrachidiei^^^^^ ^ convexe (fig. 887 bis), pour la section des lames
Fig. 385. — Réseclion du genou, ion du fémur avec la scie à dos mobile.
TUÂITÉ DE TIlÉllAPECTIQUE C 11 IIIU |{ G IC A LE.
Fig. 387 cl 387 bis. — Scies à curseur de Doyen, droilc et courbe.
peuvent être remplacés par un des modèles figurés plus haut ou par une pince coupante.
INSTRUMENÏATIOV MÉCANIQUE POUIl LA CHIRURGIE DES OS
L’emploi des scies mécaniques, des perlbraleurs et des fraises, pour la trépanation du crâne, remonte à des temps très anciens.
Ces instruments élaient maniés soit à la main, soit à l'aide de divers appareils rotatifs comme ceux aürihués à Hippocrate et à Andréas à Cruce (Seerig, pl. y 2).
La forme des perforateurs destinés à l'ouverture du crâne était assez variable.
Les mêmes perforateurs furent adaptés au trépan par Andréas à Cruce, Paré (Seerig, pl. 78, fig. 28, 2 4).
On peut juger dans les planches de Seerig de la diversité des types de perforateurs, de fraises, de scies et de couronnes de trépan successivement adoptées par les anciens chirurgiens.
Les scies circulaires ne pouvaient pas être d'un grand secours, puisqu on ne disposait alors que de simples engrenages qui ne pouvalent donner à 1 instrument ni vitesse, ni puissance.
Les peifoiateuis coniques furent abandonnés comme dangereux, es fraises, dune taille défectueuse, ne pouvaient pas entamer l’os d une manière satisfaisante.
avantages des moteurs électriques
npmA t ^ petits moteurs électriques a remis momenta-
les mod'l ^ ^ quelques années, les scies mécaniques, dont
les modales anterieurs étaient pratiquement inapplicables.
Fig. 388. — Moteur électrique, arbre flexible de transmission, manche à inclinaison variable et scie circulaire.
Ces scies éleclriqucs, Lcanconp trop lailjles, ii ont pas eu beaucoup ])lus de succès que les types antérieurs.
Lorsque nous avons étudie cette qu es lion à propos de la cliirurgic du crâne, un fait nous parut de prime abord évident : c’est qu’il était absurde de vouloir employer, pour entamer le crâne, des moteurs do 5 à lo kilogrammètres, c’esUâ dirc très inférieurs à la force d’un homme vigoureux.
Familiarisé depuis notre jeune âge à l’élude pratique de la mécâ-
hbESE?»
Fig. 389. — Arbre do transmission flexible de Doyen, pour les opérations sur les os avec l’instrumentation électrique.
nique, nous avons étudié l'action de divers types de moteurs et nous nous sommes arrêté à la puissance approximative de près de i cheA'al. soit de 60 à 75 kilogrammètres.
Un tel moteur, tournant a 2 5oo tours environ par minute, peut commander dune maniéré satisfaisante une scie de i5 cenliinèlrcs de diamètre et abattre un fémur sans même se ralentir.
N est-il pas de réglé, dans tout atelier de construction mécanique, de disposer d une force motrice très supéiieure à celle que donnerait le calcul pour la commande des diverses machines-outils.
ARBRE DE T R AX S AI I S S lO X FLEXIBLE
Une lacune existait : comment relier à notre moteur les divers instruments que nous avions étudiés.
Les modèles de cordons souples ou transmissions tlexibles qui nous avaient été soumis ou bien n’étaient pas assez résistants, ou ne pouvaient supporter, sans se fausser, une telle vitesse.
JNous avons étudié la question, et imaginé un type nouveau de ransmission flexible, capable de satisfaire toutes les exigences (fig. 388
8“ Scies circulaires.
plusieurs^types^*^^^^^^*^^ emploie pour la chirurgie des os sont de
I” De grandes scies do i5o millimètres, 1 20 millimètres, loomilli-
Résection du genou. Section du tibiî
Sgi traité de TlIÉIlAPEUTIQUi] C IIIR UlUi K] A LE.
mètres, 8o millimèlres cl Go millimètres pour ]a résccliou du genou du coude, du maxillaire inférieur et pour rouvcrlure du canal médui* lairc des os longs dans rosléoméylitc.
2'^ Une petite scie de 35 millimètres, très mince et qui est munie
loG. 3()3. — La môme,
Fig. 392. — Scie de 35 mill. munie d’un galet pour limiter son action
de diamètre. et montée sur un porte-outil.
d un disque numéroté du nombre de millimèlres qui correspond à la sadlie des dents (fig. 3g3) (ces disques portent les numéros 2 à 10).
3" Une scie de 45 millimètres excavée à son centre et à dents alternes, qui doit etre guidée par le porte-scie à rainure verticale et à guide intracrânien représenté fig. 3g 4.
Ces scies, comme les instruments dont la description va suivre, sont actionnées par un moteur électrique d un dcmi-clicval, tournant à la
Fig. 894. Scie de 45 mill. à dents alternes et manche à curseur pour écarter et protéger la dure-mère.
Vitesse de 2 5oo tours à la minute. L arbre flexible de transmission sert a transmettre la force du moteur au porte-outil, qui se trouve enient maintenu par les mains du ebirurgien dans les doux direcis ongitudinale et transversale, grâce au manche à inclinaison variable représenté en action fig. 388.
g" braises et morlaiseuses.
bou!1! mortaiseuscs ((.ic j'ai lail